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agriSitôt débutée, la campagne agricole de saison humide 2018-2019 enregistre l’apparition du redoutable prédateur des cultures : la chenille légionnaire. Déjà présente dans plusieurs régions du pays, elle attaque principalement le maïs. Le gouvernement a déployé un plan d’actions de lutte contre ce nuisible afin d’en empêcher les ravages sur la production céréalière. En effet, en plus de la sensibilisation, le ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques met à la disposition des producteurs, des pesticides et des appareils de traitement phytosanitaire dans le but de combattre ce nuisible des cultures. Constat dans quelques régions !

« Mon champ de maïs de trois (03) hectares est infesté de chenilles. Et je ne suis pas le seul. En prenant en compte les champs de mes voisins, il y a environ trente (30) hectares de maïs ici et tout est infesté », a dit Mandé Kambou, un producteur du Sud-Ouest. C’était le 23 juin 2018 à Malba, une localité située à une quarantaine de kilomètres de Gaoua. Pour sauver son champ, a-t-il expliqué, il s’est procuré des pesticides sur la place du marché. Son voisin, Ollo Palenfo, s’est référé au chef de l’Unité d’appui technique (UAT), Sidiki Sako. De la Direction régionale de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques du Sud-Ouest, il a bénéficié de vingt (20) litres de pesticides homologués pour la lutte contre la chenille légionnaire. « Avec les producteurs voisins, nous allons nous concerter et pulvériser nos exploitations en même temps. Si l’un de nous traite son champ et son voisin ne le fait pas, la chenille va demeurer », prévient Ollo Palenfo.

A Bapla dans la Bougouriba, Zoubador Somé n’a pas attendu un appui en pesticides du ministère en charge de l’agriculture. Dès qu’il a constaté la présence de chenilles légionnaires dans son exploitation, il a acquis des pesticides pour traiter son champ. « Je me suis référé aux agents d’agriculture qui m’ont conseillé un produit. Je l’ai acheté et appliqué. Pour le moment, mon maïs se présente bien, contrairement à ceux qui n’ont pas encore traité leur exploitation », a confié Zoubador Somé. Son action semble avoir suscité un changement de comportement auprès d’autres producteurs. Judicaël Da, l’un des voisins de M. Somé, veut lui emboîter le pas. « Je n’ai pas encore traité mon champ, mais je vais le faire incessamment », a confié M.Da.

Dans la région du Sud-Ouest, la chenille légionnaire est présente dans toutes les provinces, souligne Sidiki Ouédraogo, responsable de la protection des végétaux de ladite région. « Nous avons un stock de plus de trois cents (300) litres de pesticides pour lutter contre ce prédateur. Un autre stock est en cours d’acquisition. Dès que la chenille est signalée, nous intervenons sur le terrain pour enrayer sa progression », ajoute Sidiki Ouédraogo.

Des mesures pour venir à bout du prédateur

agri1Autre région, même constat : la chenille légionnaire est bien présente dans les Cascades. A Yendéré tout comme à Nafona, les champs de maïs sont infestés par le ravageur. « Nous avons connu pour la première fois ce prédateur en juin 2017 et depuis lors, le ministère met tout en œuvre pour minimiser son action ; cela, à travers des campagnes d’information et de sensibilisation à la lutte contre ce nuisible », atteste le Directeur régional de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques des Cascades, Jean Marcel Oulé.

En outre, il a été procédé au lancement du « Projet d’appui pour la mise en place d’une stratégie de gestion durable de la chenille légionnaire d’automne (CLA) au Burkina Faso », le 28 avril 2018, à Douna dans la région des Cascades. Pour la phase pilote qui va durer dix-huit (18) mois, la mise en œuvre du projet concerne les régions des Cascades, du Centre-Ouest et du Sud-Ouest. Financé par l’Organisation des Nations-unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) à plus de cent trente millions (130 000 000) de francs CFA, il contribuera à la mise en place de soixante (60) Champs-Ecoles des Producteurs (CEP), destinés à la formation de mille cinq cent (1 500) exploitants dans les zones pilotes d’intervention du projet. Grâce à cette mise à niveau, les techniciens des structures d’appui-conseil et les producteurs pourront identifier rapidement les attaques et y apporter la riposte. Le projet doit aboutir à la finalisation d’un plan d’actions national de gestion durable du ravageur au Burkina Faso.

