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Silence, on grogne !

La tension monte, de plus en plus, à la Chambre des métiers de l'artisanat du Burkina Faso (CMA-BF). Selon des sources internes au ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, le problème est très crucial. Voici ce que dit une correspondance retrouvée dans un tiroir de ce ministère, adressée au ministre Arthur Kafando par des élus consulaires de la Chambre des métiers de l'artisanat:"Monsieur le ministre, (...) après seulement trois trimestres de fonctionnement, nous avons constaté des dysfonctionnements graves dans la gestion de notre jeune structure du seul fait du président.

Ainsi, deux faits graves que nous considérons comme la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, nous obligent à désapprouver publiquement la gouvernance de monsieur Jacques Athanase Sedogo: la gestion de fournitures au profit du ministère de l'Agriculture, d'un montant de près de 500 000 000 FCFA, sans associer la présidente de la commision Marché, ni celui de la commission Finances de la CMA-BF. Si la décision était venue du bureau, les artisans de la base auraient été informés et cela aurait profité aux 13 régions. Aussi dénonçons-nous l'organisation par la CMA-BF, avec l'appui de la Chambre des métiers de Cologne (Allemagne) de deux sessions de formation au profit d'artisans garagistes et de soudeurs, sans la collaboration du président de la commission Formation professionnelle de la CMA-BF. Si ce dernier était impliqué, la formation se serait élargie aux treize régions".

Et ce n'est pas tout:"Pour ces raisons et pour bien d'autres, nous vous exhortons, monsieur le ministre, à la clarification des tâches et fonction du bureau consulaire, en finalisant dans un bref délai le règlement intérieur, le manuel de procédure de la CMA-BF et le recrutement du personnel technique complémentaire pour appuyer la Directrice générale nommée depuis janvier 2011; la dénonciation, par le ministère, de la convention de partenariat signée hâtivement en août 2010 entre la Fédération nationale des artisans du Burkina et la Chambre de métier de Cologne en Allemagne pour respecter le parallélisme de partenariat; la suspension de l'exécution des deux marchés publics du fait que les marchés ont été octroyés de gré à gré par le ministère de l'Agriculture". Cette correspondance, qui fait le diagnostic de la situation, date d'août 2011 mais les problèmes fondamentaux de la CMA-BF n'ont pas encore été résolus.

Au contraire, la crise s'est accentuée. Dans sa réponse, le ministre s'est juste contenté de dire aux élus consulaires de "privilégier le dialogue et la concertation". Rien de plus. "Il ne me paraît pas opportun d'envisager les mesures que vous préconisez", leur a-t-il affirmé.

Hélène TRAORE

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