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Pourquoi se foutent-elles ainsi de l’ASCE ?

CCMonsieur le Directeur de publication,

Je ne sais pas si vous accepterez de publier mon écrit; mais je pense, très sincèrement, qu’il peut contribuer à la bonne gouvernance administrative, économique et financière. J’ai été surpris de constater, dans le dernier rapport de l’ASCE, que certaines structures publiques ont osé narguer l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat. Les inspecteurs ont voulu effectuer des contrôles pour voir si les recommandations faites en 2010 et 2011 avaient été mises en oeuvre. Pour cela, ils se sont personnellement rendus dans 69 structures. Ils ont par ailleurs demandé à 96 autres de faire le point, pièces justificatives à l’appui, de l’état de mise en oeuvre des recommandations. 70 d’entre elles se sont soumises à cet exercice. 26 ont par contre joué aux “gros bras”. Elles n’ont apporté aucune réponse à la demande de l’ASCE. Tout se passe comme si elles étaient au-dessus de la loi ou si les “gourous” qui les pilotent sont suffisamment forts, très forts, ou bénéficient de la protection d’autres “gourous” tapis dans les milieux politiques ou de la finance. A ma connaissance, l’ASCE n’a osé brandir la moindre sanction à leur encontre, sinon, elle l’aurait mentionné dans le rapport. Les patrons de ces structures baignent donc dans une impunité totale. Que l’ASCE fasse des rapports qui les épinglent, ils s’en foutent ! Tant pis aussi pour les recommandations ! Et gare à celui qui viendra troubler leur sommeil ! Je trouve cette attitude extrêmement grave. Et je pense très sincèrement que l’ASCE doit les contraindre à se soumettre à cet exercice. Il y va de la bonne gouvernance. Les patrons de ces 26 structures peuvent-ils nous dire pourquoi ils n’ont même pas pris la peine de répondre à la demande de l’ASCE ? Qui les protège ? Qu’en est-il des présumés détournements de fonds publics, de manquants de caisse et des dysfonctionnnements administratifs qui les accablent ? Il faut que l’ASCE aille au bout de sa logique si tant est qu’elle veut assainir la gestion des deniers publics. Elle doit pouvoir sanctionner les structures récalcitrantes ou les conduire purement et simplement en Justice. A moins que certains membres de l’ASCE aient goûté à la soupe infecte. J’ose croire que ce n’est pas le cas. Mais il faut que l’ASCE nous le prouve. En attendant, voici la liste des mauvais élèves, telle que présentée dans le rapport de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat.

Georges Nanema, Ouagadougou

“Les recommandations restées sans suite concernent les rapports suivants :

1. District sanitaire de Zorgho (mission d’audit des fonds alloués) ;

2. Société de transport en commun de Ouagadougou (SOTRACO) ;

3. Commune de Dédougou, Province du Mouhoun (mission d’audit du marché public n°2009/002C-DDG/CAB, suivant appel d’offres n°2009/002/C-DDG/SG/SC du 30 avril 2009 pour la réalisation des travaux de voies urbaines en terre) ;

4. Direction régionale des Ressources animales de l’Est (mission d’appui conseil) ;

5. Direction régionale des Infrastructures et du Désenclavement du Centre/Ouagadougou (état d’exécution des tâches d’entretien courant par tronçon de route) ;

6. Ministère de la Promotion de la femme (audit organisationnel de la Direction des Affaires administratives et financières et de la Personne responsable des marchés) ;

7. Clinique El Fateh-Suka et CHU-YO de Ouagadougou (mission d’investigation) ;

8. Direction provinciale de l’Action sociale et de la Solidarité nationale des Balé (mission de contrôle et de vérification sur la gestion des Orphelins et autres enfants vulnérables : OEV) ;

9. Direction régionale de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques du Sud-Ouest (DRAHRH) ;

10. Direction régionale de la Police nationale de la Boucle du Mouhoun (Suite);

11. Ministère de la Défense (mission d’audit du marché public n°11/00/03/02/00/2008/00189 passé suite à l’appel d’offres restreint n°2008-0415/DEF/SG/PRM du 04 juin 2008 relatif à la construction de 22 ouvrages au profit de la base aérienne de Bobo Dioulasso) ;

12. Direction régionale de l’Environnement et du Développement durable des Cascades (opération de coupe sélective de Khaya Selegalensis (Cailcédrats) dans la province de la Léraba, région des Cascades) ;

