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1- Que vont devenir les militaires radiés ?

Militaires burkinabC'est la croix et la bannière. Certains d’entre eux n'hésitent pas à affirmer qu'ils ont été injustement radiés de l'armée, sans avoir notamment été entendu au préalable. D'autres se disent même prêts à en découdre au cas où on ne respecterait pas leurs droits. En décembre dernier, le climat était assez tendu. Ayant été informé des mouvements de protestation en cours, certains chefs militaires ont fait circuler la rumeur selon laquelle un bon nombre de militaires radiés serait réintégré dans les effectifs. Les protestataires ont donc préféré attendre de voir le sort qui leur sera réservé. Mais visiblement, l'espoir tant attendu par les militaires radiés se fait toujours attendre. Environ 200 d'entre eux sont incarcérés à différents endroits en attendant leur procès. Mais on ne sait pas, pour le moment, quand aura lieu ce procès. Selon nos sources, le commandement militaire est très prudent. "Il faut éviter que le procès entraîne d'autres dérapages", confie une source interne au ministère de la Défense et des Anciens combattants. Autant dire qu'il s'agit d'une patate chaude entre les mains du ministre Compaoré et du Chef d’Etat-major général des armées, Honoré Nabéré Traoré. Affaire à suivre.

 

2- Vers un rajeunissement des effectifs

Après les mutineries, les chefs militaires ont passé au scanner l'Armée nationale. Du fait des nombreuses radiations (566 en juillet, 60 en décembre), des départs à la retraite, du vieillissement des hommes de troupe et des décès constatés ces dernières années, ils ont décidé de rajeunir les effectifs et de renforcer la capacité d'encadrement des forces armées. Si rien n'est fait, disent-ils, "notre armée risque d'être fortement limitée dans ses capacités opérationnelles". Ils ont même commandé, à cet effet, une étude sur la pyramide des âges qui révèle une "surreprésentation des classes âgées au détriment des classes jeunes et intermédiaires". Il va donc falloir procéder à des recrutements tout en évitant qu'il y ait "un trop grand écart" entre les effectifs et la dotation budgétaire octroyée chaque année par l'Etat. Selon nos sources, le commandement veut, à tout prix, éviter de nouvelles mutineries. Surtout qu'en décembre dernier, des militaires mécontents de leurs conditions avaient menacé de protester.

 

3- Grogne dans certaines brigades de gendarmerie

Les différentes brigades de gendarmerie (BT, BR, SR, BPR, PSIG) sont confrontées à des problèmes de mobilité. Certaines n'ont aucun moyen de transport; d'autres ne possèdent que des motocyclettes, complètement inadaptées pour mener des missions efficaces et efficientes. De sources concordantes, une grogne se fait de plus en plus jour au sein de certaines brigades. Les mécontents se plaignent aussi du fait qu'ils n'ont pas de moyens adéquats pour la transmission, le traitement et le stockage des informations. De même que pour la mise en place de dispositifs spécifiques de sécurité. Selon nos sources, le Chef d'Etat-major général des armées est bien au courant du problème. Mais jusqu'à présent, malgré les promesses et certains efforts, des solutions idoines n'ont pas été trouvées. Or, au regard des superficies des circonscriptions territoriales de leurs ressorts, les gendarmes, pour effectuer pleinement leurs missions, sont contraints d'être très mobiles. Dur, dur de travailler dans ces conditions. Et à ce qu'on dit, la grogne risque de s'accentuer.

 

4- SOS, l'armée de l'air est malade !

Il faut un remède de cheval pour faire redécoller l'armée de l'air. Les problèmes sont multiples. Un rapport confidentiel fait le point de la situation. Voici un morceau: "La situation actuelle de l'armée de l'air est caractérisée par: - l'état vieillissant des aéronefs et dont certains sont en fin de potentiel depuis 2007; - l'indisponibilité de la flotte par manque de crédits suffisants pour l'exécution des opérations de grandes révisions et d'entretien courant; - le délabrement des infrastructures aéronautiques qui souffrent de manque d'entretien conséquent et de renouvellement. Cette situation avait conduit les autorités, à certaines occasions, à faire appel à des armées étrangères pour assurer le transport de nos militaires devant effectuer des missions humanitaires hors du pays et même pour exécuter certaines missions aériennes sur le territoire national". Depuis 1993, le département Air de Bobo par exemple est dans une morosité totale. «Il fonctionne, jusque-là, sans le minimum d'infrastructures adéquates, exposant ainsi le matériel à des risques de détérioration ", note le document. Blaise Compaoré, qui occupe à la fois le fauteuil de président du Faso, chef suprême des armées et de ministre de la Défense, a visiblement de multiples angoisses à gérer.

Rassemblé par Hervé D'AFRICK

 

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