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Soumaïla Cissé va-t-il se cramer les ailes ?

Soumaila CissLe choc des intérêts a créé une brouille au sein de l’UEMOA. Le président de la Commission, Soumaïla Cissé, dont le mandat a été prorogé à plusieurs reprises, est toujours scotché à son fauteuil, tout en rêvant d’un autre fauteuil: celui de la Présidence du Mali. Il a même déjà été investi par son parti. Et on avance inéluctablement vers l’élection présidentielle prévue pour avril 2012. Cette situation confuse, au sein de l’UEMOA, risque de lui porter gravement préjudice. Ce que Soumaïla Cissé oublie en effet, c’est qu’une sorte de complot est en train d’être ourdi contre lui. S’il ne démissionne pas de l’institution, il va devoir attendre encore longtemps un successeur. Et il risque, au finish, d’être le grand perdant. La farouche bataille entre le Sénégal et le Niger pour occuper le fauteuil de président de la Commission de l’UEMOA, n’est pas près de s’arrêter. Certes, le candidat du Sénégal, El Hadj Abdou Sakho, actuel commissaire de l’Union, chargé des politiques économiques, est présenté comme favori, mais le Niger ne démord pas pour autant. Son premier candidat, Badamassi Malan Anou, pris dans la tourmente d’un scandale financier dans son pays, a été aussitôt remplacé par un autre, Abdallah Boureima, qui a occupé, en 1992, le poste de ministre des Finances au Niger. La bataille est telle que ni le Sénégal, ni le Niger ne veut céder.

Du côté de la Conférence des chefs d’Etat, les tractations pour tirer le maximum de profits politiques et financiers battent leur plein depuis plusieurs mois. Chaque pays se positionne du côté du candidat qui pourrait lui permettre de récolter le plus de dividendes. Impossible de trouver un consensus ! Et à l’allure où vont les choses, Soumaïla Cissé risque d’être la grande victime de ce flou artistique. On aurait pu désigner un intérimaire en attendant de trouver son remplaçant à la tête de l’institution. Mais là aussi, c’est la cacophonie. Le président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat de l’UEMOA, le togolais Faure Gnassingbé, a tenté, en vain, de colmater les brèches. Et la situation risque d’aller de mal en pis: une grogne prend en effet de plus en plus forme au sein de l’UEMOA. Selon des sources concordantes, un complot interne serait en train d’être ourdi pour fragiliser les chances de succès de Soumaïla Cissé à la présidentielle de février 2012.

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