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Corruption electoraleDe nombreux candidats ne lésinent pas sur les moyens pour «acheter» la voix des électeurs. Réalisations dans des lieux de cultes, dons d’argent à des groupements de femmes, réfection de hangars de marché. Bref, les pratiques sont multiples et multiformes. Ainsi, dans un marché de Bobo, un hangar occupé par des femmes, et qui était jusque-là en panne, a été très vite réhabilité par un leader politique. Ce dernier les a exhortées à le voter le 2 décembre. Et son message semble avoir été entendu. Les femmes qui ont bénéficié de cette réalisation ne cachent pas leur satisfaction. Mme Sanou en fait partie. «Nous ne voyons aucunement en mal cet acte du candidat. Il a bien fait. D’ailleurs, ils sont combien, les candidats qui pensent à nous ? Et même ceux qui le font, c’est uniquement pendant les campagnes. Après, ils nous oublient totalement. C’est pourquoi nous profitons de ces moments de campagne électorale pour ne pas être tout le temps perdantes», affirme-t-elle. Du coup, le débat s’intensifie dans le groupe. A peine a-t-elle fini de parler qu’une autre femme prend la parole: «Il faut être avec ceux qui sont riches pour mieux en profiter», affirme-t-elle, un léger sourire aux lèvres.

De nombreux Bobolais semblent cautionner les largesses des candidats. Un jeune homme avoue avoir reçu une trentaine de tee-shirts à distribuer à d’autres jeunes de son quartier. Pendant le «porte à porte» effectué par les candidats, «nous ne nous inquiétons plus de l’achat de thé. On nous le procure à flot», affirme Ali, un habitant de Bobo Dioulasso. Et il ajoute que «cela ne pourra pas guider notre choix. Nous voterons celui qui convaincra le mieux». A la question de savoir pourquoi ils acceptent les gadgets qui sont une forme de corruption, voici la réponse de Ali: «Il ne faut rien refuser des hommes politiques, car c’est l’argent du peuple qu’ils gaspillent lors des campagnes. Il faut donc toujours en profiter». Corruption électorale, quand tu nous tiens !

K. B

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