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Non à la succession du frère par le frère

CCSur fond de demande des «refondateurs», le chef de l’Etat a daigné convoquer le CCRP. Cette sagesse de monsieur Blaise Compaoré, même s’il a mis du temps pour se décider, a permis aux Burkinabè de retrouver une accalmie suite aux évènements de février 2011. Cependant, la crise, loin d’être jugulée, continue de peser sur la vie nationale, car ni la Justice, ni l’armée n’ont été refondées, mais le pire, le déverrouillage de l’article 37, a pu être évité. Le Président Blaise Compaoré doit donc, au terme de ses 28 ans de règne sans partage, quitter le pouvoir. Quel Faso donc pour l’après-2015 ? Aucun des partis politiques qui prêchent depuis bientôt 25 ans ne peut se targuer d’avoir la majorité absolue si la biométrie est conduite à l’image du Sénégal.

Cependant, de fortes personnalités à même de conduire les destinées de notre pays existent ; comment faire donc pour arriver à une véritable alternance apaisée et acceptée par les Burkinabè et nos amis de la communauté internationale ? Le dernier congrès du CDP a vu la FEDAP-BC opérer une véritable récupération du parti créé par monsieur Blaise Compaoré et l’entrée en force de François Compaoré, frère cadet du chef de l’Etat, aux postes multidimensionnels de Secrétaire exécutif national chargé des relations avec les partis politiques et les mouvements associatifs. bcfcA la suite de la récupération du CDP, un boom de création et de redynamisation des associations a vu le jour sur l’ensemble du territoire. Les tournées régionales de François Compaoré, l’homme qui a été révélé aux Burkinabè à travers la crise de 1998, celui-là même qui est cité, à tort ou à raison, comme étant le commanditaire de la boucherie de Sapouy qui a emporté le célèbre journaliste Norbert Zongo et ses compagnons, nous laisse voir ses ambitions présidentielles. C’est donc dire que François Compaoré est entré en politique par un événement malheureux. Entaché de cette façon, il est mal vu par les contempteurs de la scène politique. Ce qui ne lui dénie cependant aucun droit de se présenter.

Le Président Blaise Compaoré passe pour être un faiseur de paix dans la sous-région, alors qu’il sait qu’une alternance de Compaoré à Compaoré n’est pas gage de stabilité pour le Burkina Faso, eu égard aux attentes énormes affirmées lors de la crise de 2011. Ce n’est donc pas François Compaoré et les hommes de son écurie qui pourront faire face à ce défi, car c’est avec eux que la crise s’est accentuée.

Il faut donc rectifier le tir pendant qu’il est temp­­s. Le Burkina Faso a besoin d’un rassembleur. Pour une alternance réussie, le chef de l’Etat doit mettre en avant les intérêts supérieurs de la nation, car ni son frère François, ni ses camarades d’un quart de siècle ne peuvent lui garantir la grandeur qu’il escompte après 2015.

Sidnoma SANKARA, vice-président/Fondateur de l’Union patriotique pour l’emploi et   la relance démocratique (UPERD).

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Première bourse, fruit de notre détermination

Bonjour à tous !

Je suis très fier de partager cette bonne nouvelle avec vous. Nous avons l'habitude de nous plaindre et surtout moi. Souvent, je dénonce les comportements des uns et des autres envers les personnes handicapées au Burkina. Il est donc aussi important pour moi de pouvoir reconnaître, à sa juste valeur, les bons exemples. Même si je ne remplis pas les conditions de la bourse, je veux quand même partager cette information avec le maximum de personnes afin qu'elles sachent désormais qu'une bourse spéciale leur est octroyée. Cela, grâce à la persévérance de l'Association des élèves et étudiants handicapés du Burkina (AEEHB) et de ses partenaires. Nous savions que nous avions raison et qu'un jour, les choses changeraient. Même si, je l’avoue, à un certain moment, je croyais mourir sans jamais voir l'aboutissement de mon rêve le plus cher, une bourse pour chaque étudiant handicapé. Je remercie tous ceux qui ont participé de loin ou de près à cette lutte aux côtés de l'AEEHB. Félicitations aux autorités burkinabè ! Bravo à tous ! Je vous prie de diffuser le message ci-dessous.