13. Direction régionale de la Police nationale du Centre ;

14. Direction régionale de la Santé du Nord ;

15. Direction générale des Ouvrages d’Art (audit organisationnel) ;

16. District sanitaire de Sebba (Exercices 2008 et 2009) (mission d’audit des fonds UNICEF) ;

17. District sanitaire de Diapaga - Exercices 2008 et 2009 (mission d’audit des fonds UNICEF) ;

18. District sanitaire de Boulsa (mission d’investigation de la gestion financière et de la gestion des médicaments) ;

19. Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi (mission d’audit organisationnel de la Direction de l’Administration et des Finances (DAF) et de la Personne responsable des marchés (PRM) ;

20. Ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme (mission d’audit du marché relatif aux travaux d’aménagement de la place de l’Afrique sise à Ouaga 2000 : kiosques à journaux (06) et kiosques à café (04) Lot 1) ;

21. Circonscription d’Education de Base de Ouaga n°10 (mission de l’Inspection Technique des Services du MEBA : Dossier « Démission du bureau APE/AME de l’école Delwendé ») ;

22. Direction régionale des Transports du Nord et la Station météorologique de Ouahigouya ;

23. Centre hospitalier régional de Koudougou (mission d’audit du marché n°21-06-01-04-00-2008-00118/MS/SG/CHR-KDG du 09/12/2008 suivant appel d’offres ouvert n°2008-189/MS/SG/CHR-KDG du 29/08/2008 pour l’acquisition, installation et mise en service d’un appareil de radiographie télécommandée) ;

24. Bureau national des sols (Procès-verbal de vérification approfondie de l’Agence comptable) ;

25. Service national pour le Développement (Procès-verbal de vérification approfondie de l’Agence comptable) 7 juin 2010 ;

26. Festival panafricain du cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (Procès-verbal de vérification approfondie de l’Agence comptable) 7 juin 2010.

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Projet de construction de l’ambassade du Burkina en Côte d’Ivoire: qu’a-t-on fait de la contribution financière de nos compatriotes ?

Bonjour M. le Rédacteur en Chef,

Nous vous envoyons, en pièce jointe, une lettre ouverte à l'attention du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale du Burkina Faso. Nous souhaitons qu'elle soit publiée dans les colonnes de votre journal.

SO Ousmane, Président de l'Association Convergence citoyenne et panafricaine (CCP)

Monsieur le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale,

La vitalité de la diplomatie du Burkina Faso participe énormément à son rayonnement sur l’échiquier international. Cette dynamique accentuée par votre arrivée à la tête du département des Affaires étrangères est perceptible et patente. Nous ne saurions donc mettre sous silence ce travail remarquable que vous abattez pour la valorisation et le triomphe de la politique extérieure de notre pays.

Conscients de l’énormité de vos occupations et de la difficulté que vous pouvez éprouver à être au diapason de l’ensemble des faits de notre diplomatie dans le monde, nous venons à travers cette lettre ouverte, faire l’exposé d’une situation fort inquiétante que vivent nos compatriotes résidant en Côte d’Ivoire. De quoi s’agit-il ?

Dans le souci de doter notre ambassade en Côte d’Ivoire d’un édifice moderne et digne, il a été envisagé, en 1994, de susciter la contribution financière de notre forte communauté résidant dans ce pays. La proposition avait été faite de verser un montant unique de mille cinq cent (1 500) francs CFA par citoyen burkinabè. Il avait aussi été admis une stratégie de collecte de ces contributions. Celle-ci se résumait à augmenter de mille cinq cent (1 500) francs CFA le coût d’acquisition de la carte consulaire qui passait ainsi de trois mille quatre cent (3 400) francs CFA à quatre mille neuf cent (4 900) francs CFA. Une impressionnante maquette de la future bâtisse fut même présentée à nos compatriotes pour les inciter à faire parler leur fibre patriotique.

C’est véritablement en 1998 que cette mesure sera intégralement appliquée. Cela fait environ 14 années que nos compatriotes de la Côte d’Ivoire sont assujettis à cette cotisation. Nous disons 14 longues années pendant lesquelles la communauté burkinabè la plus importante à l’extérieur participe à cette initiative patriotique. Voilà tout aussi 14 années qu’aucun bâtiment n’est sorti de terre sur la parcelle qui avait été affrêtée à cet effet à Abidjan, au quartier ‘’Plateau’’. Mieux, cet espace est même devenu un lieu de commerce par excellence. Chose grave et inquiétante, aucun bilan significatif n’a été fait jusqu’à présent de ces 14 années de cotisation par les autorités de l’ambassade du Burkina Faso en Côte d’Ivoire. Pire encore, cette contribution financière est toujours d’actualité sans toutefois savoir à quoi cela sert.

