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Vite, une thérapie de choc !

AvionL'armée de l'air est malade et a besoin d'une thérapie de choc. Voici le diagnostic fait par le ministère de la Défense dans un document transmis à l’Assemblée nationale: "La situation actuelle de l'armée de l'air est caractérisée par: - l'état vieillissant des aéronefs et dont certains sont en fin de potentiel depuis 2007; - l'indisponibilité de la flotte par manque de crédits suffisants pour l'exécution des opérations de grandes révisions et d'entretien courant; - le délabrement des infrastructures aéronautiques qui souffrent de manque d'entretien conséquent et de renouvellement. Cette situation avait conduit les autorités, à certaines occasions, à faire appel à des armées étrangères pour assurer le transport de nos militaires devant effectuer des missions humanitaires hors du pays et même pour exécuter certaines missions aériennes sur le territoire national. Pour les années à venir, l'objectif est à l'accroissement notable de l'activité aérienne et de la réalisation des recettes des missions de location. Mais ceci n'est envisageable qu'avec un financement conséquent pour mettre en oeuvre les programmes élaborés dans cet objectif".

Le document précise qu'il est impératif "d'assurer la sécurité des vols par la validation de l'aptitude du personnel navigant. Pour cela, chaque pilote doit effectuer, dans l'année, un minimum de quarante heures de vols d'entraînement". Selon le ministère de la Défense, "la plupart des infrastructures existantes ont été réalisées il y a très longtemps et ont subi une dégradation progressive qui les rend difficilement exploitables. Pour accroître la capacité opérationnelle du service et assurer la préservation des moyens humains et matériels, d'autres infrastructures sont à réaliser car, malgré son évolution, l'armée de l'air n'a pas bénéficié d'infrastructures supplémentaires. C'est ainsi que le détachement Air de Bobo Dioulasso, installé depuis 1993, fonctionne jusque-là sans le minimum d'infrastructures adéquates, exposant ainsi le matériel à des risques de détérioration”. La nouvelle approche vise à “transformer le détachement Air en une base aérienne chargée d'abriter les unités de l'Aviation légère. Pour ce faire, la mise en place de nouvelles infrastructures est un préalable. Ce programme (renforcement du soutien logistique), de loin le plus important d'un point de vue financier, est aussi celui dont l'exécution déterminera le visage de l'armée de l'air dans les prochaines années”. Attention ! Si ce défi n’est pas relevé, il risque d’y avoir problème. “L'échec de ce programme pourrait conduire notre armée de l'air vers un avenir incertain”. C’est écrit, noir sur blanc, dans le document transmis à l’Assemblée nationale.

Sandra JOLY

 

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