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A la recherche de 7 708 476 838 FCFA

albertLe ministre Albert Ouédraogo et son staff vont devoir jongler pour boucler certains projets en 2012. Ils estiment que le fric alloué à ce ministère n’est pas suffisant. Ça sera donc coincé, très coincé ! En plus des 79 310 388 000 FCFA inscrits dans le budget de l’Etat, pour l’exercice 2012, en faveur de ce département ministériel, Albert Ouédraogo et son équipe auraient voulu avoir un supplément financier de 7 708 476 838 FCFA. Mais l’Etat n’ayant pas délié le cordon de la bourse, il va falloir frapper à d’autres portes. Et si jamais ils n’obtiennent pas les fonds complémentaires, ils risquent d’être confrontés à des turbulences financières, les 79 310 388 000 FCFA étant déjà logés dans des lignes budgétaires précises. Bref, voici comment ils entendaient utiliser les 7 708 476 838 FCFA: 1 233 508 925 FCFA devraient servir à la revalorisation de la fonction d’enseignant-chercheur, aux indemnités académiques et d’encadrement, ainsi qu’aux avancements du personnel. Ils ont, en outre, prévu 108 172 000 FCFA pour les primes de recherches et les indemnités de voyages d’études. Dans leur agenda, figurent également d’autres points non moins importants. Ils entendent, par exemple, régulariser la situation de 71 agents contractuels, suite à une autorisation du ministère de l’Economie et des Finances. A ce niveau, une partie des fonds (62 695 036 FCFA) est disponible. Mais il va falloir encore trouver 26 710 095 FCFA. Et ce n’est pas tout: il faut aussi trouver de l’argent afin d’augmenter le contingent d’étudiants boursiers en Afrique et hors d’Afrique. Les techniciens du ministère ont fait leurs calculs. Et ils se sont rendu compte qu’il fallait, pour cela, 893 870 335 FCFA. Dans ce chapitre, ils ont également prévu 3 426 000 FCFA pour les frais scolaires, de même que 3 271 800 FCFA comme frais de transport des étudiants à l’extérieur.

Ils entendaient également puiser dans les 7 708 476 838 FCFA pour gérer les frais liés à la soutenance des étudiants. Et il faut, pour cela, 510 000 FCFA.

Selon le document confidentiel qui fait le point de la situation et dont nous avons pu obtenir une copie, 261 246 870 FCFA devraient être destinés à l’organisation du baccalauréat en 2012. Le ministre et son staff entendaient utiliser cette somme pour augmenter le nombre de centres d’examen et réviser à la hausse, les prises en charge des correcteurs et le taux de correction de la copie. L’organisation des examens et concours du secondaire, elle, devrait coûter 731 153 958 FCFA en 2012. Sans oublier l’organisation d’un «concours de l’excellence de l’enseignement technique et la tenue de la journée du technicien» (20 000 000 FCFA).

Besoin urgent aussi de 1 206 474 425 FCFA pour l’achat de matériels, la prise en charge des arriérés de consommation d’eau, d’électricité et de téléphone, de même que l’appui aux universités de Fada N’Gourma, Ouahigouya et Dédougou. Sans oublier, bien sûr, les frais de location des salles de cours sur le site du SIAO. Il va falloir aussi équiper la cité universitaire de Gonsé en mobilier de bureau et en matériel informatique. Selon les prévisions établies par la haute hiérarchie du ministère des Enseignements secondaire et supérieur, cela nécessite 267 000 000 FCFA. Le document confidentiel fait également état de 35 290 393 FCFA pour l’appui à la célébration du cinquantenaire de la commission nationale pour l’UNESCO, le Burkina Faso étant membre du Comité exécutif.

Mais il n’y a pas que cela: il est prévu des ouvertures de restaurants universitaires à Ouahigouya et à Fada N’Gourma. Au regard de l’augmentation des effectifs dans les campus universitaires, le ministère dit avoir besoin de 1 422 187 000 FCFA pour gérer le volet alimentation en 2012. A cela se greffent l’alimentation dans les cantines scolaires (150 000 000 FCFA), l’ouverture de nouveaux établissements techniques et de nouvelles filières (50 000 000 FCFA).

En 2012, selon le schéma du ministère, l’aide accordée aux étudiants connaîtra une hausse considérable: il est prévu 13 450 nouvelles aides et 22 294 aides à renouveler, soit un total de 35 744 bénéficiaires à raison de 150 000 FCFA par étudiant et par an. En somme, il faut pour ce chapitre, 1 221 750 000 FCFA.

Le ministère entend également injecter 100 000 000 FCFA pour l’organisation, en mars 2012, de la rencontre internationale de l’Association des œuvres universitaires de la francophonie. Le Burkina Faso en assure la vice-présidence. 100 000 000 également pour le transfert du Centre d’études et de documentation (CEDO) à l’université de Ouagadougou. Donc au total, 7 708 476 838 FCFA.

Mais où trouver cet argent ? Cette question est à la recherche d’une réponse pour le moment introuvable. A défaut d’avoir de l’argent frais exclusivement réservé à ce paquet d’activités, il va falloir jongler avec le budget initial du ministère. Et là, il y aura forcément des conséquences fâcheuses. Et la tension risque de monter encore dans nos universités. Affaire à suivre.

 www.courrierconfidentiel.net

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