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Mesures d’urgence

Ce qui s’est passé au cabinet Sory et Salembéré, le 7 février dernier, est extrêmement grave. Des individus, probablement gênés par l’affaire Guiro, ont cambriolé le siège de cette Société civile professionnelle d’avocats (SCPA) et ont disparu avec des pièces du dossier. S’ils l’ont fait, c’est parce qu’il y a de gros enjeux autour de cette affaire. Et pour cela, tout peut arriver. Il est temps de prendre des mesures urgentes pour permettre aux avocats de faire sereinement leur travail. Comme l’a dit Me Salembéré dans l’interview qu’il nous a accordée (Voir pages 6 et 7), il faut prendre des dispositions idoines pour la sécurité de leur lieu de travail mais aussi celle de leurs personnes. Car, à l’évidence, si des individus ont pu passer outre le service de sécurité qui gardait l’immeuble cette nuit-là, ils sont capables du pire. Il ne faut donc pas attendre que le pire se produise avant de réagir. Le Procureur général est fortement interpellé. Le ministre de la Justice aussi. De même que celui de la Sécurité. On se rappelle qu’il y a déjà eu d’autres cambriolages, notamment au palais de Justice et ailleurs, où des dossiers sensibles ont été emportés. Les mesures de sécurité doivent donc s’étendre à tous ces lieux où sont conservées les pièces à conviction, susceptibles donc de contribuer à la manifestation de la vérité. Il faut éviter, à tout prix, que certaines personnes, tapis dans l’ombre, fassent disparaitre des pièces importantes et brouillent les pistes. La Justice doit pouvoir dire le droit, en toute sérénité. Et en toute indépendance.

Hervé TAOKO  

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