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«La Présidence du Faso me doit 157 millions FCFA !»

DSC 8900Et voici l’un des expulsés de Folembray à notre Rédaction. Son nom ? Naami Soufiane. Ce 7 avril, il est «gonflé» de colère. La raison ? La voici : «Depuis octobre 1999, on m’a coupé toute prise en charge. J’ai relancé, à maintes reprises, le chef d’Etat-major particulier de la Présidence, le Général Gilbert Diendéré. Mais jusqu’à présent, je n’ai reçu aucun centime». Pourquoi la Présidence du Faso a-t-elle coupé le robinet financier ? Au cœur de la discorde, une affaire de 3 millions de francs CFA. Mais Naami Soufiane, déporté au Burkina il y a 19 ans, avec 19 autres Algériens dont une femme, a fait ses calculs. «La Présidence me doit beaucoup d’argent». 157 millions de francs CFA !

Courrier confidentiel : On vous croyait en France après les différents verdicts rendus en votre faveur. Que s’est-il passé pour que vous soyez toujours «cloué» au Burkina ?

Naami Soufiane: Depuis 2000, j’ai engagé des procédures judiciaires en France. Et j’ai eu trois fois gain de cause. Mais à chaque verdict, l’administration française faisait appel. Et à chaque appel, la Cour faisait remarquer que le dossier était vide. Dans les différents jugements, il est écrit que l’administration française n’a aucunement apporté la preuve de ses allégations. Elle m’accusait d’être une menace pour la France. Finalement, la Justice m’a donné raison. En 2007, le ministre de l’Intérieur français a signé l’abrogation définitive de mon arrêté d’expulsion. Ce qui signifie que je devrais pouvoir retourner en France. Surtout que mes parents et la majorité de mes frères sont Français. J’avais en outre déposé, me concernant, une demande de naturalisation. Je suis allé en France avec mes parents alors que j’étais encore très jeune. J’y ai fait toutes mes études. Et à vingt ans, j’avais déjà ma propre boutique. Fort de tout cela, j’ai demandé la nationalité française. Et cela ne devrait pas poser problème. J’ai fait une demande de visa de court séjour afin de retourner en France mais jusqu’à présent, je n’ai pas eu gain de cause. Le dossier était pourtant complet. Malgré le fait que j’aie toute ma famille en France, que mes parents soient Français, que nous possédions notre propre demeure et que j’aie une boutique là-bas, sans oublier le fait que mes papiers soient en règle et que les tribunaux français m’aient innocenté, ma demande de visa a été refusée.

Quel argument l’ambassade a-t-elle brandi pour vous refuser le visa ?

Le refus de m’accorder le visa était tel que j’ai porté l’affaire devant les tribunaux français. La Cour a accepté ma requête et a sommé l’administration française de réexaminer ma demande. L’administration avait, dans un premier temps, affirmé qu’elle avait refusé de m’accorder le visa pour raison de sécurité. Elle s’était basée sur un avis de la Direction de la surveillance du territoire (DST), l’actuelle DCRI. Le tribunal lui a fait remarquer que cet argument ne tenait pas car il avait déjà été avancé dès le début de cette affaire mais avait été rejeté car «non fondé» et ne reposant sur aucune preuve. L’administration a donc été condamnée à revoir mon dossier. J’ai ainsi reconstitué les pièces et j’ai déposé un nouveau dossier. Mais à ma grande surprise, ça a été rejeté. Cette fois, le motif du refus a changé. Il n’était plus question de problème de sécurité. L’administration française a affirmé qu’elle n’était pas sûre que je quitte le territoire français et l’espace Shengen après l’expiration de mon visa. Il s’agit là d’une fausse excuse, un procès d’intention à mon encontre.

Vous êtes donc au Burkina depuis 19 ans. De façon concrète, que faites-vous ?

