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Après la fièvre électorale ?

Proces des militLes militaires radiés de l’armée, en juillet et décembre 2011, se posent d’énormes questions. Certains d’entre eux, au nombre de 346 (et non 246 comme nous l’avons écrit dans notre précédente édition), devront passer devant le Tribunal militaire afin d’être jugés. On croyait que le déclic avait été donné le 27 novembre avec le procès de cinq ex-militaires accusés de vol qualifié, d’association de malfaiteurs, de détention illégale d’armes et de munitions de guerre, de complicité de vol qualifié... Ils avaient écopé de peines allant de 5 à 10 ans de prison fermes. Selon le commissaire du gouvernement, Sita Sangaré, ces militaires ont pillé des armes dans les magasins de l’armée et les ont utilisées pour commettre des actes indignes. Après ce procès, le Tribunal avait prévu dans son agenda, celui des 346 militaires. Mais finalement, le calendrier a été revu, “à cause des élections législatives et municipales du 2 décembre”, confie une source proche du dossier. En clair, on craignait que cette “affaire brûlante” perturbe les élections.

Mais au-delà des risques que cela représentait pour la tenue du scrutin, le “dossier des mutins de 2011” est redouté par certains hauts responsables de l’armée (Voir “L’affaire qui dérange” dans CC N°23 du 10 décembre 2012). Certains militaires, convaincus qu’ils n’ont rien à perdre, ont décidé de faire des révélations fracassantes. Et c’est peut-être ce qui retarde aussi la programmation effective du procès. Le dossier sera-t-il inscrit au rôle du Tribunal militaire pendant ce mois de janvier ? Question à multiples inconnues. Les militaires concernés sont, pour la plupart, détenus à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) et à la Maison d’arrêt et de correction de l’armée (MACA). Au total, 566 soldats avaient été radiés des effectifs de l’armée le 7 juillet 2011. Et 60 le 15 décembre 2011 (Voir CC N°1 du 10 janvier 2012)

Sandra JOLY  

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