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Du rififi autour du «gombo» des élections couplées

Conseil dEtattLes élections couplées du 2 décembre 2012 sont passées, mais il y a un problème au Conseil d’Etat. Une sorte de crise divise les magistrats et le personnel d’appui. Les non-magistrats ne sont pas du tout contents de la clé de répartition de l’enveloppe financière mise à la disposition de l’institution, et affectée à la prise en charge des agents pour les différentes tâches qui leur étaient dévolues, dans le cadre des élections municipales du 2 décembre. Les mécontents, à en croire certains d’entre eux, qui ont bien voulu se confier à Courrier confidentiel, reprochent aux magistrats de s’être taillés «la part du lion». Ils ont avancé des chiffres précis pour montrer l’écart dans la répartition de l’enveloppe débloquée par le ministère de l’Economie et des Finances. Ainsi, sur une période de 90 jours (3 mois) allant du 10 octobre 2012 au 10 janvier 2013, les prises en charge auraient été de 2000 F CFA par jour pour les agents des catégories D et E ; 3000 FCFA pour ceux des catégories B et C , 5000 FCFA pour les agents de la catégorie A. Enfin, et c’est là où le bât blesse, 20 000 F CFA par jours, et sur 90 jours pour les magistrats. «C’est de l’injustice dans une institution de justice !», ont indiqué, presqu’en chœur, les agents du Conseil d’Etat que nous avons rencontrés le 7 janvier. Mais comment ces écarts ont-ils été justifiés ? «Ils nous ont dit que c’était en application des textes, et ces textes en question, on n’a jamais pu nous les montrer», ont répondu les représentants d’agents mécontents, concernant la minceur de leur enveloppe.

En cette matinée de lundi, nous avons fait le constat d’une ambiance quelque peu délétère dans l’enceinte du Conseil d’Etat. Ça murmurait, ça bourdonnait, mais personne n’osait, solitairement, hausser le ton. Un vent de boycott, sur fond de protestation, avait soufflé sur la deuxième tranche de ces perdiems à problèmes, selon nos informateurs qui précisent toutefois que la majorité des agents étaient déjà «passés voir le DAF», à la date du 7 janvier.

A côté du personnel d’appui administratif, les greffiers seraient, eux aussi, mécontents des montants qui leur sont destinés, et auraient même boudé la comptabilité du Conseil d’Etat, en tout cas jusqu’à la date du 7 janvier 2013.

Et ce n’est pas tout : il y a du bruit autour des émoluments d’une douzaine d’agents du Conseil d’Etat qui auraient été recrutés pour compléter un effectif de 80 opérateurs de saisie, toujours dans le cadre des élections couplées du 2 décembre. Ces agents, à en croire leur porte-parole, n’auraient jamais été payés pour cette tâche supplémentaire. Pour la simple raison, et cela leur aurait été dit après boulot abattu, qu’il n’est pas question qu’ils fassent l’objet d’une double réquisition.

Cette atmosphère renfrognée, selon plusieurs sources, n’est pas de nature à encourager les dévouements au Conseil d’Etat. Ils en veulent vertement à leurs supérieurs de n’avoir pas défendu leur cause en haut lieu, et envient leurs collègues du Conseil constitutionnel, qui auraient eu meilleurs traitements à la clôture des élections couplées du 2 décembre 2012.

Paul-Miki ROAMBA

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