Par ailleurs, dans toutes les régions du pays, des brigadiers phytosanitaires ont été formés à la lutte contre le prédateur. Le gouvernement a acquis vingt mille (20 000) litres de pesticides et de nombreux appareils de traitement phytosanitaire pour des interventions efficaces.

DCPM/MAAH

infraLes travaux de réhabilitation de la Nationale n°7 Banfora-frontière Côte d’Ivoire sont achevés. Le 5 juillet dernier, le ministère en charge des infrastructures a organisé une cérémonie de réception officielle de l’infrastructure à Banfora. C’est le chef du gouvernement lui-même, Paul Kaba Thiéba, qui a présidé la cérémonie d’inauguration.

La voie Banfora-frontière Côte d’Ivoire était très endommagée. Les travaux de réhabilitation lancés par le gouvernement sont achevés. L’infrastructure est de nouveau praticable. La réhabilitation de cette voie a coûté 6 milliards 758 millions de francs CFA pour une distance de 72 Km. Selon les techniciens du ministère, elle est large de 9 mètres en rase campagne. Mais en agglomération, cette largeur est de 12 mètres. Les travaux ont consisté, explique le Directeur général de l’entretien routier, « à un recyclage de la couche de base et du revêtement existant, avec une amélioration aux concassés à 25%. Le revêtement est en enduit superficiel bicouches pour la chaussée et en monocouche pour les accotements». Pour le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, patron de la cérémonie, cette infrastructure va de nouveau faciliter le trafic commercial entre le Burkina et la Côte d’Ivoire. « Je salue le travail important qui a été fait pour réhabiliter cette route Banfora-Niangoloko-frontière Côte d’Ivoire. Cette route est l’une des principales voies d’approvisionnement économique du Burkina. infra2Elle relie notre pays à la Côte d’Ivoire, dont le port d’Abidjan est certainement l’un des plus importants en termes d’approvisionnement de notre pays.

C’est pourquoi je suis totalement satisfait et j’espère que nous aurons l’occasion dans les années à venir de construire des voies plus améliorées », explique-t-il. Le chef du gouvernement s’est dit conscient du fait que le mauvais état de cette route avait un impact négatif sur les échanges commerciaux, de même que sur la croissance économique. La Nationale n°7 est « vitale » pour l’économie du Burkina, a conclu le Premier ministre. Les responsables du ministère des Infrastructures ont délivré des attestations de reconnaissance aux entreprises qui ont réalisé les travaux.

La cérémonie a connu la participation des transporteurs routiers de Banfora. Et ils ont fait entendre leur voix, à travers leur délégué, El Hadji Amadou Soulama. Il a d’abord dit toute sa satisfaction pour la réhabilitation du tronçon.

Par la même occasion, il a soumis des doléances au gouvernement. Elles sont liées au bitumage des voies. C’est le cas de la route Orodara-Gaoua passant par Banfora et Sidéradougou. Son bitumage est très attendu par les transporteurs routiers. L’axe cité est, dit-il, en mauvaise posture et ne facilite pas le trafic. Il y a aussi l’axe Banfora-Mangodara qui serait dans le même état. infra3La situation « chaotique » de ces axes augmenterait le coût du transport du fait des pannes à répétition, selon lui. Les transporteurs routiers souhaitent que le gouvernement se penche sur leurs préoccupations. Même son de cloche du côté des autorités communales. Le maire de Banfora, Aboubacar Héma, a sollicité l’accompagnement du gouvernement pour faciliter l’accès à certaines zones. « Dans la commune de Banfora, plusieurs localités restent inaccessibles à certains moments de l’année », a-t-il dit. Le ministre des Infrastructures dit avoir pris note de ces doléances. Il rassure d’ailleurs que le gouvernement y travaille.

