Togo : Damiba interpellé, écroué puis remis aux autorités burkinabè
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Togo : Damiba interpellé, écroué puis remis aux autorités burkinabè

Les autorités togolaises ont remis, le 17 janvier, Paul-Henri Sandaogo Damiba, au Burkina. Cette extradition fait suite à une demande formelle, transmise le 12 janvier, par la Justice burkinabè.

L'ancien Chef d'Etat burkinabè (janvier à septembre 2022) est poursuivi pour plusieurs infractions graves. Les chefs d'accusation incluent le détournement criminel de deniers publics, l'enrichissement illicite, la corruption. Mais aussi l'incitation à la commission de délits et de crimes, le recel aggravé et le blanchiment de capitaux, indique le communiqué du gouvernement togolais daté du 19 janvier.

Les « autorités compétentes togolaises » ont examiné la régularité de la demande. « Conformément à la procédure en vigueur au Togo en matière d'extradition », Damiba a été interpellé le 16 janvier. En exécution d'un mandat d'arrêt établi en lien avec la demande d'extradition. Il a ensuite été écroué, révèle le communiqué.

Le dossier a alors été transmis à la chambre d'instruction de la cour d'appel de Lomé. Audience publique le même jour,16 janvier, afin d'examiner la demande introduite par le Burkina. Et le verdict est tombé : avis favorable pour l'extradition.

Selon le communiqué, cette décision repose sur plusieurs fondements. Elle s'appuie sur l'offre de réciprocité formulée par les autorités du Burkina, sur les instruments internationaux auxquels le Togo est partie prenante, et les garanties fournies par les autorités burkinabè. Ces garanties concernent le respect de l'intégrité physique et de la dignité de Damiba, le respect de ses droits tout au long de la procédure, en particulier celui à un procès équitable, ainsi que l'absence de la peine de mort.

À la suite de cet avis favorable, Damiba a été effectivement remis aux autorités burkinabè le 17 janvier. Cette remise intervient « dans le strict respect des procédures judiciaires et des engagements internationaux du Togo », précise le ministre togolais de la Justice.

Abraham Touré

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