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Vous allez voter en 2015 si…

Gendarmerie compagnieLes 6 millions de Burkinabè vivant hors du territoire national auront, en principe, l’occasion exceptionnelle de participer aux votes, en 2015, dans les ambassades et consulats du Burkina. Si les choses se passent comme prévu, les Burkinabè de Côte d’Ivoire, d’Italie, des Etats-Unis, de France etc. pourront ainsi participer au choix du nouveau Président du Faso.

La loi votée le 7 mai 2009 était prévue pour être immédiatement appliquée, dès 2010, lors de l’élection du Président du Faso, le 21 novembre. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) s’était alors empressée, dès août 2009, d’envoyer ses missionnaires aux ambassades et consulats généraux du Burkina Faso à l’étranger (Etats-Unis, Europe, Asie, etc.), pour échanger avec ces potentiels électeurs et procéder à la mise en place des Commissions électorales indépendantes d’ambassades et de consulats, composés de 5 personnes dont deux agents de l’ambassade ou du consulat concernée.

Mais, évoquant des raisons pratiques et financières, le gouvernement a décidé de repousser la jouissance de ce droit aux votes, jusqu’à la prochaine présidentielle, celle de 2015. Et, à cet effet, il avait soumis, à la représentation nationale, un projet de loi modificatif du Code électoral.

En 2010, la CENI avait estimé à plus de 20 milliards de francs CFA, la somme nécessaire à l’organisation de l’élection présidentielle dans les ambassades et consulats généraux du Burkina Faso à l’étranger. Le gouvernement avait alors avancé l’argument des inondations du 1er septembre 2009 pour expliquer l’impossibilité de mobiliser cette somme que les partenaires étrangers non plus, n’étaient prêts à débloquer.

Aujourd’hui, à la Commission électorale nationale indépendante, le projet reste naturellement d’actualité. On y pense pour 2015. «Dans la pratique, tout va dépendre du gouvernement qui doit délier le cordon de la bourse», a confié la porte-parole de la CENI à Courrier confidentiel. Au ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité (MATDS), on affirme que le vote des Burkinabè de l’étranger sera bel et bien effectif lors de l’élection du Président du Faso en 2015. Mais «il est très tôt pour avoir les précisions sur ce projet, étant entendu que les consultations et les prospections sont toujours en cours», note un conseiller technique du ministre.

En outre, parce qu’elle émane d’une proposition de loi et non d’un projet de loi, le texte portant «Vote des Burkinabè de l’étranger» n’a pas permis d’impliquer, en amont, toutes les personnes concernées (ambassadeurs, organisations de ressortissants burkinabè, Conseil supérieur des Burkinabè de l’étranger, etc.) pour son application efficiente. Aujourd’hui, il est donc question d’aller à la rencontre de ces structures pour recueillir leurs attentes et lever leurs inquiétudes éventuelles afin de réussir le projet, indique-t-on au ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité.

L’Office national d’identification (ONI) a, lui aussi, un important rôle à jouer dans la mise en œuvre du projet. Rien que pour la mise à jour du fichier électoral, l’ONI et la CENI doivent faire un jeu de complicité, étant entendu que la carte consulaire, document d’identification le plus usuel pour la plupart des Burkinabè de l’étranger, n’est arrimée à aucun fichier de l’ONI. D’ailleurs, en 2010, le report du vote des Burkinabè de l’étranger avait été également justifié par la nécessite de donner plus de temps à l’ONI pour inscrire sur son fichier, tous les Burkinabè de l’étranger.

Autant dire que le projet est en cours, et jusqu’en cette fin du mois d’août 2011, les différentes parties affichent leur détermination à respecter leurs engagements afin de rendre effectif ce projet qui va sans doute soulager les 6 millions de citoyens burkinabè en situation de vie permanente hors du Burkina. La plupart d’entre eux, n’ont jamais participé à une élection dans leur pays. Pourtant, leur contribution aux efforts de développement du pays des Hommes intègres est des plus élevées. En effet, ils rapatrient, chaque année, des capitaux estimés par le Conseil supérieur des Burkinabè de l’étranger, à plus de 20 milliards de francs CFA.

www.courrierconfidentiel.net

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