Pendant les premières années, j’étais pris en charge comme tous les autres membres du groupe. Nous étions une vingtaine. Notre logement était payé; nous disposions d’un personnel de maison (un cuisinier et un gardien); les factures d’eau et d’électricité étaient prises en charge; pour les aspects médicaux, nous dépendions de l’infirmerie de la Présidence; nous recevions aussi 400 000 FCFA en espèces chaque fin de mois. Mais il y a un problème. Me concernant particulièrement, je ne suis plus pris en charge depuis octobre 1999.

Pour quelles raisons ?

En 1999, j’avais 29 ans. Cela faisait cinq ans que nous avions été expulsés de la France. Je me suis rendu compte que notre situation n’allait pas se régler du jour au lendemain. En effet, pendant les premiers jours de notre arrivée, les autorités burkinabè qui nous ont accueillis, nous avaient affirmé que nous n’étions là juste pour quelques mois. Cinq ans après, je me suis dit qu’il était nécessaire que je me trouve une activité en attendant le dénouement de notre situation. J’ai donc pensé à lancer un petit commerce au lieu de passer toute ma journée à ne rien faire, pour ne pas dire à dormir dans la climatisation, tous frais payés, et recevoir, chaque mois, 400 000 FCFA comme si j’étais un retraité. J’étais le plus jeune du groupe et jusqu’aujourd’hui, je pense que j’avais pris la bonne résolution. Quelqu’un qui n’a pas la trentaine ne peut pas passer toutes ses journées à ne rien faire, même si tout est payé. J’ai soumis l’idée, dans un premier temps, à notre doyen, Me Ahmed Simozrag, qui n’y a trouvé aucun inconvénient. J’ai ensuite soumis l’idée au chef d’Etat-major particulier de la Présidence du Faso, le Général Gilbert Diendéré. C’est lui, notre interlocuteur à la Présidence. Je précise que depuis notre arrivée, c’est la Présidence du Faso qui s’occupe de notre prise en charge. Quand je lui ai exposé ma préoccupation, il a bien apprécié. Il a trouvé l’idée très bonne et m’a encouragé. Il m’a même demandé dans quel domaine je voulais me lancer. Je lui ai dit qu’en France, j’exerçais dans le domaine des pièces détachées des véhicules automobiles. Il m’a prodigué des conseils et m’a indiqué le parc automobile de l’Etat, situé à Gounghin. Il m’a dit d’aller voir s’ils ont besoin de pièces et si je pouvais leur en fournir. J’étais donc très content que l’idée plaise à tout le monde. Il m’a encore donné rendez-vous afin que nous puissions examiner les contours de mon projet. Et comme chaque fin de mois, nous recevions chacun 400 000 FCFA, j’ai demandé qu’on me fasse une avance afin que je puisse me lancer dans la nouvelle activité.

Combien de francs avez-vous demandé ?

Je n’ai pas donné de montant précis. Le chef d’Etat-major particulier de la Présidence m’a dit qu’il verrait comment arranger tout cela. Il m’a donné rendez-vous un samedi. Et quand je suis arrivé, il m’a reçu et après les salutations d’usage, il m’a aussitôt tendu une enveloppe. Cela m’a surpris. Je pensais que nous aurions au préalable discuté, de façon plus détaillée, sur le projet. Dans l’enveloppe, il y avait 5000 dollars (3 millions FCFA). Sur place, je lui ai fait remarquer que ce n’était pas suffisant pour lancer une activité de vente de pièces détachées. Il y a les frais d’établissement de la société par un notaire, les frais du local qui va abriter la société, les aménagements et le stock de pièces détachées, etc. Pour le local, on demande souvent une année d’avance. Il m’a répondu que c’était juste une partie du montant afin de me permettre de commencer le plus rapidement possible. Je me suis dit alors que c’était bien vu. Il m’a ainsi fait signer une décharge.

Que dit cette décharge ?

