ABONNEMENT EN LIGNE. Accédez à l'ensemble des articles publiés pendant la période de votre abonnement et à toutes les éditions publiées depuis 2012. Pour vous abonner, contacter notre Service clientèle: (00226) 25 411 861, (00226) 71 13 15 14 ou (00226) 72 50 2222. E-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Six mois de salaires sans travail ?

anLes députés sont en train de «manœuvrer» pour conserver leurs avantages six mois après la fin de leur mandat prévu pour mai 2012. Exactement comme les ministres… Ils en ont discuté, en juillet dernier, lors de l’examen de l’avant-projet de budget de l’Assemblée nationale, gestion 2012. Mais certains députés ont émis des réserves. Du moins, une note de prudence. La raison ? La voici: les députés des précédentes législatures pourraient également revendiquer leurs droits. Ce qui entraînerait une grosse charge pour l’Etat et pourrait, de ce fait, susciter la colère d’une frange importante de la population qui ploie, depuis de longues années, sous le lourd fardeau de la vie chère. Voter une loi dans ce contexte «pourrait, en outre, être mal perçu par les partenaires techniques et financiers du Burkina», confie un membre de l’Assemblée nationale.

Mais les députés ne démordent pas pour autant. Ils veulent profiter, dans le même style que les ministres, de leurs avantages après la fin de leur mandat, au cas où ils ne seraient pas réélus aux prochaines élections législatives.

Lors de l’examen de l’avant-projet de budget, le président de l’Assemblée nationale, Roch Marc Christian Kaboré, avait souhaité que la question soit examinée en réunion de bureau avant d’être soumise à l’appréciation des députés. Mais selon des sources proches du dossier, un passage en force serait en cours. La pilule risque cependant d’être très difficile à avaler. Car cet appétit glouton des députés sera ralenti par des impératifs liés au budget. «Il est difficile de dégager actuellement une ligne budgétaire pour satisfaire à ces avantages», confie-t-on au ministère de l’Economie et des Finances.

Les députés, qui font partie des privilégiés de la nation, bénéficiaient déjà de ces avantages après la fin de leur mandat. Pas pendant six mois, mais trois. Et ils estiment que ce n’est pas suffisant. Leur défi actuel, c’est de trouver une méthode subtile pour engranger plus d’avantages.

Mais ils ne sont pas seuls à défendre, bec et ongles, leurs intérêts. Le 1er février dernier, le président du Faso a signé le «décret N° 2011-011/PRES, promulguant la loi N° 048-2010/AN du 21 décembre 2010 portant modification de la loi N° 18-92/ADP du 23 décembre 1992 accordant une pension civile et autres avantages aux anciens chefs d’Etat (…)». Les dispositions de l’ancienne loi ne permettaient pas bénéficier, assez vite et au maximum, des avantages prévus. Il fallait donc rectifier le tir. Blaise Compaoré, qui assure, d’une façon ou d’une autre, ses arrières, a apposé sa signature sur le décret. Voici la première modification. Article 1 : au lieu de lire «Il est institué une pension civile au profit des anciens chefs d’Etat», il faut lire, selon la nouvelle loi, ceci: «Il est institué une pension civile au profit de tout chef d’Etat. La pension civile prend effet à compter du premier jour du mois suivant la date de cessation de la fonction». Selon l’article 5 (voir modification en gras), «la pension civile est réversible sur la tête du ou des conjoint (s) survivant (s) et sur la tête des enfants mineurs conformément aux textes en vigueur au Burkina Faso et ce pour compter du 5 août 1960».

www.courrierconfidentiel.net

Aller au haut
X

Right Click

No right click