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La Cour des comptes se réveille enfin !

Prsident Cour des comptesC’est décidé ! La Cour des comptes, la plus haute juridiction chargée du contrôle des finances publiques, restée jusque-là inerte en matière de sanction, et qui avait essuyé des critiques acerbes, va enfin sévir ! Gare donc aux voleurs de la République ! Le nouveau Président de la Cour, Herbert Traoré, n’entend pas cautionner l’impunité. Voici ce qu’il prévoit pour la période 2012-2014: «juger 1 535 comptes de comptables publics de l’Etat; contrôler la gestion de 18 ordonnateurs des finances publiques; produire annuellement le rapport sur l’exécution des lois de finances de l’année à l’intention de l’Assemblée nationale; juger 12 dossiers de fautes de gestion; rendre compte annuellement des activités de la Cour par le rapport public; renforcer les capacités de l’institution en personnel et en infrastructures». En octobre 2010, le ministre de la Justice d’alors, Zakalia Koté, avait publiquement interpellé l’ancien président de la Cour, Boureima Pierre Nébié, à l’occasion de la rentrée judiciaire. Voici un morceau de son intervention: «Est-il besoin de vous rappeler que depuis la création de votre juridiction en 2000, aucune décision visant à sanctionner les fautes de gestion n’a été rendue ? J’attends par conséquent de vous que ce constat soit démenti dans les prochains mois par une production judiciaire rigoureuse». Mais c’était peine perdue. Le ministre de la Justice avait prêché dans le désert.

En 2012 cependant, la Cour des comptes entend s’affirmer pleinement. Elle devrait bénéficier, de la part de l’Etat burkinabè, d’une somme de 32 797 850 FCFA dans le cadre d’un projet spécifique. Cela devrait en effet permettre «le rattrapage du retard de contrôle juridictionnel pour les années 2002 à 2012, le rattrapage de la couverture du champ du contrôle juridictionnel (accroissement du volume des dépenses publiques jugées), l’amélioration et la modernisation du fonctionnement de la Cour en vue d’obtenir un personnel plus qualifié, efficace et compétent». Le coût total du projet est de 491 967 750 FCFA et est financé à 80% par l’Union européenne, soit 393 574 200 FCFA. L’Etat burkinabè, lui, devrait assurer les 20 autres pour cent, soit 98 393 550 en 3 ans, à raison de 32 797 850 par an. Si les prévisions actuelles sont maintenues, la Cour devrait passer, en 2012, à une vitesse supérieure. Et s’affirmer pleinement dans le contrôle des finances publiques.

www.courrierconfidentiel.net  

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