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fp interLe Burkina Faso, on le sait, est largement sous-représenté dans les organisations publiques internationales. Les cadres burkinabè y sont en nombre relativement infime. Je ne voudrais pas vous servir une longue et ennuyeuse analyse. Je vais être très synthétique et aller à l’essentiel.

 

A l’analyse, trois facteurs essentiels limitent l’accès des cadres burkinabè aux organismes internationaux :

- Le manque de volonté réelle ou la frilosité des cadres,

- L’inadéquation de l’appareil institutionnel et administratif,

- La méconnaissance des règles en cours dans le milieu de la Fonction publique internationale.

 

  • Les cadres burkinabè, quoique techniquement très compétents et en dépit dece qu’ils clament souvent çà et là, ont une peur bleue des types de contrats offerts dans les organisations internationales. La Fonction publique nationale, on le sait, offre l’avantage d’un confort douillet dans lequel l’agent évolue du premier jour de son intégration jusqu’à sa retraite. Si vous ne commettez pas de faute professionnelle grave, vous avancerez normalement, en bénéficiant de nominations chaque fois que votre profil le permet. Dans les institutions internationales, les contrats sont de courtes durées, renouvelés en fonction prioritairement de la performance de l’employé. La compétition au sens noble du terme, est de mise. Il n’y a pas de place pour la nonchalance et autres comportements peu recommandables. Lorsqu’un poste international est publié dans la presse locale, les gens cherchent tout de suite à connaître la durée et le type de contrat. Et ils se débinent immédiatement lorsqu’il s’agit d’un contrat à durée déterminée avec une période probatoire. Ils ignorent que c’est tout simplement un manque de confiance en soi. Il faut savoir une chose : quasiment aucune institution n’offrira un contrat à durée indéterminés pour la première fois à un nouvel employé. Même si par ailleurs, ce dernier a une longue carrière derrière lui. La solution est tout simplement de se mettre au travail sans réserve, de mettre en œuvre le maximum de potentialités que chacun possède pour se donner les chances de réussir.

 

  • Le second obstacle à l’intégration des cadres burkinabè à la Fonction publique internationale est l’inadéquation de l’appareil institutionnel. L’Administration burkinabè est encore très bureaucratique. En plus des difficultés à obtenir les documents officiels vous permettant d’obtenir une interruption momentanée de sa carrière, il y a de nombreuses tracasseries qui ne permettent pas à un agent de l’Etat d’aller vendre ses compétences dans une institution internationale. Dans certains pays proches de nous, il existe un service rattaché à la Primature ou à la Présidence, et qui est chargé de prospecter et de favoriser l’accès des fonctionnaires aux fonctions internationales. Très franchement, on n’a pas besoin d’avoir jusqu’à un tel service. Il importe seulement de faciliter l’obtention des documents administratifs. Le système de sécurité sociale est encore très inadapté. Imaginez comment un fonctionnaire en service à Tunis ou à Johannesburg peut venir chaque mois pour le versement de ses cotisations sociales et chaque trimestre pour recevoir le paiement de ses allocations familiales. Il faudrait penser à mettre en place au niveau de la CARFO et de la CNSS, des plateformes de paiements des cotisations à distance avec des identifiants électroniques pour le paiement des allocations et ne pas exiger à tout prix la présence du prestataire qui, dans bien des cas, est une condition ridicule. De plus, les plus hautes autorités peuvent décider que tout fonctionnaire recruté dans une institution internationale puisse bénéficier d’un détachement pour une période allant de un à quinze ans sans interruption et ne pas laisser les fonctionnaires à la merci des seuls braves DRH.

 

  • La méconnaissance des règles en cours dans le milieu de la fonction publiqueinternationale. L’idée la plus répandue dans le milieu des cadres burkinabè est qu’il faut bénéficier d’un soutien dans les sphères politiques pour pouvoir bénéficier d’un poste à l’international. Si cette assertion est quelque peu vérifiée pour des postes d’un certain niveau tels les Directeurs et les Directeurs adjoints, ce n’est pas du tout le cas pour les postes d’Assistants, d’Officers et de Seniors Officers pour lesquels il faut tout simplement avoir le courage de se lancer dans la compétition. Pour cela, il faut faire preuve de bonnes connaissances techniques, avoir des références solides et une bonne préparation pour franchir les multiples étapes de la sélection. Sans oublier la maîtrise de la langue anglaise. Qu’on ne se leurre point, dans les organisations internationales, les postes ne sont pas offerts. On ne vous recrutera pas parce que vous êtes l’acolyte de tel homme politique, mais on vous recrutera parce que vous êtes l’homme ou la femme qu’il faut.

 

Cadres burkinabè, je lance ce cri de cœur à votre endroit. Cessez de vous morfondre et de diffuser autour de vous des propos du genre : « Les Burkinabè qui sont dans les institutions internationales ne favorisent pas l’accès de leurs compatriotes. » Ce n’est pas leur vocation de vous promouvoir.

 

Ceci dit, la meilleure manière de s’informer est d’aller régulièrement sur les sites des organisations internationales. Il faut postuler dès que vous voyez un poste qui est à votre portée. La règle d’or est de ne jamais se lasser de postuler. Ne vous découragez pas dès la première tentative car vous êtes peut-être très bon, mais quelqu’un de meilleur à vous, à l’autre bout du monde, a été retenu.

 

Chers frères Burkinabè, votre tour est peut-être pour bientôt.

 

Pour terminer, je vous conseille de préparer dès aujourd’hui votre CV en français et en anglais, plus une lettre de motivation, des personnes de référence et d’aller sur un des sites suivants. Pst, on ne paye pas pour postuler. C’est gratis.

 

http://esfong.org/esfong/parrainage/?gclid=CjwKEAiAs4qzBRD4l-2w7qOoqEMSJABauikXIeYPBxme8Kr0kXjNiQm7AnWBre7l_PQt56y6EgyPYhoC2dLw_wcB

 

http://burkinafaso.dezmonde.com/emploi/offre-liste-recruteur-408-ibis-education-for-development

 

https://plan-international.org/burkina-faso

 

http://www.crs.org/our-work-overseas/where-we-work/burkina-faso

 

http://www.poverty-action.org/country/burkina-faso

 

http://www.afdb.org/fr/about-us/careers/

 

http://fr.jobrapido.com/?w=banque+africaine&r=auto&utm_source=adwords&utm_medium=cpc&utm_campaign=ADWORDS_FR_JOB_SEARCH_BMM&utm_agid=5126671381&utm_kwid=42516819301&gclid=CN3Fgrya6MoCFWoCwwodTIcE_Q

 

http://www.uneca.org/fr/pages/opportunit%C3%A9s

 

https://www.njobs.fr/Emploi-Recrutement-Banque-Mondiale

 

http://www.annonce-recrutement.com/recherche-emploi.php?emploi=Banque+mondiale&lieu=

 

http://jobs.undp.org/%5C/index.cfm?cur_lang=fr

 

http://www.jobsmart.fr/jobs?ts=go&q=unfpa+job+opportunities

 

http://www.imf.org/external/np/adm/rec/recruit.htm

 

http://web.worldbank.org/external/default/main?menuPK=3607203&pagePK=1257841&piPK=1257838&q=job%20opportunities&theSitePK=73154

 

KPODA Yirviel

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