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Les militaires et la promesse non tenue

EnveloppeTrès cher ami,

Je te confirme que j'ai rencontré les militaires burkinabè qui disent avoir été roulés par des chefs rebelles ivoiriens pendant le conflit en Côte d'Ivoire. Ils m'ont expliqué, de long en large, leurs péripéties. Ils disent avoir été contactés à Ouagadougou et qu'ils ont eu des discussions avec l'un des chefs rebelles, Zakaria Koné, dans un jardin situé non loin de l'hôpital pédiatrique. Après discussions, ils se sont entendus sur la somme de cinq millions de francs CFA. Cette somme devait, par la suite, être revue à la hausse en fonction de la durée des combats. Mais sur place, juste après les échanges dans le jardin, Zakaria koné leur a remis chacun 500 000 FCFA pour gérer les urgences avant le départ pour le front. Le reste de la somme devait leur être remis en Côte d'Ivoire. C'est du moins ce qu'ils m'ont expliqué. Mais ils disent que malgré leur insistance, cette promesse n'a jamais été tenue. Pourtant, ils ont risqué leur vie pendant le conflit. Ils disent avoir participé à tous les combats décisifs. Ils ajoutent même qu'ils faisaient partie de la dernière offensive qui a délogé Laurent Gbagbo du palais présidentiel ivoirien.

Mais aujourd'hui, ils affirment être très déçus de la partie ivoirienne. Ils ont même contacté certaines autorités de Côte d'Ivoire, mais c'est le statu quo. Bref, cher ami, je m'arrête là.

Je sais que dans ta prochaine lettre, tu me demanderas combien ils étaient exactement. J'avoue que je ne peux pas te donner de chiffres exacts. Ils m'ont seulement dit qu'il y a eu trois vagues de combattants burkinabè qui se sont rendues en Côte d'Ivoire. Du moins concernant ceux dont ils sont au courant. Je ne sais pas quelle est la responsabilité de l'Etat burkinabè dans cette affaire. Mais une chose est sûre, ils m'ont dit que ce n'était pas l'Etat qui les avait envoyés en Côte d'Ivoire. Ils disent avoir été recrutés par des émissaires des Forces nouvelles qui sont spécialement venus à Ouagadougou pour cela. J'ai tenté d'avoir la version de l'ex-chef rebelle Zakaria Koné mais, jusqu'à présent, il est injoignable. Apparemment, le numéro que j'ai ne marche pas. Si j'arrive à l'avoir d'ici au 25 mai, date à laquelle je t'enverrai mon prochain courrier confidentiel, je te ferai un point plus complet de cette affaire qui commence à faire trop de bruit et à embarasser certaines autorités ivoiriennes. Il m'est revenu aussi que du côté du pouvoir burkinabè, on suit de près cette affaire. Dans tous les cas, je te tiendrai informé dès que j'ai du nouveau. A bientôt, cher ami !

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