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Moi, Président ?

DiendrConfusion et incertitude au sein du CDP. Certains hauts responsables du parti se posent de nombreuses questions. Ils spéculent, à n’en point finir, mais à voix basse, sur celui qui pourrait succéder à Blaise Compaoré en 2015, au cas où ce dernier décidait de ne pas tordre le cou à la Constitution. Et voilà que le nom du chef d’Etat-major particulier de la Présidence est jeté dans l’opinion, comme un cheveu dans la soupe. Le Général de Division Gilbert Diendéré serait-il la personne adéquate pour remplacer Blaise Compaoré ? Selon certains de ses proches, il aurait été surpris de voir son nom dans des journaux de la place. «On a voulu intentionnellement lui couper les ailes. Si Compaoré voulait effectivement faire de lui son dauphin, c’est foutu ! Le moment est très mal choisi pour dévoiler cela», affirme-t-on catégorique. Et on n’hésite pas à ajouter que «ce type d’information pourrait provenir de ceux qui redoutent son ascension. Si, en effet, cette option est retenue par le Président Compaoré, cela freinera, à coup sûr, la montée de son frère François». Or, visiblement, François Compaoré guette, lui-aussi, le fauteuil présidentiel. «Qui sait ? Peut-être que c’est une stratégie pour couper les ailes du Général», affirme un cadre du CDP. Selon certains analystes, ce dernier, bien que n’ayant aucun poids politique, pourrait «troquer» sa tunique militaire contre celle de civil afin d’être candidat en 2015. Il partage tellement de secrets avec le Président Compaoré ! Un capital de confiance aussi. Au point d’être resté, jusque-là, «indéboulonnable» de son poste de chef d’Etat-major particulier de la Présidence. En 2011, explique Jeune Afrique, «après les violentes mutineries qui ont enflammé la quasi-totalité des casernes du pays, l'ensemble de la chaîne de commandement de l'armée a été renouvelé. À une exception près: le général Diendéré. Le RSP s'était pourtant rebellé lui aussi, à l'intérieur même du palais présidentiel. «N'importe quel autre officier aurait été viré», croit savoir un officier de réserve». Le Général se présente donc, aux yeux de certains, comme la personne adéquate pour protéger les arrières de Compaoré au cas où ce dernier venait à quitter le pouvoir. Mais pourra-t-il vraiment s’imposer dans l’arène politique ? Pas si sûr. A moins qu’il ne passe par d’autres méthodes. Bref, certaines sources proches de l’intéressé affirment «qu’il s’agit peut-être d’une balle de sonde lancée par Blaise Compaoré pour jauger l’opinion». Mais la pilule a du mal à passer.

Sandra JOLY

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