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Lettre à l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire au Burkina Faso

Lettre de proObjet : Information et protestation

Excellence Monsieur l’Ambassadeur,

Nous venons par la présente vous informer de la persistance d’une pratique malveillante instaurée au poste de police de la Léraba: localité frontalière entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Il a été instauré un système de racket immonde des voyageurs non Ivoiriens se rendant ou quittant la Côte d’Ivoire. Cette attitude malsaine est organisée et planifiée par les agents de police de la Côte d’Ivoire en poste à la Léraba dans une impunité totale. Nous avons été victime et témoin de cette pratique les 06 et 21 janvier 2013. Dans le cadre d’un séjour de deux (02) semaines en Côte d’Ivoire, nous avions emprunté le 06 janvier 2013 à 6 heures, un autocar de la société de transport TCV, immatriculé 10 NN 9324 BF, à Bobo Dioulasso en partance pour la ville de Bouaké en Côte d’Ivoire. A 9h15mn, nous fîmes notre entrée en territoire ivoirien avec un arrêt au poste de police de la Léraba pour nous soumettre aux contrôles légaux en vigueur. A notre descente de l’autocar, toutes les pièces d’identité sont récupérées par un agent de police qui les remet à deux (02) autres policiers assis au poste. Pour les modalités de contrôle, deux groupes sont constitués par les passagers. Le premier groupe auquel nous appartenions fut composé essentiellement de Burkinabè disposant de la carte nationale d’identité burkinabè ou de la carte consulaire, le second groupe d’Ivoiriens, et dans une certaine mesure de non Ivoiriens disposant d’un passeport. Ce dernier groupe est conduit à deux (02) mètres du poste de police principal sous une paillote où sont installés des policiers pour les exigences du contrôle. Pendant ce temps, le premier groupe resté devant le poste de police principal est soumis à un appel pour vérification d’identité. Chaque membre de ce groupe est sommé de remettre une somme de mille (1 000) francs CFA avant d’entrer en possession de sa pièce d’identité. Le montant fixé est obligatoire et non négociable. Chose encore anormale, une fois le butin récolté, aucun passager ne reçoit une quittance ou un document qui atteste qu’il a versé mille (1000) francs CFA au Trésor ivoirien.

Quant au deuxième groupe, le passage au poste de police de la Léraba lui est gracieusement accordé : sans verser un kopeck. Le même scénario se répéta le 21 janvier 2013 à 14h30mn au même poste de police, à la fin de notre séjour en territoire ivoirien et toujours à bord d’un car de transport TCV immatriculé 10 NN 8832 BF.

La Convergence citoyenne et panafricaine dénonce ces manquements graves et proteste contre ce racket organisé et planifié. De telles pratiques contraires aux lois en vigueur dans le domaine de la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace UEMOA et CEDEAO sapent le travail remarquable abattu par le Président Alassane Dramane Ouattara dans sa lutte implacable contre ce fléau.

La CCP interpelle les autorités ivoiriennes sur ces manquements et les invite à trouver des solutions appropriées à cette situation.

 

Dans l’espoir que des dispositions seront prises pour mettre fin à cette pratique malsaine, veuillez agréer, Excellence Monsieur l’Ambassadeur, l’expression de nos sentiments distingués.

Ouagadougou, le 13 février 2013

Pour la Convergence citoyenne et panafricaine (CCP),

SO Ousmane

Le Président

 

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