Je ne me souviens plus des termes exacts. Mais le texte tenait en deux ou trois phrases qui précisaient, si je ne me trompe pas, que je ne dépendais plus de la Présidence pour les frais médicaux et le logement. Je n’y voyais aucun inconvénient. J’étais sur le point de me marier et j’avais déjà trouvé une maison ailleurs. Je n’entendais pas emmener ma femme dans un logement qui ne m’appartenait pas et où logeait l’un de mes co-expulsés. Sur-le-champ, je n’ai perçu aucun problème, surtout que le chef d’Etat-major particulier de la Présidence m’avait rassuré de son soutien. Je précise que je n’ai pas reçu de copie de cette décharge. Et ce n’est pas évident que quatorze ans après, je me souvienne exactement du contenu de cette décharge qui comportait trois ou quatre phrases anodines.

Vous avez donc finalement accepté les trois millions de francs CFA…

Oui. Mais en sortant de son bureau, je n’avais pas le cœur tranquille. Je suis donc immédiatement allé voir notre doyen, Me Simozrag, qui est par ailleurs avocat. J’avais prévu, le jour de la finalisation du dossier relatif à l’avance, de venir avec lui afin qu’il soit mon témoin et mon conseiller. Mais comme j’ai été un peu pris de cours, je suis allé le voir et, 30 mn après, nous étions de retour à la Présidence. Cependant, à notre grande surprise, les soldats postés à l’entrée nous ont dit que leur chef était sorti.

Que s’est-il passé par la suite ?

Jusqu’aujourd’hui, je n’ai plus revu le chef d’Etat-major particulier de la Présidence. Les trois millions sont restés chez Me Simozrag pendant plus de six mois. J’avais voulu qu’il y ait une rencontre avec le Général Gilbert Diendéré à laquelle serait présent Me Simozrag. Mais toutes mes demandes d’audience sont restées sans suite. Six mois après, j’ai récupéré les trois millions et je me suis lancé, comme prévu, dans la vente de pièces détachées.

Il semble que votre nouvelle activité a bien marché…

A l’époque, l’activité était très porteuse au regard du marché au Burkina et surtout de la relation d’affaires que j’ai tissée avec une société basée en Belgique. C’est une grande société qui fournissait des pièces détachées de haute qualité, à des prix défiant toute concurrence. Malheureusement, un petit capital de trois millions ne pouvait pas suivre l’exigence du volume de travail exigé par cette société. Une année après, j’ai été obligé d’abandonner ma boutique. Mais j’ai passé le contact à un ami vendeur de pièces détachées qui fait aujourd’hui de bonnes affaires.

Et vous êtes resté sans activité ?

J’ai commencé la vente de pièces détachées en 2000. Mais j’ai dû arrêter cette activité en 2001. Par la suite, j’ai été recruté comme cadre commercial dans une grande société de la place. Mais depuis 2011, je peux dire que je vivote vraiment, pour ne pas dire que je survie. Ma famille m’a beaucoup soutenu; elle est allée jusqu’à vendre des biens pour faire face aux frais de mes avocats en France, pendant une dizaine d’années de procédure.

Vous n’avez donc plus jamais été pris en charge par la Présidence du Faso ?

Depuis octobre 1999, on m’a coupé toute prise en charge. J’ai relancé, à maintes reprises, le chef d’Etat-major particulier de la Présidence. Mais jusqu’à présent, je n’ai reçu aucun centime.

L’avance devait couvrir une période bien précise, non ?

C’est d’ailleurs pour cela que c’est une avance. Peut-être qu’il y a eu un malentendu. Certains diront le contraire. J’ai entendu par exemple qu’on se sucrait sur notre dos. Je n’ai pas de preuve, donc je n’accuse personne. Etant donné qu’il s’agit d’une avance, après avoir épongé les trois millions, la Présidence devait reprendre normalement ma prise en charge. Chacun bénéficiait d’une prise en charge totale d’un million FCFA par mois. Logement: 300 000 FCFA, factures d’eau et d’électricité: 150 000; deux employés de maison: 100 000 ; frais médicaux: 50 000; numéraire: 400 000 FCFA. Sans oublier la prise en charge des voyages de nos parents comme cela a été promis au début par les hautes autorités du Burkina Faso. Donc, trois mois après, je devais encore bénéficier de la prise en charge, les trois mois correspondant aux trois millions que j’ai pris comme avance. Mais jusqu’aujourd’hui, je ne suis plus pris en charge. Cela fait maintenant 160 mois. Et si je fais les calculs, ça fait, grosso modo, 160 millions FCFA. Si l’on extrait les trois millions que j’ai pris comme avance, ça fait 157 millions FCFA!

