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Unité de production fermée, salaires impayés !

bouteilles-d-eau-mineraleVoilà bientôt 4 mois que l’eau minérale Yelemdé a disparu du marché burkinabè. C’est la conséquence d’un processus de privatisation qui traîne sur son passage des arriérés de salaires pour 14 agents. Toutes les démarches entreprises n’ont eu d’échos favorables ni de l’Etat liquidateur, encore moins de l’introuvable repreneur.

Les salariés de l’unité de production Yelemde perdent patience à un moment où les machines sont à l’arrêt. C’est une situation qui dure depuis mai 2012. Des herbes sauvages se sont d’ailleurs emparées du site de cette petite industrie située à la lisière de Koubri, à quelques 30 km au sud de Ouagadougou. Yelemde avait pourtant atteint le sommet de sa gloire en 2005. Cette année-là, par l’entremise d’un projet né à la faveur des lotissements à Koubri, 16 nouveaux agents permanents avaient été recrutés pour renforcer l’équipe de production d’eau minérale. Mais c’était sans compter avec le vent de la privatisation tous azimuts qui, en 2011, a soufflé sur l’unité jusque-là gérée par la Direction générale de l’Urbanisme. De source proche des travailleurs, l’ex-Directeur général de l’Urbanisme, Dieudonné Tapsoba, avait justifié cette démarche par la recherche du bien-être des salariés de Yelemde. Ainsi, comme une lettre à la poste, le dossier est passé en Conseil des ministres. Ce dernier a purement et simplement prononcé la privatisation de la société. Mais depuis lors, les travailleurs attendent de voir le bout du nez du repreneur. Leur espoir a été jusque-là entretenu par la ferme promesse faite par l’actuel Directeur général de l’Urbanisme, Léon Toé, selon laquelle aucun emploi ne sera supprimé dans la foulée de la privatisation. « Les choses reprendront bientôt », a-t-il tenté de rassurer. Mais cela fait déjà 4 mois que ça dure ; 4 mois que le nouveau repreneur est attendu au chevet de l’unité ; et 4 mois que les 14 salariés attendent leurs salaires. « Le mois passé, nous sommes allés voir le SAF (Ndlr : Chef du service administratif et financier) de la Direction générale de l’Urbanisme, et il nous a répondu que les caisses étaient vides et que les choses allaient mal », a confié le porte-parole des travailleurs à Courrier confidentiel. Il précise aussi que toutes les démarches entreprises auprès du DG de l’Urbanisme se sont soldées par des promesses sans retour. Aujourd’hui, il y a une sorte de pression sociale sur les employés de Yelemde qui, avec ou sans salaire, devraient faire face aux préparatifs de la rentrée des classes pour leurs enfants. Beaucoup d’entre eux font aussi face à une pression de la Caisse populaire de Koubri qui n’a de cesse de réclamer le remboursement des prêts qu’ils ont déjà contractés. Tout cela se passe à un moment où le DG de l’Urbanisme, selon les travailleurs, est en congés administratifs. Ils ont en projet de lui rendre visite dès sa reprise de service, le 27 août 2012, dans l’espoir que les choses bougent dans le bon sens. Affaire à suivre.

Paul-Miki ROAMBA

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