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Le dossier refait surface !

Me SankaraC’est un vieux dossier tout couvert de poussière que l’avocat à réussi à retirer des tiroirs. L’histoire retient qu’après la liquidation de la Régie nationale de transport en commun (RNTC X9) en 1996, 270 travailleurs ont dû s’engager dans une bataille judiciaire pour entrer en possession de leurs arriérés de salaires, indemnités de licenciement et autres dommages et intérêts. En 2005, l’affaire avait fait la Une de l’actualité avec, en toile de fond, le différend qui a opposé un groupe de 33 ex-travailleurs à leur avocat, Me Bénéwendé Sankara, autour d’une somme de 57 026 010 F CFA. Une «affaire» dans l’affaire qui, doublée de la division interne au sein des ex-travailleurs de la défunte régie X9, avait conduit au blocage du dossier depuis 2005. Les dernières nouvelles font état d’une unité retrouvée entre travailleurs, et d’un modus-vivendi conclu avec l’avocat. Ce qui permet de relancer la procédure. En dépit des bisbilles, la défense n’a pas changé de main. Me Bénéwendé Stanislas Sankara reste sur le dossier. Il pourra sans doute y consacrer plus de temps d’autant plus qu’il a récemment prononcé la clôture définitive d’un dossier similaire, celui concernant les ex-travailleurs de la défunte société d’Etat, «Faso Fani», à Koudougou.

Concernant l’affaire X9, l’avocat a eu, le 19 juillet dernier, une séance de travail avec l’Inspection du travail et des représentants de l’Etat burkinabè, mis en cause dans cette affaire et cosignataires d’un protocole d’accord avec la défense des plaignants. Au moment où l’on s’affaire à la réouverture du dossier, c’est «la mise en application des termes dudit protocole qui pose problème», à confié Maître Sankara à Courrier Confidentiel, précisant que l’Etat licencieur a manqué de fournir aux travailleurs déflatés les documents administratifs qui accompagnent normalement le licenciement. «Quand vous licenciez des travailleurs, il faut leur donner des lettres de licenciement; il faut s’assurer que les cotisations sociales ont été payées, etc.», a fait remarquer l’avocat des ex-travailleurs, avant de préciser que le camp d’en face (l’Etat burkinabè) s’est donné suffisamment de temps pour réunir tous ces documents ou, à défaut, pour faire des propositions concrètes à même de désobstruer cette procédure qui n’a que trop duré.

C’est justement ce même type de blocage qui fait traîner dans les tiroirs des avocats et des juridictions, bien d’autres dossiers d’indemnisation de travailleurs déflatés à la suite de liquidation ou de privatisation de sociétés d’Etat. Les exemples les plus patents viennent des sociétés telles que la SOREMIB et l’Imprimerie nationale où des centaines de travailleurs attendent toujours de l’Etat leurs dossiers de licenciement afin de faire aboutir les procédures judiciaires devant leur permettre d’entrer en possession de leurs indemnités. Mais le long temps d’attente a malheureusement eu raison de plusieurs d’entre eux qui ont fini par passer l’arme à gauche.

Paul-Miki ROAMBA

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