En clair, la Présidence du Faso vous doit 157 millions ?

On peut le dire au regard de la réalité des faits. Sur les vingt personnes déportées, nous sommes actuellement six au Burkina. Et les six sont toujours pris en charge, à l’exception de moi, depuis octobre 1999. Etre pris en charge, dans notre cas, c’est le logement, les factures ONEA et SONABEL, la réparation et l’entretien de la maison, un personnel de maison, une prise en charge médicale et 400 000 FCFA par mois. Même si je ne considère que les 400 000 FCFA, et que je fais les calculs (400 000 X160 auquel on soustrait les 3 000 000 FCFA perçus comme avance), cela fait 61 millions FCFA. On peut donc dire que la Présidence me doit beaucoup d’argent. Elle me le doit, non pas parce que je lui ai fourni une prestation de services mais plutôt au regard de notre situation humanitaire. Au regard aussi du fait que le reste du groupe est toujours pris en charge. S’il n’y a ni haine, ni animosité, ni méchanceté contre moi, je ne vois pas de raison qu’on me coupe cette prise en charge. Nous étions avec nos familles en France et voilà que sans raison valable, cette dernière nous a déportés dans un pays que nous ne connaissions pas. Nous n’avions aucune attache familiale au Burkina. Même si, aujourd’hui, nous avons, pour certains, des femmes et des enfants burkinabè. Nous sommes donc reconnaissants au peuple burkinabè. Au regard de cette situation, je ne vois pas comment quelqu’un qui a un cœur puisse encore nous mettre dans des problèmes. Et même s’il se trouvait que j’avais fait un mauvais choix en demandant une avance, les autorités devaient attirer mon attention sur cela en me disant que ce n’est pas dans mon intérêt. Quel mal y a-t-il, en réalité, de la part d’un jeune qui demande à faire une activité commerciale ?

D’où proviennent exactement les fonds qui servent de prise en charge aux personnes déportées au Burkina ? De la France ou du Trésor public burkinabè ?

Voulez-vous une réponse documentée ou une opinion ?

Les deux.

Je ne peux donner que mon opinion. Car personne ne sait d’où proviennent ces fonds. Mais je pense qu’on n’a pas besoin d’être un expert en géopolitique pour dire que c’est certainement la France qui, de façon directe ou indirecte, paye cette prise en charge.

Depuis que vous êtes au Burkina, il n’y a jamais eu de rencontre au cours de laquelle la question a été évoquée ? Ni l’origine des fonds, ni leur mode de gestion ?

Jamais. Nous sommes arrivés à bord d’un avion spécial, escortés par une cinquantaine de policiers. Nous avons refusé, à notre arrivée, de descendre de l’avion. Les autorités burkinabè nous ont ensuite suppliés de descendre. Nous avons alors formé une délégation de cinq personnes pour les rencontrer. Les autres sont restés dans l’avion. Il y a eu plusieurs allers-retours entre les autorités et le reste des expulsés. C’est lorsque nous avons obtenu des promesses fermes et des garanties concernant surtout le court délai de notre séjour au Burkina, que nous avons accepté de descendre: il s’agissait de notre prise en charge, de celle de nos familles et proches qui viendraient nous rendre visite. Quelques rares fois, les familles de quelques déportés ont été prises en charge pendant une certaine période. Mais cette promesse a été vite oubliée. Bref, au regard de notre situation humanitaire dramatique, je pense qu’on ne doit pas traiter notre problème comme les autres problèmes. Nous ne sommes ni des réfugiés, ni des politiciens déchus, mais plutôt des gens innocents à qui on a appliqué le droit de la force et pas la force du droit. Le Burkina ne doit pas être complice de cette tragique mascarade. Nous n’avons jamais demandé à venir dans ce pays. Selon les informations que nous avons reçues, plusieurs Etats ont été sollicités pour nous accueillir, mais ils ont tous refusé, à l’exception du Burkina Faso. Non pas parce qu’ils ne voulaient pas nous voir chez eux, mais plutôt parce qu’ils ne voulaient pas entériner une injustice. Une injustice flagrante de Charles Pasqua, le ministre français de l’Intérieur de l’époque.

