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Un militaire radié de l’Armée nous écrit…

militaire«J’ai été arrêté en juillet 2011 pour l’attaque des domiciles de trois Officiers du Génie militaire». L’homme qui parle ainsi a été radié de l’Armée nationale et incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). Mais que sont devenus les militaires qui ont attaqué les domiciles du ministre de la Défense, Yéro Boly, et du chef d’Etat-major général des armées, le Général de Division Dominique Djendjéré ? Mystère et boule de gomme. «Je vous informe qu’aucun militaire de la garnison de Ouagadougou n’est radié de l’Armée, ni en prison pour les attaques des domiciles dont votre journal fait cas». Mais où sont-ils passés ? Pourquoi certains militaires paient-ils le lourd tribut alors que d’autres qui ont commis des actes plus graves sont en liberté ? En attendant de le savoir, la polémique fait rage sur ces «attaques ciblées» de domiciles. Voici, en intégralité, l’écrit que nous a fait parvenir le militaire radié qui croupit actuellement en prison. Pour des raisons de sécurité, il a souhaité que son identité ne soit pas révélée.

Monsieur le Directeur de publication,

Dans votre journal du 25 juillet 2012, vous évoquez le procès éventuel des militaires incarcérés. Vous parlez aussi de «polémique» sur des attaques ciblées des domiciles du ministre de la Défense, Yéro Boly, et du chef d’Etat-major général des armées, le Général de Division Dominique Djendjéré. J’ai été arrêté en juillet 2011 (13 mois déjà) ici à Ouaga pour l’attaque des domiciles des trois (03) Officiers du Génie militaire, à savoir le Colonel Charles Josaphat Zoungrana, le Colonel Jean-Baptiste Kaboré et le Capitaine Yves B. Koho.

Je vous informe qu’aucun militaire de la garnison de Ouagadougou n’est radié de l’Armée, ni en prison pour les attaques des domiciles dont votre journal fait cas. En ce qui concerne Ouagadougou, et en trois (03) mutineries (à savoir le 22, 29 mars et le 14 avril 2011), seuls trente-quatre (34) militaires (sur un total national de 324) sont en prison à la MACO. Il s’agit de vingt (20) militaires du Génie militaire (arrêtés pour l’attaque de domiciles de trois (03) Officiers du Génie militaire cités plus haut), douze (12) autres militaires du Camp 11-78 route de Pô (pour attaque de leur magasin militaire d’habillement) et deux (02) autres militaires du Bureau de garnison (arrêtés 2 mois après leur radiation, pour des motifs individuels). 20 + 12 + 2 = 34.

Selon les informations relayées par la presse et concernant les mutineries à Ouagadougou, 2008 commerçants ont été indemnisés, 55 hôtels et auberges visités par des militaires, 25 femmes violées (rapport MBDHP)

A cela s’ajoute l’attaque des domiciles :

  • du ministre de la Défense le 22 mars 2011;

  • du chef d’Etat-major général des armées le 29 mars 2011;

  • du chef d’Etat-major particulier de la Présidence du Faso le 14 avril 2011;

  • du chef de Corps du Régiment de sécurité présidentielle le 14 avril 2011, et bien d’autres exactions.

Honnêtement, pensez-vous que 34 militaires peuvent faire ce boulot en deux (02) mois de mutineries ?

Nous sommes des lampistes et sommes en train de payer pour le reste de la troupe. C’est une injustice.

Les vingt (20) militaires du Génie militaire en prison pensent que les trois (03) Officiers du Génie sont aussi des victimes comme les autres Burkinabè.

Ces trois (03) Officiers sont-ils plus Burkinabè que Yéro Boly ?

Eux trois (03) réunis ont-ils rendu plus de service à la nation que le Général Dominique Djendjéré ?

Ont-ils plus de mérite que le Général Gilbert Diendéré ?

Sont-ils plus victimes que les 25 femmes violées ?

Un militaire radié

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