Avant la cérémonie d’inauguration, la délégation gouvernementale a visité le pont qui relie la ville de Bérégadougou à celle de Orodara. A en croire le ministre Bougouma, l’entreprise chargée de réhabiliter ce pont sera remplacée. Elle se serait avérée défectueuse. Le pont a été endommagé par la pluie il y a deux ans. « Nous avons pris des dispositions pour qu’une entreprise sérieuse prenne en main le reste du travail. D’ici un à deux mois, cette route sera à nouveau fonctionnelle en attendant son bitumage qui figure dans le PNDES », a annoncé Eric Bougouma.

En plus du Premier ministre et du ministre des Infrastructures, la cérémonie a connu la participation de certains membres du gouvernement, notamment le ministre en charge des transports, Vincent Dabilgou. infra4Les députés de la région des Cascades y ont aussi pris part. De même que la population de la zone.

sonabel

Dans le cadre de la modernisation de ses services, la SONABEL s’est dotée d’un nouveau logiciel lui permettant d’externaliser la vente des unités prépayées d’électricité. Après la rencontre en avril dernier avec les potentiels partenaires, la SONABEL a procédé le 27 juin 2018 au lancement officiel du système d’achat d’unités prépayées d’électricité par Orange money.

C’est effectif ! Désormais, où que vous soyez, partout au Burkina Faso et même dans les pays où le réseau Orange est opérationnel, achetez en tout temps vos unités prépayées d’électricité en composant : *144*4*2*6# et suivez les instructions.

L’un des défis les plus importants de la SONABEL dans sa stratégie de modernisation de sa gestion clientèle, après l’expérience concluante du payement des factures d’électricité postpayées via Orange Money, était assurément la possibilité d’acheter des unités prépayées d’électricité par le même système.

Il est bon de noter qu’à la date du 31 décembre 2017, la SONABEL comptait 131 851 abonnés au prépayé, soit 21% de l’ensemble de ses abonnés. L’objectif est de faire passer ce taux à 50% à l’horizon 2020. L’achat des unités prépayées via Orange Money arrive donc à point nommé et contribuera nul doute à l’atteinte de cet objectif.

Pour le Directeur Général de la SONABEL, François de Salle OUEDRAOGO, ce projet est l’aboutissement d’un long processus débuté depuis plusieurs années. La Société était bel et bien consciente des difficultés que les clients connaissaient pour payer leurs factures d’électricité ou leurs unités prépayées. C’est pourquoi elle a fait de la modernisation de sa gestion clientèle son cheval de bataille. C’était un challenge technique et commercial important à relever par les équipes techniques de la SONABEL et de ORANGE Burkina qui ont travaillé d’arrache pied afin que ce projet aboutisse.

Quant au Directeur Général d’ORANGE Burkina Faso, il a salué la perspicacité et la vision prospective du Directeur Général de la SONABEL, dont la disponibilité et l’engagement ont été déterminants dans ce projet.

Il a enfin invité les équipes techniques de la SONABEL et d’ORANGE à toujours travailler en bonne intelligence pour relever le défi de la sécurisation et de la fiabilisation du système pour gagner davantage la confiance des clients.

La SONABEL invite tous les abonnés au prépayé à saisir cette belle opportunité qui leur est offerte de payer leurs unités prépayées à partir de leur domicile, leur lieu de travail ou encore leur lieu de loisir.

Achetez vos unités prépayées d’électricité via Orange Money

C’est simple, rapide, économique et fiable !

