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Le Burkina Faso, «peut-être le prochain sur la liste à s’effondrer»

10 juillet 2012 - A l’occasion d’un séminaire sur le Sahel, organisé par le Programme Afrique de l’Institut français des relations internationales (IFRI), le sous-directeur Afrique occidentale du ministère des Affaires étrangères raconte comment le Mali s’est effondré sur lui-même. Dans son intervention sur le thème «Les défis du Sahel: vue de Paris» (http://www.dailymotion.com/video/xrutlp_les-defis-du-sahel-focus-sur-la-crise-malienne_news), le diplomate du Quai d’Orsay décrit le Mali comme «une démocratie de façade », «un pays corrompu jusqu’au palais présidentiel». Un pays où il n’y a «plus d’armée, plus de classe politique», avec «une population désemparée pour laquelle la religion est de plus en plus un recours par rapport au modèle démocratique». Dans ses propos qu’il a présentés comme personnels, Laurent Bigot affirme, pour sa part, que dans cette crise malienne, seule la façade est tombée, les déterminants de la crise étant déjà présents depuis. Une situation qui invite à ouvrir les yeux pour l’avenir, car, dit-il, «il y a des pays qui sont parfaitement dans la même situation que le Mali. Je pense que le Burkina Faso est un bon exemple et qui est peut-être le prochain sur la liste à s’effondrer, comme c’est pas passé loin il y a un an». Dans la liste des similitudes, «pas d’armée, pas de classe politique», «une société civile plus ou moins organisée», “surtout une économie en coupe réglée par le clan présidentiel», «une corruption qui dépasse l’entendement», «une implication dans les trafics de la sous-région». Laurent Bigot est conseiller des Affaires étrangères et sous-directeur Afrique occidentale du Quai d’Orsay. Il suit depuis 4 ans le dossier de l’Afrique de l’Ouest.

Hélène TRAORE

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