Nous disons “trop, c’est trop”. Cette situation au contour ambigu a trop longtemps duré. On ne peut demander à une communauté de cotiser infiniment pour un projet virtuel.

Monsieur le ministre, la Convergence citoyenne et panafricaine (CCP) vous saurait gré de diligenter un audit sur ce fonds alimenté par les cotisations des Burkinabè résidant en Côte d’Ivoire depuis 14 ans. Il serait éthiquement et moralement juste que les autorités en poste à l’ambassade du Burkina Faso à Abidjan situent l’opinion sur le montant cotisé, l’utilisation qui en a été faite ou en sera faite.

Nous restons persuadés, Monsieur le ministre, qu’au nom de la dynamique de bonne gouvernance et de transparence insufflée désormais dans la gestion des affaires publiques, toute la lumière sera faite sur ce fonds qui continue d’être alimenté par les cotisations de nos compatriotes. Aussi, la CCP se réserve-t-elle le droit d’appeler nos compatriotes à ne plus verser un copeck pour ce projet de construction tant que la lumière ne sera pas faite sur les sommes déjà acquises.

Excellence Monsieur le ministre, veuillez agréer l’expression de notre parfaite considération.

 

Pour la Convergence citoyenne et panafricaine

Le Président

  

Ousmane SO

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«Comme l’a voulu le Président Sankara, …»

Bonjour Messieurs,

J'ai l'honneur de vous transmettre en fichier joint, la déclaration du 04 août 2012 de l'Union pour la Renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS) que je vous serai reconnaissant de bien vouloir publier dans votre organe. Vous en souhaitant bonne réception et vous remerciant pour votre bonne collaboration,

Meilleures salutations

Le Président, Maître Bénéwendé S. SANKARA

“Peuple du Burkina Faso, militantes et militants,

4 août 1983-4 août 2012, voilà maintenant 29 ans que des patriotes progressistes, avec à leur tête le capitaine Thomas Sankara, ont décidé de rendre à notre peuple sa liberté et sa dignité le 4 août 1983.

On ne décide pas, disait le Président Sankara, de devenir chef de l’Etat; «on décide d’en finir avec telle ou telle forme de brimade, d’exploitation et de domination».

Le 4 août 1983 fut l’aboutissement de la lutte des forces progressistes de notre pays contre les brimades, l’exploitation et la domination subie par notre peuple.

En ce 29e anniversaire de l’avènement de la Révolution démocratique et populaire, l’Union pour la Renaissance/Parti sankariste, qui se veut continuatrice de l’œuvre du Président Sankara, salue et félicite l’ensemble des Sankaristes et tout le vaillant peuple burkinabè pour sa fidélité et son attachement aux idéaux et au programme du leader de la Révolution démocratique et populaire.

Peuple du Burkina Faso, militantes et militants,

Ce 29e anniversaire intervient dans un contexte national et international marqué par des graves crises qui viennent réhabiliter le Président Sankara qui avait toujours su proposer, avec courage et conviction, des solutions concrètes aux problèmes de son pays et du monde.

Sur le plan national, la révolte de la faim de 2008 et la grave crise sociopolitique de décembre 2011 qui ont secoué notre pays sont la résultante de la mal gouvernance et de l’impunité dans lesquelles le pouvoir de la 4e république a plongé notre peuple depuis prés d’un quart de siècle.

Pourtant, la bataille pour l’autosuffisance alimentaire et le mot d’ordre «produisons et consommons burkinabè» menés sous la révolution ont été et sont toujours des réponses adéquates aux problèmes alimentaires que connaît notre pays.

De même, la lutte contre la corruption, la moralisation de la vie publique et la gestion rigoureuse des biens publics ont été des modèles de gouvernance qui tranchent avec la mal gouvernance et l’impunité observées de nos jours.

Sur le plan international, les crises financières à répétition qui ont secoué et qui secouent toujours la plupart des pays occidentaux sont la résultante des politiques d’endettement effrénées dont le Président Sankara avait par avance prédit les conséquences lorsqu’il déclarait, prémonitoirement, que les pays africains ne pouvaient et ne devaient payer la dette car elle était inique et cynique.