Info AEEHB très importante : bourses pour étudiants handicapés. Grâce au plaidoyer de l’AEEHB et de ses partenaires, le ministère des Enseignements secondaire et supérieur (MESS), le ministère de l’Action sociale et de la Solidarité nationale (MASSN), en collaboration avec le Fonds national de Solidarité, mettent à la disposition des étudiants handicapés, onze bourses d’études d’une valeur de 17 192 670 F CFA. Un grand merci à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont soutenu l’AEEHB et œuvrent inlassablement pour le bien-être de la personne vivant avec un handicap dans notre pays et tous ceux dont les noms n’ont pu être cités. Nous ne vous oublions pas pour autant. Bien au contraire, que tous retrouvent ici l’expression de notre reconnaissance (…)

Le Président de l’AEEHB, Soumaïla TRAORE

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Lettre au président de la CENI: «Malgré nos différentes requêtes, …»

Monsieur le Président,

Le 16 août 2012, à 18h00, l’opération d’enrôlement biométrique de la population en vue des élections couplées de 2012 a pris fin. Des constats et des analyses faits par le P.D.S./Metba et par d’autres partis politiques et associations de la société civile, cette opération s’est déroulée dans des conditions assez difficiles. En effet, la forte pluviométrie enregistrée pendant les mois de juin, juillet et août dans nos régions durant la période a astreint les braves populations des campagnes à résider dans les champs et autres hameaux de cultures. Cette situation pluviométrique a même entraîné dans certaines provinces, des débordements de cours d’eau, de barrages et de bas-fonds rendant les zones inaccessibles aux véhicules ; il a fallu même, en ce qui vous concerne, transporter certains opérateurs par des hélicoptères de l’armée de l’air.

D’autre part, l’opération de délivrance gratuite aux populations d’actes de naissance qui devait accompagner celle de l’enrôlement biométrique a fait l’objet d’une véritable discrimination. Des citoyens soupçonnés d’être des militants de partis d’opposition se sont vus refuser catégoriquement la délivrance des jugements supplétifs d’acte de naissance par les maires et les préfets. Malgré nos différentes requêtes, ces derniers n’ont jamais pu être satisfaits et n’ont pu, par conséquent, se faire inscrire sur les listes électorales. Aussi, monsieur le président, fort de tous ces constats, j’ai le plaisir de solliciter auprès de votre bienveillante autorité, la reprise de l’enrôlement biométrique des populations par un deuxième passage dans l’ensemble des villages des provinces de notre pays sans exception.

Par ailleurs, dans le souci de rendre les élections couplées de décembre 2012 transparentes et crédibles, le P.D.S./Metba propose qu’à l’issue du recensement biométrique, un audit du nouveau fichier électoral soit effectué par un cabinet d’experts compétents et indépendants pour rassurer l’opinion sur les présomptions de fraudes lors des inscriptions. Dans l’espoir que ma suggestion obtiendra auprès de votre institution toute l’attention nécessaire, veuillez accepter, monsieur le président, l’expression de ma très haute considération.

Ouagadougou, le 17 août 2012

Le Président du P.D.S/Metba, Hama Arba Diallo

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«S’il vous plaît, aidez cette veuve !»

A madame le ministre de la Justice, madame le ministre de la Promotion de la femme, l'Association des femmes juristes, la Marche mondiale des femmes, au Directeur général de la Police nationale. Je vous interpelle afin que vous puissiez intervenir pour aider une veuve en détresse. En effet, dans la première semaine de janvier 2011, un homme de tenue dans une voiture sans pièces, sans assurance et sans ordre de mission a tué accidentellement un homme de l'Agriculture et ses 3 enfants à Matiacoali Gourma, laissant ainsi une veuve en détresse. Tout porte à croire que certaines complicités se sont nouées afin d’enterrer le dossier. Nous suivons de très près cette affaire et nous sommes pratiquement sûrs que si rien n’est fait, ce sera l’impunité totale alors qu’il y a eu des pertes en vies humaines. La voiture, une Toyota Hilux grippe aviaire, est toujours garée à la police de Matiacoali. La pauvre veuve demande de l’aide afin de se constituer partie civile.

M. D, habitant de Matiacouali

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A propos des récentes attaques contre les positions des Forces républicaines de Côte d’Ivoire

Depuis le début de ce mois d’août, les attaques des positions des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) se multiplient et se succèdent.

La commune de Yopougon à Abidjan, le 04 août 2012, le camp militaire d’Akouédo, toujours à Abidjan, les 5 et 6 août 2012, le département d’Abengourou le 05 août 2012, le département d’Agboville le 08 août 2012, le département de Grand-Bassam le 12 août 2012 et le département de Toulepleu le 13 août 2012, le département de Dabou le 15 août 2012.

On peut rapprocher ces faits des affrontements survenus à Sinfra le 1er août 2012 entre Dozos et populations autochtones Gouro et l’attaque du camp des déplacés de Nahibly, dans le département de Duekoué, le 20 juillet 2012.