Le Département Communication, Archives et Documentation

Pour faire face au déficit de puissance enregistré pendant cette période de canicule, la SONABEL a élaboré un Programme de délestage à l’attention de ses abonnés, particulièrement des villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. Ce programme de délestage à caractère indicatif tient compte de la totalité de l’offre d’électricité disponible en temps réel par rapport à la demande. Il est susceptible   d’être perturbé par des incidents fortuits pouvant affecter les équipements de production et de distribution en cette période de forte sollicitation.

Afin de faciliter la lecture et la compréhension de ce programme indicatif de délestage, les clients des villes de Ouagadougou et de Bobo sont répartis en trois (3) zones (A, B, C) et pour chacune des zones, sont précisées les périodes pendant lesquelles les clients sont susceptibles d’être privés d’électricité.

Les abonnés sont invités à le lire de la façon suivante :

-Etape 1

Repérer sa zone en parcourant les trois tableaux afin de retrouver soit son secteur, soit un immeuble, une entreprise ou un lieu public voisin de son lieu d’habitation ou de travail (A,B,C)

-Etape 2

Identifier le jour et la période de coupure (Consulter pour cela les jours de la semaine sur la ligne horizontale en haut)

Identifier ensuite les périodes probables de délestage qui sont inscrites dans les cases.

En cas de besoin, les clients peuvent appeler le call center de la SONABEL tous les jours ouvrables de 06h à 22h au 80 00 1130 ou le service de dépannage 24h/24h au 25 30 49 24 ou encore le département en charge de la communication au 25 30 49 53.

NB : Les heures indiquées dans le tableau sont celles pendant lesquelles les clients concernés sont susceptibles d’être privés d’électricité. Pour le reste du temps, ils sont normalement alimentés.

Cliquez ici pour télécharger le programme !

DSC 0042La Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) ne sera pas en mesure d’approvisionner convenablement ses clients. Au cours d’un point de presse le 9 mars, le Directeur général a annoncé un déficit journalier de 50 Mégawatts (MW) pendant la période de pointe. La suspension de l’approvisionnement des auto-producteurs d’électricité est envisagée par la SONABEL.

Le Burkina Faso est en période de pointe en matière de consommation d’électricité. Du fait de la canicule, la demande devient très forte. Mais depuis plusieurs années, les offres de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) n’arrivent pas à satisfaire cette demande. Cette année encore, la SONABEL fait face, impuissante, à cette situation. Il y a un déficit d’électricité. Et pas des moindres. « Le déficit de cette année est de 50 Mégawatts (MW) », a révélé le Directeur général de la SONABEL, François de Salle Ouédraogo.

Le DG donne les raisons de ce déficit. Il pointe du doigt le projet d’interconnexion Bolgatanga (Ghana)-Ouagadougou qui devrait pallier ce déficit. Malheureusement, dit-il, les travaux ne sont pas encore terminés. Il faudra attendre mai 2018. « Nos dernières visites de chantier chez le partenaire ghanéen indiquent que les travaux ne seront pas terminés avant mai 2018 », confie François de Salle Ouédraogo. L’interconnexion Bolgatanga-Ouagadougou devrait satisfaire, selon les responsables de la SONABEL, 25% de la demande actuelle d’énergie du Burkina Faso. Soit 100 MW. L’aboutissement de ce projet aurait donc, selon eux, comblé le besoin de 50 MW. La partie burkinabè aurait terminé ses travaux depuis décembre 2017, selon les responsables de la Nationale d’électricité.

L’autre raison du déficit actuel est la faible pluviométrie observée cette année, indique le DG de la SONABEL. Les barrages ne sont pas remplis. Cela diminue, ajoute-t-il, leur contribution pendant la période de pointe.

Quel apport de la Centrale solaire de Zagtouli ?

