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Voici les sanctions !

DSCF0027Les sanctions concernant les policiers qui ont comparu en conseil de discipline extraordinaire du 5 au 19 novembre seront bientôt rendues officielles. Selon des sources dignes de foi, 18 dossiers sur un total de 29 ont été examinés. Les 11 autres ont été renvoyés à la prochaine session. Le verdict provisoire qui devrait être entériné, selon nos sources, par le ministre de la Sécurité qui signera à cet effet un arrêté, est le suivant: 9 cas de propositions de révocation, 1 cas de licenciement, 2 cas de mise à la retraite d’office, 3 cas d’abaissement d’échelon, 2 cas de renvoi pour application de sanctions autres que ceux de la 3e catégorie. Les 11 dossiers renvoyés à la prochaine session l’ont été, selon des sources concordantes, pour les raisons suivantes: 1 cas de raison de santé, 1 cas de refus d’extraction de la Maison d’arrêt et de correction de Banfora par le juge d’instruction. Ce dernier n’a pas jugé opportun de mettre l’Officier en question à la disposition du conseil de discipline. Trois cas de figures nécessitent par ailleurs des compléments d’information. Les personnes concernées sont, selon nos sources, actuellement à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou. Six autres ont reçu tardivement leur citation à comparaître. Ils n’étaient pas à leur poste au moment où on devait leur remettre la notification. Les 29 dossiers concernent des Officiers et des Assistants de police.

A l’ouverture du conseil de discipline le 5 novembre dernier, le Directeur général adjoint de la Police nationale, Jean Bosco Kienou, avait planté le décor: «Tous ceux qui, à un moment ou à un autre, se sont mis au travers des textes en ce qui concerne non seulement la stricte observation de leurs obligations professionnelles, mais aussi le respect de l’éthique et de la déontologie du corps, devront répondre de leurs actes». La hiérarchie de la police avait alors insisté sur la nécessité de mettre de l’ordre dans le corps. Et en la matière, un conseil de discipline était le cadre adéquat pour “vider les instances de cas d’indiscipline”. «La discipline fait la force des armées», avait affirmé, avec force détails, le Directeur général adjoint de la Police nationale. Et c’est cette force qui permet à ce corps de jouer pleinement son rôle régalien, en oeuvrant notamment “à la garantie des libertés, à la défense et au maintien des institutions de la république, au maintien de la paix et de l’ordre public, à la protection des personnes et des biens”. Le contrôleur général de police, Francis Rasmané Sawadogo, avait confié que les policiers concernés par le conseil de discipline étaient accusés d’avoir «commis des actes d’indiscipline portant manquement à la déontologie du corps». Il s’agit précisément d’abandon de poste, de corruption, de refus de rejoindre les postes, de mauvaises manières de servir. Sans oublier des cas de fautes professionnelles lourdes, considérés, selon les textes en vigueur, comme des actes d’indiscipline de troisième catégorie. Donc susceptibles d’être examinés en conseil de discipline.

Le 5 novembre, avant que les travaux du conseil de discipline extraordinaire ne commencent, le contrôleur général de police, Francis Rasmané Sawadogo, avait vivement appelé l’ensemble des hommes du corps à veiller au respect des textes. “La Police nationale a besoin d’hommes intègres, loyaux et impartiaux”, avait-il conclu.

Hervé D’AFRICK

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