Vingt-neuf (29) ans plus tard, le constat est sans appel: la plupart des pays dits riches sont au bord de la faillite et on se rend compte que ce ne sont pas seulement les pays pauvres qui ne peuvent supporter les services d’une dette hideuse, immorale et immonde.

Ils ont joué, ils ont perdu, avait-il conclu.

Peuple du Burkina Faso, militantes et militants,

L’histoire des grands peuples est faite de douleur mais surtout d’espoir. La révolution du 4 août 1983, au-delà des douleurs, a été un espoir pour notre pays et pour toute l’Afrique.

Elle nous instruit aussi qu’il faut le changement ici et maintenant.

Ce 29e anniversaire coïncide avec les élections couplées de décembre 2012. C’est le moment pour nous de ressusciter l’espoir en nous inscrivant massivement sur les listes électorales afin qu’au soir du 2 décembre, le pouvoir soit vraiment celui du peuple comme l’a toujours voulu le Président Sankara.

Par cet acte, nous rendrons, à lui et à tous ceux qui ont donné leur vie pour cet idéal, un hommage digne de leur engagement.

Avec le Peuple, Victoire !

Ouagadougou, le 4 août 2012

Le Président du Bureau politique national, Maître Bénéwendé S. Sankara

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La lettre de Charles Blé Goudé...

Bonsoir,

Je lis, avec un grand intérêt, la version électronique de votre journal sur www.courrierconfidentiel.net. N’étant pas au Burkina Faso, je vous fais parvenir, par mail, la lettre que notre camarade Charles Blé Goudé a adressée au président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation en Côte d’Ivoire, Charles Konan Banny. Je souhaite que vous la mettiez à la disposition de l’opinion publique.

Cordialement,

Henry A. T.

“Monsieur le Président,

Je vous prie de bien vouloir excuser le caractère public et peu protocolaire de ma lettre. Au-delà de la Commission que vous présidez, je souhaite aussi prendre à témoin l'opinion nationale et internationale. C'est pourquoi, j'ai choisi ce canal pour m'adresser à vous. Monsieur le Président, la Côte d'Ivoire croule sous le poids des conséquences de la crise postélectorale. Notre pays continue de chercher les voies et moyens pour réconcilier ses fils et filles, profondément divisés par ce conflit. Dans leur quête de paix, toutes les couches sociales, politiques et apolitiques, ont, à juste titre, salué la mise sur pied de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR)sous votre houlette.
Votre mission, aussi difficile soit-elle, consiste, entre autres, à rétablir la confiance rompue entre les personnes et groupes de personnes. Elle consiste aussi à veiller à ce qu'il n'y ait pas davantage de frustrés, d'exclus et d'opprimés afin de créer un environnement propice à la réconciliation.
C'est dans cette optique que je vous écris afin d’appeler votre attention sur certains agissements qui, si l'on n'y prend garde, risquent de rendre encore plus complexe votre travail.

Monsieur le Président,

La réconciliation doit se faire sur la base du respect des règles élémentaires de la démocratie et de l'acceptation des uns par les autres, quelles que soient leurs différences idéologiques, ethniques ou religieuses. Ce qui n'est malheureusement pas le cas dans notre pays, au moment où je vous adresse cette correspondance. En effet, la plupart des cadres de l'opposition sont soit en prison, soit en exil, soit sous le coup de mandats d'arrêt. Leurs biens mobiliers et immobiliers (maisons, voitures, exploitations agricoles, etc) sont entre les mains d'individus qui n'en sont pas les propriétaires. Aujourd'hui, pour jouir d'une liberté apparente en Côte d’Ivoire, il faut désormais se taire ou dire du bien du régime actuel.
Ainsi, sur la base de dénonciations calomnieuses et mensongères, nos camarades sont traqués et enlevés, de jour comme de nuit, puis conduits vers des destinations inconnues où ils subissent les pires sévices et autres traitements inhumains. C'est le cas de Youan Bi Agenor, deuxième vice-président du Congrès panafricain des jeunes patriotes (COJEP), kidnappé à Aboisso alors qu'il venait de participer à une cérémonie à laquelle il représentait son supérieur hiérarchique de l'Agence pour la promotion de l'emploi (AGEP). Le camarade Martial Yavo, président par intérim du COJEP, et deux coordinateurs dudit mouvement ont récemment subi le même sort.