Face à cette situation, qu’avez-vous envie de dire aux premiers responsables du pays, notamment le président du Faso ?

C’est ce qui m’a d’ailleurs guidé à venir dans votre honorable journal pour demander à m’exprimer. Je souhaite attirer l’attention du président du Faso sur certains points. Depuis 19 ans que nous sommes au Burkina, nous le connaissons à travers ses actions, à travers ce que nous lisons dans la presse. Nous avons aussi vu, depuis 19 ans, l’évolution du pays. Je connais la valeur du Président Compaoré. Franchement, je doute qu’il soit au courant de notre situation dans les détails. Nous le remercions pour l’accueil et le traitement dont nous avons bénéficié. Mais je précise que le fait que le Burkina ait reçu l’avion contenant les vingt Algériens expulsés de France, montre qu’il a une part de responsabilité dans la dramatique situation humanitaire que nous vivons. Certains ont laissé leurs enfants et leurs femmes en France. 19 ans après, ils continuent de souffrir le martyre. Le hic, c’est qu’ils n’ont été poursuivis pour quoi que se soit. Les accusations portées contre nous en France se sont avérées infondées. Aujourd’hui, les autorités burkinabè, le président du Faso en tête, devraient rappeler aux autorités françaises la situation des Algériens déportés de France en 1994 et qui sont toujours au Burkina Faso. Surtout que quelques-uns d’entre nous, qui ont entamé des démarches auprès des tribunaux français, ont été blanchis. En outre, me concernant particulièrement, je souhaite que le président du Faso convainque les autorités consulaires françaises de m’accorder ne serait-ce qu’un visa de court séjour pour que je puisse rejoindre mes parents et mes proches et trouver, par la même occasion, une solution à ma situation administrative et matérielle. A défaut de cela, qu’il demande aux responsables chargés de notre dossier à la Présidence, de revoir mon cas concernant les 160 mois au cours desquels je n’ai pas bénéficié de la prise en charge. Même s’il y a eu des incompréhensions, je devrais bénéficier de la même prise en charge que les autres personnes déportées. Pourquoi continue-t-on de prendre en charge les autres et pas moi ? Qui décide de prendre en charge telle personne et de ne pas le faire pour telle autre ? Sur quel critère le fait-il ? Je rappelle que plusieurs de nos co-déportés ont, eux aussi, déjà pris des avances. Ils voulaient soit quitter le Burkina, soit se lancer des activités commerciales. Mais face à l’échec de leur tentative de quitter le pays ou la faillite de leur commerce, ils ont été réintégrés dans le groupe et leur prise en charge rétablie jusqu’aujourd’hui. Pourquoi donc ces deux poids deux mesures ? On ne m’a jamais appelé pour me donner une quelconque explication par rapport à cela. Je voudrais enfin dire que je tiens à retourner en France. Pas pour vivre là-bas, mais parce que c’est mon droit. Il y a eu de fausses accusations contre moi. Les tribunaux m’ont donné raison. Donc c’est mon droit de retourner en France. C’est là-bas que j’étais. Ma famille y est. Mes amis y sont. De même que ma boutique, donc mon commerce. Si ici, je ne suis pas pris en charge, qu’on me permette alors d’aller voir mes parents et de reprendre mes activités en France.

Propos recueillis par Hervé D’AFRICK

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