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Qui se cache derrière ces tracts ?

pt interrogation1Des tracts circulent dans la capitale burkinabè. Le Président Compaoré devrait y jeter un coup d’œil afin de prévenir, au besoin, certains dérapages. Son parti, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a été rebaptisé Compaoré doit partir (CDP).

Ces tracts proviennent-ils vraiment de certains militaires radiés de l’Armée, comme tente(nt) de le faire croire leur (s) auteur (s) ? Cette question est à la recherche d’une réponse pour le moment introuvable. Nous n’entrerons pas dans les détails de ces documents «hors-la-loi». Signalons simplement ceci: les auteurs des tracts demandent au Président Compaoré de prendre sa retraite après avoir passé «24 ans sans partage» à la tête de l’Etat. Tout au plus, ils lui conseillent de quitter le fauteuil de Président au terme de son deuxième mandat constitutionnel, donc non renouvelable en 2015. «Si vous ne partez pas, nous nous chargerons de vous faire partir», affirment-ils, catégoriques.

Les auteurs des tracts s’en prennent aussi vertement au Chef d’Etat major général des armées. Ils l’accusent d’avoir radié, en complicité avec de hauts gradés de l’armée, les 566 militaires, le 7 juillet dernier. L’arrêté de radiation, signé par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Blaise Compaoré, est ferme : «Les contrats des militaires des Forces armées nationales dont les noms suivent, sont résiliés pour compter du 07 juillet 2011 pour faute particulièrement grave contre l’honneur, la morale, la probité, avec incitation au désordre». Les militaires radiés avaient été particulièrement accusés d’avoir participé aux manifestations violentes de mars et avril derniers. Mais certains d’entre eux, qui disent n’avoir pas participé aux manifestations, avaient vite crié au scandale, dénonçant un règlement de compte. Et aussi une «radiation à géométrie variable», car, selon eux, des militaires qui ont participé aux manifestations auraient bénéficié de la protection de certains «chefs militaires corrompus» et n’ont pas, de ce fait, été radiés.

Certains radiés ont-ils ainsi décidé de revenir sur la scène, en s’exprimant par des tracts ?  En tout cas, les auteurs de ces documents qui circulent ont été catégoriques: ils ont rebaptisé le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, parti au pouvoir), Compaoré doit partir (CDP).

En début août, un autre tract avait circulé et portait le nom de Lamine Sow, l’un des conseillers du Président Compaoré. Mais après renseignement, il se trouve que ce dernier n’a rien à voir avec cette affaire. Alors, qui se cache derrière ce mouvement qui avance masqué ? Question à multiples inconnues.

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