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generalCertains responsables de la police étaient bien au courant qu’un coup d’Etat se tramait. En avril 2015, un témoin, qui a assisté à plusieurs réunions de préparation du putsch, est allé les voir avec des preuves concrètes : des enregistrements, des photocopies de chèques et d’autres éléments très édifiants. Il a voulu faire œuvre utile en dénonçant les putschistes. Mais après l’avoir auditionné, des officiers de police, qui affirment avoir agi au nom de leurs supérieurs, ont tenté d’étouffer l’affaire. Ils l’ont rejoint à son domicile et l’ont subtilement conseillé de «mettre fin à ses déclarations, de détruire les enregistrements et de quitter Ouagadougou». Ils ont ensuite récupéré son passeport et lui ont dit de se préparer, car il allait quitter, «cette nuit-là», le Burkina Faso. Du coup, les faits se sont accélérés. Dans l’après-midi, il a reçu un billet d’avion Ouaga-Istanbul, de l’argent liquide et une carte visa approvisionnée. Mais à l’heure du vol, il n’était pas à l’aéroport. Il s’est enfui. Des hommes ont été mis à ses trousses. Et jusqu’aujourd’hui, il vit en cachette. La situation est de plus en plus intenable. Sa conscience l’a tellement grondé qu’il a décidé de parler : «Je ne veux pas mourir avec une telle charge sur ma conscience. J’avoue que ma vie n’est plus tranquille ; les événements dont j’ai été témoin ou dans lesquels j’ai été impliqué, directement ou indirectement, ne font que me ronger, me torturer, de jour comme de nuit», affirme-t-il. Il a donc décidé de changer de cap, quelles que soient les conséquences : «Le moment est venu pour moi de me libérer, de dire toute la vérité, même si c’est au prix de ma vie. Je ne veux plus garder de secret pour faire plaisir à des gens». Voici, de façon détaillée, ce qu’il nous a dit.

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