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Le CSC, trait d’union entre médias et partis politiques

CSC participantsLa campagne électorale pour les législatives et municipales du 2 décembre s’ouvre ce 17 novembre. Dans l’optique d’une couverture médiatique équilibrée de cet événement, le Conseil supérieur de la communication (CSC) a convié, le 8 novembre dernier, les représentants de partis et formations politiques ainsi que les responsables des médias d’Etat à un conclave.

La rencontre était surtout consacrée à l’opération de tirage au sort afin d’établir l’ordre de passage des partis politiques dans les émissions et les pages parrainées par le Conseil supérieur de la communication. Ce n’est pas une première ; le CSC a en effet capitalisé une longue expérience dans la gestion des couvertures médiatiques des élections. Elle s’est ainsi prêté, plusieurs fois, au même exercice dont le dernier en date est la présidentielle de 2010. Cette année cependant, l’institution de régulation des médias a innové. Elle s’est attaché les services d’un spécialiste des TIC pour faire le boulot. La liste des 74 partis et formations politiques est introduite sous forme de base de données dans un logiciel informatique, spécialement conçu pour répondre au principe du hasard. A la fin de l’opération, chacun des partis politiques en lice sait désormais sous quel ordre il devrait passer dans les émissions «5 minutes pour comprendre» à la télévision nationale, «les messages de campagne» à la radio et la télévision nationales, les «programmes croisés» à la télévision nationale, les «pages spéciales» dans le quotidien d’Etat Sidwaya, ainsi que dans le numéro spécial de Sidwaya dont la publication est prévue pour le 27 novembre 2012.

Le principe, la méthode et même la technique de tirage au sort ont mis d’accord tous les représentants de partis politiques. Même si certains ont saisi l’occasion pour déplorer, publiquement, la brièveté du temps qui leur est accordé (deadline fixé au 10 novembre 2012) pour faire parvenir leurs messages de campagne dans les rédactions des médias publics.

damibaLe CSC, avant de passer au tirage au sort, a tenu à reformuler le défi qu’il se doit de relever dans les tous prochains jours : «Comment organiser l’égal accès aux médias publics pour 74, voire 88 partis politiques pour des élections couplées et en si peu de temps ?». Béatrice Damiba ne s’est pas lassée de rappeler aux médias et aux politiques, le principe de pluralisme et d’équilibre de l’information et celui d’équité dans le traitement de l’information électorale. En plus de ces règles d’or dans la couverture de la campagne électorale, les médias d’Etat sont astreints au respect strict d’un principe supplémentaire: celui de l’égal accès de leurs antennes et colonnes à tous les partis politiques.

Comment les médias doivent-ils se comporter pendant la précampagne au Burkina Faso ? La question, cette année encore, a fait polémique. Au Conseil supérieur de la communication, aucune décision n’a été prise dans le sens de dicter une ligne de conduite aux médias publics et privés. Pour la présidente de l’institution, cela tient au fait qu’il n’y a aucune base légale pour le faire, étant entendu que la précampagne n’est pas codifiée au Burkina Faso, comme c’est déjà le cas dans certains pays voisins, à l’image du Bénin, du Niger et du Sénégal. «C’est par une simple recommandation que le CSC a invité les médias à la prudence dans le traitement de l’information pré-électorale, et les responsables politico-administratifs à s’abstenir de la médiatisation des activités pouvant s’apparenter à de la campagne électorale déguisée», a indiqué la présidente du CSC, Béatrice Damiba, avant d’appeler, de tous ses vœux, à la codification très prochaine de la période de précampagne au Burkina.

Paul-Miki ROAMBA

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Le CSC et les élections

La loi du 14 juin 2005, en son article 17, stipule que le CSC, en période électorale, se doit de fixer les règles relatives aux conditions de production, de programmation, de diffusion des émissions et articles liés aux campagnes électorales par les médias nationaux. La même loi insiste sur le respect du principe d’égalité entre les candidats dans les programmes d’information des organes de presse d’Etat. En 15 ans d’existence, le Conseil supérieur de la communication a géré la couverture médiatique de huit scrutins électoraux. Pour les élections législatives et municipales couplées de 2012, le CSC a livré des agréments de couverture médiatique à 113 médias privés et communaux qui devraient se partager une enveloppe financière de 75 millions de francs CFA, en guise de soutien financier et matériel.

PMR

 

ceni

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