Lors de la cérémonie d’inauguration de la Centrale solaire photovoltaïque de 33,7 Mégawatt-crête (MWc) à Zagtouli, le DG avait indiqué qu’elle représenterait 5% de la production nationale. Elle devrait aussi injecter sur le réseau SONABEL 56 GWh par an. Mais elle ne peut pas satisfaire le déficit pendant la période de pointe. « Son appoint ne sera perceptible que dans la journée », souligne François de Salle Ouédraogo. Et il s’explique : « C’est une Centrale qui fonctionne avec le soleil. Quand il n’y a pas de soleil, la Centrale s’arrête. Elle n’est pas équipée de technologies qui permettent de stocker l’énergie. Ces technologies coûtent cher. Mais nous sommes en train de nous préparer pour voir dans quelle mesure nous pourrons les acquérir pour le stockage ».

Comment rendre disponible l’électricité pendant cette période ? La SONABEL entend suspendre l’approvisionnement en électricité des auto-producteurs. Ce sont les clients qui disposent d’installations électriques autonomes et qui peuvent fonctionner sans l’apport de la SONABEL. Le DG reconnait que cela deviendrait plus coûteux pour ces clients. Il s’agit généralement de grandes entreprises à grande consommation d’électricité. « Si ces auto-producteurs, qui sont raccordés au réseau, s’effacent pendant les périodes critiques, cela nous permettrait de disposer d’une vingtaine (20 à 25) de MW qui peuvent être mis à profit pour juguler le déficit », explique-t-il. Ils seraient déjà mis au courant de cette mesure. Et ils auraient même accepté le principe, sans contrepartie, selon les responsables de la SONABEL. C’est la toute première fois que la SONABEL, selon eux, intègre cette mesure dans la gestion des périodes de pointe au Burkina.

D’autres dispositions seront aussi prises pour réduire le déficit. Une campagne de communication sur le déficit prévisionnel, « l’efficacité énergétique et la maîtrise de l’énergie » sera lancée. La SONABEL veut aussi collaborer avec les auto-producteurs, renforcer la sécurisation de l’approvisionnement des centrales en combustibles. Elle annonce également vouloir « sécuriser et fiabiliser les réseaux de transport et de distribution ».

Les usagers de l’électricité aussi pourraient concourir à l’économie de l’énergie. « Il est important que l’ensemble des usagers de l’électricité se sentent concernés par la situation en ayant des réflexes d’économie d’énergie », suggère le DG. Des programmes de délestage, évolutifs en fonction de l’offre, seront publiés pour informer les clients.

La SONABEL rassure ses clients qu’elle mettra tout en œuvre pour que « l’impact du déficit soit moins que les autres années ».

Le Burkina Faso connait une électrification de 19%. L’interconnexion avec la Côte d’Ivoire rapporte 70 MW à la SONABEL. Le taux de croissance annuel de la demande en électricité du Burkina est évalué à 13%.

Par Lomoussa BAZOUN

corRESOLUTIONS DE L’ASSEMBLEE GENERALE

Du 13 au 15 juillet 2016, l’Assemblée Générale du Réseau des institutions nationales de lutte contre la corruption en Afrique de l'Ouest (RINLCAO) s’est tenue à Cotonou, au Bénin, à l'invitation de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC)du Bénin et sous les auspices de Son Excellence Monsieur le Président du Bénin, M. Patrice Talon.

Les membres suivants du RINLCAO ont participé à la réunion: ANLC (Bénin), ASCE-LC (Burkina Faso), HABG (Côte d'Ivoire), BVG (Mali), HALCIA (Niger), EFCC (Nigéria), ICPC (Nigéria), OFNAC (Sénégal), ACC (Sierra Leone) et CNLCSE (Togo). Des représentants de la CEDEAO, l'ONUDC et de la société civile ont également pris part à la réunion.

La séance d’ouverture a été présidée par le M. le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et de la législation du Bénin, Me. Joseph Djogbenou.

