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Nous a-t-on menti ?

Luc Adolphe TiaoL’engagement était tellement fort qu’on croyait qu’il y aurait effectivement sanctions «au plus tard dans le mois d’octobre 2012». Mais jusqu’à présent, rien, absolument rien, n’a été officiellement annoncé. Pourtant, dans les locaux de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat (ASCE), le Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, avait annoncé, devant les caméras, micros et flash, que les sanctions allaient tomber «au plus tard dans le mois d’octobre». Curieusement, jusqu’en fin octobre, il n’y a eu aucune sanction. Le Conseil des ministres du 31 octobre, dans un ton quelque peu laconique, avait pris un autre engagement qui, lui aussi, est resté sans suite. Voici un extrait: «Les dossiers non réglés et n’ayant jusque-là pas connu de suite, d’un montant de quatre milliards deux cent huit millions huit cent quarante huit mille quatre cent cinquante sept (4 208 848 457) francs CFA, feront l’objet de traitement approprié dans les meilleurs délais en vue de prendre les mesures idoines au regard des responsabilités dégagées». Le hic, c’est que les «meilleurs délais» dont parle le Conseil des ministres sont en train de s’éterniser. Plus de deux mois après, les sanctions se font attendre !

Mais il n’y a pas que ça. Le Premier ministre avait aussi instruit l’ASCE de lui fournir, «dans un délai de dix (10) jours, la liste des personnes identifiées dans tous ses rapports comme responsables de fautes lourdes de gestion ou de détournement de deniers publics”. L’ASCE lui a remis la liste. Mais une opacité totale règne sur ce dossier. La liste, tant attendue par les citoyens burkinabè, n’a jamais été publiée, ni par le Premier ministère, ni par l’ASCE. Et même lorsque notre Journal, Courrier confidentiel, après investigation, a réussi à se procurer et a publié cette liste qu’on voulait, coûte que coûte, garder secret comme s’il y avait des micmacs en cours, l’ASCE s’est sentie offusquée. Et le Premier ministère nous regardait d’un mauvais oeil. Tous se demandaient comment nous avons pu obtenir la liste classée top secret. Le Premier ministre avait pourtant promis, dans la première conférence de presse après son investiture, qu’il oeuvrerait pour une transparence absolue dans la gestion des affaires publiques. Mais cette transparence semble avoir reçu du plomb dans l’aile. Si Luc Adolphe Tiao jette un coup d’oeil à son discours prononcé, en septembre 2012, dans les locaux de l’ASCE, il se rendra compte qu’il avait pris un engagement solennel. Il avait dit exactement ceci: sanctions “au plus tard dans le mois d’octobre”. Que s’est-il passé par la suite ? Mystère et boule de gomme. Octobre est passé depuis longtemps !

Sandra JOLY

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Quelles suites ?

Voici d’autres engagements, annoncés, en grande pompe, par le Premier ministre lors de sa visite à l’ASCE, le 14 septembre 2012. Y a-t-il eu des suites appropriées ? En tout cas, il n’y a jamais eu de bilan officiel. Près de quatre mois après...

- Deuxièmement: Toutes les structures qui n’ont pas encore donné suite aux recommandations et aux diverses requêtes de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat (ASCE) contenues dans son rapport 2011,   sont mises en demeure d’y donner la suite requise dans un délai de quinze (15) jours ferme. L’ASCE me rendra compte du respect de ces délais par lesdites structures.

 

- Troisièmement : J’ai transmis à l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat (ASCE), les deux rapports des commissions parlementaires pour approfondir les contrôles et me soumettre ses recommandations appropriées dans les meilleurs délais.

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