Monsieur le Président,

En dépit des graves injustices de toutes natures dont sont chaque jour victimes nos camarades, je n’hésite pas à vous tendre la main afin de jouer ma partition et vous accompagner dans votre difficile mission de réconcilier les Ivoiriens. Je le fais dans l'intérêt supérieur de notre pays, comme je l'ai fait par le passé. Par exemple, en 2006, j’ai facilité la signature d’un accord de cessation de violences entre les jeunes patriotes et la jeunesse du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). En 2007, j’ai parcouru campements, villages et villes du pays afin de convaincre les plus sceptiques de mon propre camp à aller au pardon et à accepter de dialoguer avec nos frères de l’ex-rébellion
des Forces nouvelles (FN). Malheureusement, en guise de réponse à ma main tendue, le pouvoir vient d'incarcérer arbitrairement mes plus proches collaborateurs, avec des chefs d'accusation à la mode dans notre pays: “atteinte à la sûreté de l'Etat et trouble à l'ordre public”. Dans le même élan, trente-quatre (34) nouveaux mandats d'arrêt viennent encore d'être lancés contre des cadres pro-Gbagbo.

Monsieur le Président,

Est-il besoin de rappeler que la réconciliation doit être facilitée par les actes posés par le pouvoir ? Car le décryptage du tableau analytique des actes posés par le pouvoir en place suscite, à n'en point douter, des interrogations au sein de la population et parmi les observateurs de la vie politique ivoirienne. Le régime veut-il vraiment de la réconciliation ou s'en sert-il comme simple slogan à usage de communication aux fins de polir son image auprès de la communauté internationale ? A y regarder de plus près, nous pouvons, sans risque de nous tromper, conclure que la réconciliation reste un simple slogan pour les dirigeants actuels de notre pays. Ils en parlent sans véritablement la vouloir.

Monsieur le Président,

Même si le pouvoir ne veut pas de la réconciliation - tout porte à le penser -, la Côte d’Ivoire et son peuple en ont besoin. C'est pourquoi, je saisis une fois encore cette occasion pour vous réitérer que ma main reste toujours tendue pour la réconciliation. Dans notre pays, le triomphalisme ambiant et l'enthousiasme naïf doivent enfin faire place nette à une prise de conscience constructive. L'humilité ne doit pas seulement être réclamée à l'opposition. Elle doit aussi et surtout habiter le pouvoir dont la responsabilité reste grande pour le retour de l'harmonie et la paix en Côte d’Ivoire. Car, lentement mais sûrement, le régime est en train de créer les conditions d'une implosion sociale et politique. Son entêtement à traquer, emprisonner et à vouloir en finir avec tous les pro-Gbagbo en étant les principaux ingrédients.

Monsieur le Président,

Je pense, en toute franchise, qu'il est encore temps d'arrêter l'escalade. C'est pourquoi, je vous implore d'interpeller le pouvoir actuel sur sa responsabilité à créer un environnement propice à la réconciliation en cessant les actes d'injustice que j'ai énumérés plus haut.
C'est le lieu d'interpeller également la communauté internationale, les diplomates accrédités en Côte d’Ivoire, les organisations de défense des droits de l'Homme et tous ceux ayant des intérêts dans notre pays afin qu’ils jettent un regard attentif sur la situation actuelle caractérisée par des enlèvements et incarcérations sur fond de règlements de comptes politiques et d'instrumentalisation de la Justice.
En ce qui me concerne, je renouvelle mon souhait, ainsi que celui de bien d'autres leaders et responsables politiques, l'intention de vous rencontrer afin que nous parlions en toute responsabilité de notre pays et de son avenir, dans le respect de la dignité et des convictions politiques de chacune et de chacun.
Dans l'espoir que mes propos auront auprès de vous un écho favorable, veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma très haute considération. Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire et son peuple.

Monsieur Charles Blé Goudé
Ancien ministre
Opposant politique en exil forcé

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«Ça me traumatise»

Messieurs les grands richards du Burkina. Si c’est vrai que vous avez des comptes bancaires à l'étranger, qui contiennent des milliards de francs, rependez-vous ! Ramenez ces milliards au pays ! Avec cet argent, on peut construire des barrages pour nos animaux, des pompes, créer des emplois pour les jeunes, construire une route pour mon village ! C'est un cri du cœur car j'ai mal, très mal. Le fait de penser qu'une personne puisse, à lui seul, accaparer le patrimoine de plusieurs milliers d'individus me traumatise ! Dieu aide ces «fous de sous» sans vergogne !

A-K Maïga

 

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