L'Assemblée Générale a apprécié les points suivants inscritsà l'ordre du jour, notamment:

  • les rapports d’activités et financier du RINLCAO de 2015,
  • le plan d’action 2016 du RINLCAO,
  • les TdR pour le personnel du Secrétariat Permanent du RINLCAO,
  • le projet de Règlement Intérieur du RINLCAO,
  • la mise en œuvre du Protocole de la CEDEAO et son mécanisme de suivi,
  • les rapports de chaque pays sur les activités anti-corruption menées en 2015,
  • un projet d'étude sur les institutions anti-corruption en Afrique de l'Ouest,
  • le projet de programme régional de l'ONUDC pour 2016-2020,
  • le projet de stratégie de la CEDEAO pour la protection des lanceurs d’alerte,
  • la collaboration entre les membres du RINLCAO et les médias, et
  • la mise en place de la cellule Norbert Zongo pour le journalisme d'investigation en Afrique de l'Ouest (CENOZO).

A la fin de la réunion et au titre des résolutions, l'Assemblée Générale du RINLCAO :

1. Adopte le rapport d'activités 2015 du RINLCAO et demande au Secrétariat permanent de préparer un rapport d'activités 2015-2016 complet, qui sera validé et publiéà la prochaine Assemblée Générale;

2. Demande au Trésorier Général d'élaborer un rapport complet sur la situation financière du RINLCAO avant sa prochaine Assemblée Générale;

3. Remplace M. Shollay Davies parM. Ady Macauley, Président de la Commission anti-corruption de la Sierra Leone, comme nouveau Trésorier du Comité Exécutif du RINLCAO, conformément à l'article 18 des Statutsdu RINLCAO;

4. Adopte le plan d’action2016 du RINLCAO, les TdR pour le personnel du Secrétariat Permanent du RINLCAO et le logo du RINLCAO;

5. Demande à tous les membres du RINLCAO de fournir des commentaires écrits sur le projet de Règlement Intérieur du RINLCAO et demande au Comité de Rédaction de se réunir à Abidjan, en Côte d'Ivoire, pour finaliser le projet de Règlement Intérieur du RINLCAO, afin qu’il puisse être adopté lors de la prochaine Assemblée Générale du RINLCAO;

6. Prend note de l'entrée en vigueur du Protocole de la CEDEAO sur la lutte contre la corruption avec les récentes ratifications du Niger et du Sénégal et encourage les membres à promouvoir l'application du Protocoleet encourage les pays qui n’ont pas encore ratifié à y adhérer;

7. Demande au Comité Exécutif du RINLCAO de rencontrer le Président de la Commission de la CEDEAO pour discuter de la collaboration entre la CEDEAO et le RINLCAO dans la promotion de la mise en œuvre du Protocole de la CEDEAO;

8. Demande au Secrétariat du RINLCAO, en consultation avec les membres du RINLCAO, d'élaborer des lignes directrices pour le suivi de l'application du Protocole de la CEDEAO et de faire rapport à la prochaine Assemblée Générale du RINLCAO;

9. Demande aux membres du RINLCAO de partager des copies électroniques de leurs rapports annuels publics avec le Secrétariat du RINLCAO et la Commission CEDEAO pour publication sur leurs sites respectifs;

10. Demande au Secrétariat RINLCAO de poursuivre les efforts pour finaliser le rapport du RINLCAO sur les institutions nationales de lutte contre la corruption en Afrique de l'Ouest en partenariat avec l'ONUDC avant la prochaine Assemblée Générale;

11. Adopte la stratégie de la CEDEAO pour la protection des lanceurs d’alerteet encourage les membres du RINLCAO à soutenir sa mise en œuvre et invites la Commission de la CEDEAO à organiser des programmes de sensibilisation sur cette stratégie à travers les pays membres;

12. Invite la CEDEAO à envisager l'élaboration d'un règlement de la CEDEAO sur la protection des lanceurs d’alerte;

13. Invite les membres du RINLCAO à fournir des commentaires écrits sur le Programme régional2016-2020 de l'ONUDC;

14. Encourage les membres du RINLCAO à poursuivre la collaboration avec les médias pour assurer une communication adéquate sur les activités des membres du RINLCAO et décourager la commission d'actes de corruption;

