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Au secours, … on nous empoisonne !

de-quoi-je-me-meleSelon les statistiques de l’OMS, le paludisme et le VIH/Sida sont les tueurs en série qui font le plus de victimes dans le monde. Le palu, nous le savons depuis l’école primaire, se transmet par une piqûre d’anophèle… A l’école, on nous a aussi dit que les produits issus de l’industrie alimentaire avaient des dates de péremption. Mais surprise, surprise ! Certains vendeurs ne craignent même plus Dieu.

Le pays s’est ouvert ; le libéralisme a pris racine. Les grandes boutiques, les supermarchés, les grands supermarchés ont poussé comme des champignons… Chaque jour que Dieu fait, un nouveau produit fait son entrée dans notre pays, nos villes, nos boutiques, nos superettes et supermarchés. Et donc dans nos paniers, dans notre consommation. Nous consommons ce que la publicité nous « impose ». Nous voulons être au top de la consommation. Au même instant, ceux qui nous ravitaillent en produits alimentaires (conserves, sel, riz, huile, vin et autres boissons alcoolisées,…) cherchent à faire le maximum de profit. On se ravitaille dans les lieux où on peut avoir le maximum de produits, à moindre coût. Les dates de péremption et les origines importent peu… Très pressé de récupérer leurs investissements et faire le maximum de profit, certains commerçants ne font pas analyser leurs produits par le Laboratoire national de santé publique (LNSP). Et cela avec la complicité de nos braves agents chargés du respect des procédures et de la santé des consommateurs. Toujours les mêmes arguments : « En fait… comme c’est un produit beaucoup demandé, par crainte de rupture, il faut que nous fassions d’abord faire entrer le stock et après, nous enverrons des échantillons au LNSP pour analyse. Vous savez hein, ça fait longtemps qu’on est dans le domaine et c’est pas n’importe qui qui vient se ravitailleur chez nous. En cas de découvertes de problèmes par le LNSP, nous pourrons quand même toujours retirer le produit du marché ». En cas d’échec de ce plan A, un plan « B » est mis en branle… C’est quand même avec les «propriétaires» du pays qu’ils traitent là ! Qui va s’amuser à vouloir suivre forcément les règles et perdre son boulot ? On laisse faire donc ! Tant pis pour ce qui concerne la qualité du produit mis à consommation. Concernant les dates de péremption, elles ont été mentionnées sur les emballages par des machines… machines fabriquées par des hommes également. Donc facile de revoir ces dates. Il suffit d’effacer la date réelle de péremption et de la remplacer par une autre… Et qui saura ? Ceux qui prendront le temps de lire les mentions sur les emballages ne s’intéresseront, au pire des cas, qu’aux informations sur les calories… Et c’est l’abus de confiance ! Et si quelqu’un le découvrait un jour, c’est « seulement à la justice » qu’ils seront confrontés. Oui, mon frère, c’est la triste vérité et la triste réalité. N’oublie pas, dans tes prières, de demander à Dieu de te purifier ce que tu consommes.

J’aurais bien aimé ne plus aller dans ces grands magasins et retourner à la source. Déguster de bons plats de benga, de zamnê, de souma, etc. J’aimerais bien, après tout cela, bouffer une belle mangue toute rouge et assaisonner tout cela avec du bon dolo… Mais sais-tu que la gangrène a aussi atteint nos plats locaux ? Afin que ses plats soient prêts à temps et qu’elle se fasse le plein de jetons, tantie utilise, depuis quelques mois, du « carbure ». Il paraît que cela réduit le temps de cuisson du benga, du souma ou du zamnê. Pour ce qui concerne sa sauce arachide tant adulée, elle la prépare avec du « maggi  blanc » ; ce même produit que tonton Boureima utilise pour laver ses vitres… Nopoko, elle, a trouvé la solution pour avoir le maximum de clients, et en fidéliser la majorité : elle enduit tout simplement ses calebasses de dolo de « dissolution » (liquide utilisé pour coller les chambres à air). Beaucoup de clients ressortent de son cabaret en chantant et en criant… Pour ce qui concerne les mangues et autres fruits, avec le carbure, y a plus rien à craindre… En trois jours, tout est mûr !

Tu vois ? Alors, après tout cela, peux-tu toujours dire que tu manges bien ? Que tu es surpris de souffrir d’autant de maladies ? Tu es dans une société de consommation et de recherche du profit; dans une société où la recherche du profit prime sur l’essentiel, sur ta santé. Ouvres donc l’œil, le bon, avant qu’il ne soit trop tard !

Samdpawendé Alain DABILOUGOU

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