Annonce . BITUMAGE DE LA ROUTE GUIBA-GARANGO : L’entreprise promet de boucler les travaux dans «un délai raisonnable»

BITUMAGE DE LA ROUTE GUIBA-GARANGO : L’entreprise promet de boucler les travaux dans «un délai raisonnable»
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  • dimanche 15 aot 2021

Le ministre en charge des Infrastructures, Éric Bougouma, des techniciens de son département et une délégation composée du ministre des Transports, de la Sécurité routière et de la Mobilité urbaine, Vincent Dabilgou, du conseiller spécial du président du Faso, Louis Armand Ouali, et d’autorités administratives déconcentrées et communales ont visité, le 13 juillet, le chantier de bitumage de la route Guiba-Garango et d'autres d'infrastructures routières dans la région du Centre. Le taux de réalisation physique des travaux est faible par rapport au temps consommé.

Longue de 72 kilomètres, cet axe relie les régions du Centre-est et du Centre-sud. Les usagers de ce tronçon broient du fait du très mauvais état de la route. Le gouvernement a décidé, avec le soutien de la Banque Islamique de Développement (BID), de bitumer cette route qui traverse les communes émergentes de Garango, de Beguedo et bien d’autres.

Les travaux ont été lancés fin novembre 2019 par le Premier ministre Christophe Dabiré. Mais c’est véritablement en janvier 2020 qu’ils ont débuté avec la signature de l’ordre de service de démarrage. 18 mois après, le taux d’exécution reste faible.

Bougma DabilgouSelon le chef de la mission de suivi et de contrôle des travaux de la route Guiba-Garango, Mahama Tinao, « le taux global d’avancement est de 27,33% pour un délai consommé de 73,33%. Nous avons consommé 18 mois sur les 24 mois». Il impute ce retard essentiellement à la pandémie du Covid-19 qui a ralenti la mobilisation du personnel. Avec la fermeture des frontières et la mesure de mise en quarantaine de la plupart des villes du pays au temps fort de la pandémie, l’entreprise Soroubat a rencontré des difficultés pour convoyer le matériel sur le chantier, confie le chef de la mission de contrôle et de suivi du chantier. « Avec l’avènement du coronavirus, nous avons été confronté à des difficultés. Cette pandémie a eu une incidence sur la venue du personnel et du matériel sur le chantier. Il a été difficile, du côté de l’entreprise, de mobiliser des agents de terrassement et de concassage, y compris le déploiement du personnel d’encadrement et d’exécution. Cela est consécutif à l’impact de la pandémie et s’est répercuté sur le rendement observé sur le site », confie Mahama Tinao.

La date officielle de fin des travaux est janvier 2022. L’entreprise en est consciente, confie-t-on. Soroubat Burkina Faso, commise à la tache, promet de mettre les bouchées doubles pour boucler les travaux dans un délai raisonnable. «Nous avons pris toutes les dispositions nécessaires pour augmenter le rendement », note le DG de Soroubat Burkina, Salem Ramdhane.

Voie urbaineL’entreprise entend mobiliser plus de personnel et de matériel pour faire bouger les lignes. Entre Guiba et Garango, Soroubat a installé une carrière afin de sortir la matière première sur place pour les travaux. Des machines et des concasseurs sont également là pour faire avancer les travaux. « Dans un mois, l’entreprise fera venir un troisième concasseur pour booster la production de la matière première afin d’améliorer le rendement des travaux. D’ici au 10 janvier 2022, ce sera un peu difficile de tout finir. On connaitra un peu de retard. Mais avec la venue de ce concasseur, la production sera intense et les travaux avanceront positivement dans les mois qui suivent, avec notamment des avancées au niveau de l’exécution de la couche de base, de la couche de roulement », affirme M. Tinao.  

« Les travaux vont s’achever bientôt »

Sur le chantier, malgré la saison des pluies, les travaux n’ont pas été suspendus. Ils sont en cours avec des employés ça et là. Les travaux de terrassement avancent avec un taux de réalisation de 71,58%. La pose de la chaussée a également débuté. Le niveau d’avancement sur ce point est de 20,29% selon la mission de suivi et de contrôle des travaux de la route Guiba-Garango. 27 kilomètres de couche de fondation est faite. De même que 14 kilomètres de la couche de base. La couche de roulement, elle, n’est pas encore faite. Les travaux de construction d’un pont sur le fleuve Nakambé sont également en marche. Mais la réalisation de ce pont connaitra une suspension du fait de la saison des pluies. La forte pression de l’eau conduira fort probablment les techniciens à arrêter les travaux pour quelques mois. « Nous sommes en juillet. Nous avons réalisé 19 pieux sur les 24 prévus. Dans la semaine, l’entreprise sera obligée de quitter le nid du fleuve Nakambé du fait de la saison des pluies. Et les travaux ne pourront reprendre au niveau du fleuve qu’à partir d’avril ou mai 2022 », reconnait le chef de la mission de suivi et de contrôle du chantier.

Voie urbaineAu titre des travaux connexes, sur 90 ouvrages attendus, plus de 70 ont été réalisés. Il reste une bonne dizaine d’ouvrages à réaliser dans les jours et mois à venir.

Après avoir parcouru les 72 kilomètres du chantier avec son équipe et des responsables de l’entreprise, le ministre Éric Bougouma reconnait que les travaux de bitumage de la route Guiba-Garango ont connu un retard du fait de la pandémie. C’était un retard à l’allumage. « Actuellement, indique-t-il, les travaux avancent très bien. La saison des pluies n’est pas une raison pour suspendre les travaux. Tout est fin prêt pour que cette route reçoive des travaux de terrassement. Les travaux vont s’achever très bientôt et convenablement. Le Président du Faso a donné de hautes instructions pour que les inspections se fassent régulièrement et à temps pour que les travaux connaissent un achèvement correct. » Leur coût total est de 28 064 146 821 francs CFA. En plus du bitumage de la route, l’entreprise Soroubat doit construire un poste de péage équipé, réaliser 50 kilomètres de pistes rurales, construire 11 000 ml de murs de clôture, planter 11 000 arbres et réaliser sept forages positifs dans le périmètre des travaux.

Autre bonne nouvelle qui ne va pas déplaire aux Burkinabè de la région du Centre-Est. A l’issue de la visite du chantier Guiba-Garango, le ministre Éric Bougouma a confié avoir « instruit l’équipe de contrôle de procéder à une évaluation immédiate du tronçon Garango-Tenkodogo à l’effet de tout arranger. »

Dans la ville de Tenkodogo, le ministère des Infrastructures a d’autres chantiers. Le premier concerne l’élargissement de la route Tenkodogo-Cinkansé. Ces travaux d’élargissement s’étendent sur deux kilomètres avec, comme point de départ, la cathédrale de Tenkodogo. Le second est la réalisation de voiries urbaines en pavés dans la capitale de la région du Centre-Est. Les travaux étaient également en cours au passage du ministre en charge des Infrastructures et du désenclavement le 13 juillet dernier.

Par Ham SANGARE


Publié par : Courrier Confidentiel