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Bernadette, 28 ans, abattue par un militaire du RSP

maoQui l’aurait cru ? La scène s’est déroulée vite, très vite, et sans regret apparent. Au point qu’on se demandait si le meurtrier, le Caporal Alphonse Lompo du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) jouissait de toutes ses facultés mentales. Et pourtant ! Selon des témoignages concordants, il a tiré, à l’aide d’une kalachnikov, trois balles sur son ex-copine, Bernadette Tiendrebéogo, dont deux en pleine tête. C’était dans la nuit du 9 au 10 mars. Témoignage de l’un des frères de la victime, Jean François Tiendrébéogo: «Il y a deux ans, notre père avait interdit à ce militaire de mettre les pieds dans la cour familiale. Auparavant, il lui avait demandé, s’il était intéressé par la fille, de venir se présenter officiellement à la famille, mais il a fuit. Hier, quand je suis sorti, il était sur sa moto. Bernadette est alors rentrée dans la cour. Notre père est ensuite sorti dire au militaire qu’il ne voulait plus le voir ici. Il a démarré sa moto et il est parti. Je suis ensuite allé me laver. J’avais à peine fini de me doucher que ma femme m’a appelé pour me dire que le militaire était revenu avec une arme et qu’il s’apprêtait à tirer. Quand Bernadette l’a vu, elle s’est immédiatement réfugiée dans la chambre de papa et elle s’est enfermée. Il a tiré sur la porte. Elle a été touchée par la balle. Il est ensuite rentré et a tiré deux balles sur sa tête». Et les rideaux sont tombés. Bernadette est morte. Le présumé meurtrier, qui avait pris la poudre d’escampette, a été arrêté, le 10 mars, par les forces de sécurité.

L’année dernière, un militaire avait froidement abattu, à l’aide d’une arme à feu, sa fille de ménage dans le quartier Karpala, à Ouagadougou. En 2011, le gérant du maquis Freedom avait, lui, reçu une balle en pleine cuisse. Là aussi, l’auteur du tir était un militaire du Régiment de sécurité présidentielle.

Sandra JOLY

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