ABONNEMENT EN LIGNE. Accédez à l'ensemble des articles publiés pendant la période de votre abonnement et à toutes les éditions publiées depuis 2012. Pour vous abonner, contacter notre Service clientèle: (00226) 25 411 861, (00226) 71 13 15 14 ou (00226) 72 50 2222. E-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Prostitution à ciel ouvert !

 prostitution02Les maisons-closes de Ouagadougou sont-elles si débordées au point que des prostituées, de plus en plus nombreuses, conduisent leurs clients aux abords des rues moins éclairées pour l’acte sexuel ? La question a tout son sens, pour peu que l’on considère le développement de la prostitution à ciel ouvert, en plein centre-ville de la capitale du «pays des hommes intègres». Le phénomène n’est pas si nouveau, à en croire Bouba Sanfo, veilleur de nuit pour le compte d’un commerce à proximité de l’immeuble des Nations-unies, à Ouagadougou. Mais c’est un fait qui est en passe d’être banal, au regard de l’ampleur qu’il a pris ces deux dernières années…

Sur l’avenue portant le nom du célèbre docteur Kwamé N’Krumah, on rencontre mille et une catégories de prostituées: à pied, à moto, en voiture, assises dans les maquis, racolant, etc. Les plus modestes d’entre elles proposent aux clients qui les abordent, de faire des économies sur la location d’une chambre de passe, en allant s’accoupler «sap-sap», dans la rue d’à-côté, où il y a moins de passants la nuit, et cela, dans une position «débout-débout», ni vu, ni connu. Ils sont de plus en plus nombreux, les clients qui acceptent cette proposition. Parce qu’elle permet de réduire le risque de tomber sur une connaissance à l’entrée de la maison-close qui, comme son nom ne l’indique pas, est ouverte à tous.

Bouba Sanfo est un témoin involontaire de ces attentats à la pudeur. Il a bien voulu se confier à Courrier Confidentiel, dans la nuit du dimanche 2 octobre 2011 : «Je connais une prostituée qui, au moins 3 fois par nuit, vient à cet endroit avec des clients qui la prennent dans la même position. Et pendant l’acte sexuel, ils ne prêtent même pas attention aux passants. La seule chose qu’ils redoutent, ce sont les phares des voitures».

Les prostituées qui optent pour l’accouplement à la belle étoile connaissent très bien les moindres recoins de l’aire géographique choisie pour cet acte infâme. N’ayant aucune crainte du bon Dieu, elles ont choisi les alentours de l’archevêché de Ouagadougou pour satisfaire la libido de leur clientèle et empocher quelques billets de francs CFA. La partie extérieure du mur d’enceinte de la base aérienne 511 est aussi le théâtre de cette prostitution à ciel ouvert. De même que les abords de l’immeuble des Nations-unies et de celui servant de siège à la Commission de l’UEMOA. Des passants noctambules sont très souvent témoins de ces scènes scandaleuses qu’offrent des «couples» indiscrets dans une position débout, couché, ou même en appui sur une moto, au vu des passants.

Au vu également des forces de sécurité qui laissent faire. Pourtant, la loi burkinabè interdit de façon formelle, cette pratique qui est «un outrage public à la pudeur». L’article 410 du Code pénal punit d’un emprisonnement de deux mois à deux ans et d’une amende de 50 000 à 600 000 francs CFA, quiconque commet un outrage public à la pudeur. La brigade des mœurs a donc du boulot à faire au centre-ville de Ouaga. Mais elle est plongée dans un silence complice…

www.courrierconfidentiel.net

Aller au haut
X

Right Click

No right click