ABONNEMENT EN LIGNE. Accédez à l'ensemble des articles publiés pendant la période de votre abonnement et à toutes les éditions publiées depuis 2012. Pour vous abonner, contacter notre Service clientèle: (00226) 25 411 861, (00226) 71 13 15 14 ou (00226) 72 50 2222. E-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

La tension monte !

MercenaireIls sont de plus en plus mécontents. L’un d’entre eux, qui dit avoir fait partie du premier contingent de «mercenaires» burkinabè en Côte d’Ivoire, s’est rendu, récemment, à notre Rédaction, et a souhaité attirer l’attention de l’opinion publique sur «cette affaire qui risque d’exploser». Il dit avoir été recruté, avec 15 autres personnes, par des Burkinabè qui travaillaient pour le compte d’Alassane Ouattara et de Guillaume Soro. Objectif: effectuer une «mission spéciale» en Côte d’Ivoire afin de déloger Laurent Gbagbo du palais présidentiel.

«Au début, ils voulaient 45 anciens militaires; mais finalement, nous étions 16, dans le premier groupe de mercenaires burkinabè, à aller combattre contre les forces pro-Gbagbo». Avant le départ, dit-il, un accord avait été trouvé. «Ils devaient nous payer 10 millions de francs CFA par mois : cinq millions comme avance et les cinq autres millions à la fin du mois». Marché conclu ! Et les voilà en route pour la Côte d’Ivoire. Mais avant, «nous avons tenu, dit-il, à clarifier, avec les envoyés de Ouattara et de Soro, un point capital. Comme la mission n’a pas lieu au Burkina, et si, au regard des réalités du terrain, elle allait au-delà de la période prévue ? Ils nous ont répondu que si la mission allait au-delà d’un mois, un nouveau contrat serait automatiquement en vigueur, avec le même montant que celui convenu pour le premier mois».

Et voilà que la mission s’est effectivement prolongée. «Notre mission, affirme l’ex-mercenaire, a duré du 1er janvier au 15 février 2011. Nous nous attendions donc à cinq millions de francs CFA supplémentaires, en plus donc des cinq autres millions qu’ils nous devaient en fin janvier». Mais une fois de retour au Burkina, «ils nous ont complètement oubliés. Même avant de retourner dans notre pays, nous avons exigé en vain d’être payés». Et c’est là que la tension a commencé à monter. «Nous avons menacé de brûler les véhicules de l’un des envoyés du camp Ouattara, présent à Ouagadougou. Aussitôt, il nous a donné rendez-vous et a remis à chacun des seize mercenaires, un million de franc CFA le 21 février 2011 et un autre million le 25 février de la même année». Actuellement, «ils nous doivent, chacun, 8 millions FCFA. S’ils ne règlent pas cette somme, nous prendrons nos responsabilités», a-t-il conclu, visiblement très mécontent.

Il a promis de faire de grands déballages si le problème n’est pas réglé dans les meilleurs délais. Mais déjà, il confie que les deux autres contingents de «mercenaires burkinabè» qui ont combattu en Côte d’Ivoire, exigent aussi d’être payés. Eux avaient été directement recrutés, à Ouagadougou, par des chefs militaires ivoiriens, «envoyés par le camp Ouattara».

Sandra JOLY

Aller au haut
X

Right Click

No right click