La Ligue ivoirienne des droits de l’Homme (LIDHO) s’incline une fois de plus et respectueusement devant la mémoire de toutes les personnes, civiles ou militaires, ayant perdu la vie lors de ces évènements dramatiques.

La LIDHO souhaite prompt rétablissement aux blessés et adresse ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées.

La LIDHO condamne vigoureusement ces différentes attaques qui sont de nature à créer la psychose et la peur au sein de la population.

C’est le lieu de rappeler que la LIDHO, lors de ses dernières déclarations, n’a eu de cesse d’attirer l’attention des autorités sur la précarité de la situation sécuritaire liée notamment à :

- La prolifération des armes légères ;

- La détention d’armes par des personnes non habilitées ;

- La stagnation du processus de démobilisation, désarmement et de réinsertion des ex-combattants et des miliciens ;

- Le sentiment d’une justice partiale;

- L’impasse dans laquelle semble se trouver le processus de réconciliation, censé ressouder le tissu social fortement entamé par la crise.

La LIDHO reste convaincue que, aussi longtemps que les problèmes ci-dessus énumérés ne seront pas réglés, la confiance mettra du temps à se rétablir entre les Ivoiriens.

Pour l’heure, la LIDHO voudrait lancer un appel :

- Au gouvernement. La LIDHO invite le gouvernement à déployer les moyens humains et matériels conséquents pour sécuriser les populations afin d’atténuer le sentiment d’insécurité qui commence à se développer et à se généraliser au sein de la population ;

La LIDHO est convaincue que la réponse à l’insécurité ne doit pas relever d’une approche exclusivement militaire, elle passe aussi par un traitement responsable, diligent et sans faux fuyants des maux déjà diagnostiqués, et ci-dessus énumérés.

- Aux Forces républicaines de Côte d’Ivoire. La LIDHO les exhorte à assumer leur mission de défense de l’intégrité du territoire ivoirien, de protection des biens et des personnes, avec dévouement et en toute loyauté.

La LIDHO les invite cependant, au regard des nombreux cas d’enlèvements, d’arrestations et d’exactions qui lui sont chaque jour rapportés, à faire preuve de discernement dans les opérations de ratissage faisant suite aux différentes attaques, et à ne pas en rajouter au traumatisme et à la psychose des populations innocentes.

- Aux partis politiques. La LIDHO relève que cette résurgence de violences est consécutive à des discours politiques faisant l’apologie de la violence, de la haine et stigmatisant systématiquement l’adversaire politique ;

La LIDHO appelle alors l’ensemble de la classe politique à plus de retenue et de responsabilité, dans les discours et à ne privilégier que l’intérêt supérieur de la Nation, au détriment d’intérêts particuliers et mesquins.

Aux populations. La LIDHO estime qu’il ne saurait y avoir d’autre alternative à cette crise que la réconciliation. Il y va de la survie de la Nation.

La LIDHO invite par conséquent tous les Ivoiriens à tourner le dos à la violence, comme moyen de gestion de nos contradictions internes et subséquemment à toute velléité subversive quels qu’en soient les auteurs et les motivations.

Fait à Abidjan le 18 août 2012,

Le Président, M. René Légré HOKOU

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A propos de l’attaque du siège du Front populaire ivoirien et des locaux du quotidien Le Lemps

Le siège du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l'ex-Président M. Laurent Gbagbo, situé à Abidjan, Cocody Attoban, a été attaqué le samedi 18 août 2012 par des inconnus, faisant trois blessés et des dégâts matériels.

Dans la nuit du dimanche 19 août 2012, les locaux du quotidien Le Temps, proche du Front populaire ivoirien (FPI) ont été également la cible des personnes non identifiées, causant là encore d’importants dégâts matériels.

Ces incidents surviennent après les attaques armées répétées contre les positions des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), les discours de certaines autorités publiques et politiques et écrits d’une partie de la presse incriminant les pro-Gbagbo.

La Ligue ivoirienne des droits de l’Homme (LIDHO) dénonce ce regain de violence et demande aux Ivoiriens de regarder dans le rétroviseur afin de se souvenir de la mémoire de ces milliers d’innocents sacrifiés sur l’autel de nos intérêts égoïstes.

La LIDHO interpelle les autorités politiques et militaires ivoiriennes sur autant de signaux susceptibles de mettre dangereusement en cause la sécurité des Ivoiriens, la stabilité des institutions de l’Etat, la cohésion et la survie de la Nation.

La LIDHO demande au gouvernement ivoirien de renouer le fil du dialogue républicain avec tous les acteurs politiques et sociaux ; de prendre toutes les mesures nécessaires et urgentes en vue de mettre fin au désordre.

Fait à Abidjan le 19 août 2012

Le Président, M. René Legré HOKOU

 

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