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Et revoilà l'affaire Thomas Sankara !

Thomas SankaraLe rendez-vous du 26 avril n'a pas eu lieu. Le rapporteur général de la Cour de cassation était en mission. Mais la "plainte contre X pour séquestration sur la personne de l'ex-président du Faso, Thomas Sankara", revient sur la table du juge ce 24 mai. Les avocats de Mariam Sankara et de ses enfants plaideront dans le but de "casser" un arrêt rendu en 2003 et qui bloquait, jusque-là, le traitement judiciaire du dossier. Si la plainte pour séquestration est déclarée recevable, une enquête judiciaire sera sans doute ouverte afin de faire la lumière sur cette affaire. Mais osera-t-on crever l'abcès ? D'ailleurs, pourquoi ne le ferait-on pas ? Il faut avoir le courage de briser les chaînes de l'impunité. Même si, évidemment, ce dossier brûlant dérange certaines personnes au sommet de l’Etat.

Comme l'ont dit, à juste titre, les enfants de Thomas Sankara, Philippe et Auguste, dans l'interview exclusive qu'ils ont accordée à Courrier confidentiel (Voir notre édition N°8 du 25 avril 2012), "pourquoi certaines personnalités politiques et judiciaires devraient-elles avoir peur de ce dossier? Ce pays serait-il en contradiction avec les valeurs de démocratie qu'il clame ?". Il est temps de faire la lumière sur cette affaire. Sinon, tôt ou tard, justice se fera. Et ce sera peut-être trop tard pour ceux qui tentent, depuis de longues années, d'étouffer ce dossier. Et bien d'autres.

Hervé TAOKO

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