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Le Conseil de paix et de sécurité met en garde Djibril Bassolé

Djibrill Bassol1Avant de quitter le Darfour, le Médiateur en chef de l’ONU et de l’Union africaine, Djibrill Bassolé, a été savonné par le Conseil de paix et de sécurité. Il est accusé d’avoir créé le désordre dans le processus de restauration de la paix au Soudan. Le problème était tellement grave que le Conseil a dû taper du poing sur la table lors de sa 271e réunion, tenue, le 8 avril 2011, à Addis-Abeba, en Ethiopie. Selon des sources concordantes, le climat était très tendu dans la salle. Le Conseil n’a pas compris pourquoi, malgré ses multiples interpellations, Djibrill Bassolé a tenu à faire cavalier seul. Brouillant ainsi la feuille de route adoptée de concert avec les chefs d’Etat et de gouvernement, à Abuja, le 29 octobre 2009. Le Conseil en veut également au Médiateur en chef conjoint de n’avoir pas respecté la décision du Forum consultatif sur le Soudan du 6 novembre 2010, «dans laquelle a été adoptée une stratégie à trois voies pour traiter la question du Darfour: les pourparlers de paix de Doha, le processus politique au Darfour ainsi que la relance et le développement rapide». Les cartes étaient donc brouillées et le Conseil, n’en pouvant plus face à l’attitude de Djibrill Bassolé, a fini par tirer la sonnette d’alarme dans un communiqué adressé à toutes les composantes chargées d’œuvrer pour l’instauration de la paix au Darfour. Voici un morceau: «Le Conseil note qu’il a souligné, à maintes reprises, la nécessité pour le Médiateur en chef conjoint de se mettre en étroite relation avec le Groupe de mise en œuvre de haut niveau de l’UA et de cordonner ses efforts et initiatives avec le Groupe, notamment ceux qui peuvent influer sur les autres voies, y compris la prorogation du délai pour l’achèvement du processus de Doha. Le Conseil regrette que cette coordination n’ait pas eu lieu et qu’en conséquence, la coordination et l’harmonisation nécessaires entre le Processus de Doha et le Processus politique sur le Darfour et autres politiques de l’UA n’existent pas encore».

Et ce n’est pas tout. Séance tenante, le Conseil de paix et de sécurité a donné des instructions fermes pour mettre un terme au désordre en cours. Voici un extrait: «Le Conseil demande que la Commission donne des instructions au Médiateur en chef conjoint pour qu’il la consulte, ainsi que le Groupe de mise en œuvre de haut niveau de l’UA, avant de prendre toutes autres décisions, notamment celles relatives à toute prorogation du Processus de paix de Doha. Le Conseil demande en outre que le Médiateur présente un rapport exhaustif sur ses activités et tous autres plans avant le 30 avril 2011». Le Conseil de paix et de sécurité a été clair: «Il est essentiel que le Processus de paix et le Processus politique au Darfour soient accélérés, afin que le processus politique national ne soit pas paralysé, ou que les populations du Darfour ne soient laissées à la traîne dans le processus politique national». Selon le calendrier soudanais, l’indépendance du Sud Soudan était prévue pour le 9 juillet 2011 et une Constitution nationale devait être impérativement adoptée. Il fallait donc éviter toute cacophonie dans le processus de stabilisation du pays. Djibrill Bassolé a donc été fermement mis en garde.

Bien avant, le président du Groupe de haut niveau de l’Union africaine sur le Darfour, Thabo Mebki, avait piqué une grosse colère contre lui. Il l’avait vertement accusé de mener une démarche tout à fait contraire à celle arrêtée de commun accord. Et de mettre en péril les chances de restauration de la paix au Soudan.

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