15. Se félicite de la mise en place de la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d'investigation en Afrique de l'Ouest(CENOZO) et encouragela CENOZO dans ses travaux ;

16. Soutient la décision du Conseil Consultatif de l'Académie Anti-Corruption du RINLCAO d'organiser la deuxième édition de l'Académie Anti-Corruption du RINLCAO auprès de l'Académie de l’EFCC à Abuja, au Nigéria, du 2 au 12 novembre 2016 ;

17. Prend note que la prochaine réunion du Conseil Consultatif de l’Académie du RINLCAO aura lieu le 2 Septembre 2016 à Dakar au Sénégal ;

18. Encourage les membres du RINLCAO à continuer à renforcer la collaboration bilatérale sur les mesures préventives et les enquêtes de corruption, et encourage le Secrétariat du RINLCAO à faciliter cette coopération, le cas échéant;

19. Exprime sa gratitude à l’Etat du Bénin pour son hospitalité et l’organisation efficace de cette Assemblée Générale du RINLCAO, en partenariat avec le Secrétariat du RINLCAO, la CEDEAO et l'ONUDC, ce qui a permis une réunion fructueuse;

20. Décide d'organiser la prochaine Assemblée Générale du RINLCAO à Dakar, au Sénégal, du 7 au 9 février 2017.

Assemblée Générale du RINLCAO, 15 juillet 2016

ceniSuite à la proclamation des résultats provisoires des élections municipales du 22 mai 2016 par la CENI, il nous a été donné de constater que des acteurs du processus électoral comprennent mal la détermination du nombre de sièges, obtenus par les Partis politiques et les Regroupements d’Indépendants dans les circonscriptions électorales.

Le Président de la CENI tient à rappeler à l’attention de ces acteurs, les dispositions suivantes du Code électoral servant de base au calcul des résultats et à la répartition des sièges :

Article 236 et suivants:

1°)- La circonscription électorale pour l’élection des conseillers municipaux des communes urbaines et rurales est le secteur et/ou le village.

Il est élu deux conseillers dans chaque village et/ou secteur de la commune.
Il est élu un conseiller supplémentaire dans chaque village ou secteur dont la population est égale ou supérieure à cinq mille habitants.

Nonobstant les dispositions ci-dessus, il est attribué d’office vingt conseillers à toute commune dont la population totale ne permet pas d’atteindre vingt conseillers par cumul des conseillers des villages et des secteurs.

2°)- La circonscription électorale pour l’élection des conseillers municipaux des communes urbaines à statut particulier (Ouaga & Bobo) est le secteur et/ou le village.


Il est élu dans chaque secteur de l’arrondissement, trois conseillers.

Il est élu un conseiller supplémentaire pour chaque tranche de quinze mille habitants. Toutefois, le nombre total de conseillers par secteur est limité à
six.


Il est élu deux conseillers dans chaque village de l’arrondissement. Il est élu un conseiller supplémentaire dans chaque village de l’arrondissement dont la population est égale ou supérieure à cinq mille habitants.


Les sièges sont donc pourvus à partir du nombre de voix obtenus par les Partis politiques et les Regroupements d’Indépendants secteur par secteur et villages par village, et non pas à l’échelle globale de la Commune ; ceci explique que des partis politiques bien qu’ayant obtenu un nombre plus important de voix dans une Commune peuvent se retrouver avec moins de conseillers dans cette Commune. Le nombre total des voix obtenus dans toute la Commune n’est donc pas un chiffre pertinent pour l’attribution des sièges.

