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En délibéré pour le 28 juin

SankaraaaaLa Cour de cassation de Ouagadougou, agissant sur requête de la famille de l’ancien président burkinabè, s’est penchée ce jeudi 24 mai 2012 sur la plainte pour ‘’séquestration de Thomas Sankara ou de son corps’’, déposée par la veuve et les deux orphelins. L’audience aura duré moins d’une heure. La requête est mise en délibéré pour le 28 juin prochain.

Après le rendez-vous manqué du 26 avril dernier, pour absence du conseiller-rapporteur général en mission, le dossier portant sur la «plainte pour séquestration de Thomas Sankara» était effectivement au rôle de la Cour de cassation ce 24 mai comme prévu. L’audience a commencé à 9h 03 mn précises avec le rappel historique des grandes dates du dossier depuis son dépôt, le 30 septembre 2002 avec constitution de partie civile, jusqu’au 16 décembre 2007, date à laquelle il a été jugé recevable. Lorsque la parole lui fut donnée, le procureur général a rappelé, droit dans les yeux du parquet, que l’audience est publique, ainsi que le stipule l’article 136 de la Constitution du Burkina Faso. «Tout citoyen, qu’il soit burkinabè ou pas a le droit d’accès à la salle d’audience», a-t-il martelé. Avant de se retourner vers l’assistance pour une mise en garde: «Pas de perturbation ! Cette audience doit être sans passion !». Le procureur se rappelle en effet de l’ambiance qui avait régné le 26 avril dernier au sein de l’assistance lorsqu’il s’était agi de «simple renvoi du dossier suite à l’absence du rapporteur général en mission».

On assistera ensuite à une demi-heure d’audience très calme. Des jeunes en tee-shirt à l’effigie du Président Sankara sont restés droit dans leurs bottes jusqu’à ce que le président prononce la mise en délibéré du pourvoi en cassation pour le 28 juin prochain. Mais avant d’en arriver là, le conseil-rapporteur, puis le procureur général ont fait des réquisitions orales aussi bien sur le fond que la forme du dossier. Il a aussi été fait rappel de la première plainte contre X pour «assassinat et faux en écriture». En rapprochant ce premier dossier à celui qui était au rôle de la Cour de cassation, le procureur fait remarquer à Me Bénéwendé Sankara, représentant la défense de la famille Sankara, que «quelqu’un qui est mort ne peut être séquestré». Le pourvoi en cassation a cependant été jugé recevable et les parties ont repris rendez-vous pour le 28 juin, dans la même salle d’audience.

Paul-Miki ROAMBA

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