Article 239 et suivants relatifs au mode de scrutin :

L’élection a lieu au scrutin de liste à un tour, avec dépôt de liste complète, à la représentation proportionnelle et à la plus forte moyenne, sans panachage ni vote préférentiel, conformément aux dispositions ci-après :

                        -  la commission électorale détermine le quotient électoral en divisant le nombre des suffrages exprimés dans la circonscription par le nombre de conseillers à élire dans ladite circonscription électorale ;

                        -  il est attribué à chaque liste autant de sièges de conseillers que le nombre de suffrages de la liste contient de fois le quotient électoral;

                        -  les sièges non répartis par application des dispositions précédentes sont attribués selon la règle de la plus forte moyenne.

        A cet effet, les sièges sont attribués successivement aux listes pour lesquelles la division du nombre de suffrages recueillis par le nombre de sièges qui leur ont été déjà attribués plus un, donne le plus fort résultat.

        Dans le cas où il ne reste qu’un seul siège à attribuer et si deux listes ont la même moyenne, le siège est attribué à la liste ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages.

        Et si des listes ont le même nombre de suffrages et la même moyenne, le siège est attribué à la liste ayant présenté le candidat le plus âgé. Si les candidats ont le même âge, il est procédé à un tirage au sort pour déterminer le candidat élu

C’est pourquoi la CENI qui a strictement appliqué ces règles, met à la disposition des partis politiques et regroupements d’indépendants en compétition, les résultats détaillés par circonscription c’est-à-dire par secteur et par village, sur support numérique et sur site www.ceni.bf et sur les sites partenaires www.municipales.gov.bf ou burkina2016.org pour consultation.

Le président de la CENI rappelle par ailleurs aux acteurs du processus électoral qu’à compter de la proclamation officielle des résultats qui a eu lieu le mercredi 25 mai 2016, et conformément à l’article 262 bis du Code électoral, il est loisible à tout candidat au scrutin, dans le délai de sept jours, de contester ces résultats devant le Conseil d’Etat.

                                                                                                     Pour le Président et par délégation

                                                                                           Le Secrétaire Général

                                                                                       Dramane Ernest DIARRA

                                                                                       Commandeur de l’ordre national

sonabelPour faire face au déficit de puissance de la pointe 2016, la SONABEL a élaboré un Programme de délestage à l’attention de ses abonnés particulièrement des villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. Ce programme de délestage qui a un caractère indicatif, tient compte de la totalité de l’offre d’électricité disponible en temps réel par rapport à la demande. Il peut également être affecté par les aléas des incidents fortuits pouvant affecter les équipements de production et de distribution en cette période de forte sollicitation.

Ce programme est applicable pour compter du mardi 29 mars 2016 et fera l’objet d’une mise à jour chaque fois que de besoin.

Dans le but d'en assurer une gestion efficace et efficiente, les clients des villes de Ouagadougou et de Bobo sont répartis en trois (3) zones (A, B, C) et pour chacune des zones, sont précisées les périodes pendant lesquelles les clients sont susceptibles d’être délestés.

Pour bien comprendre le programme de délestages 2016, les abonnés sont invités à le lire de la façon suivante :

-Etape 1

Repérer sa zone en parcourant les trois tableaux afin de retrouver soit son secteur, soit un immeuble, une entreprise ou un lieu public voisin de son lieu d’habitation ou de travail (A,B,C)

-Etape 2

Identifier le jour et la période de délestage (Consulter pour cela les jours de la semaine sur la ligne horizontale en haut)

Identifier ensuite les périodes probables de délestage qui sont inscrites dans les cases.

En cas de besoin, les clients peuvent appeler le call center de la SONABEL tous les jours ouvrables de 06h à 22h au 80 00 11 30 ou au 25 31 37 20, le service de dépannage 24h/24h au 25 30 49 24 ou encore le département en charge de la communication au 25 30 49 53.

NB : Les heures indiquées dans le tableau sont celles pendant lesquelles les clients concernés sont susceptibles d’être privés d’électricité. Pour le reste du temps ils sont normalement alimentés.

Cliquez ici pour télécharger le programme !

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