Affaire «frais de missions» a la direction générale de la modernisation de l’état civil : le DG délocalise tous les ateliers à Ouaga et recherche les sources du Journal

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Affaire «frais de missions» a la direction générale de la modernisation de l’état civil : le DG délocalise tous les ateliers à Ouaga et recherche les sources du Journal

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La sérénité n’est apparemment plus au rendez-vous à la Direction générale de la modernisation de l’état civil. Le DG, Maxime Bouda, chercherait à punir des agents qu’il considère comme étant les sources qui ont permis au Journal de révéler les affaires louches dans lesquelles il est englué (Cf. N° 255 du 5 décembre 2021).

Après la publication de l’article concernant les nombreux ordres de mission sur lesquels figure le nom du DG et pour lesquels il a perçu des frais alors qu’il n’a pas effectué le déplacement, il est à la recherche de ceux qui l’auraient « vendu » à notre Journal. Le DG, incapable de contester les faits qu’il a lui-même reconnu lorsque nous l’avons rencontré, cherche désormais des boucs émissaires qu’il considère comme des « moutons noirs de la maison » sur qui il tente de déverser sa colère inouïe. «L’atmosphère est électrique au service. Après la publication de l’article, il a délocalisé tous les ateliers à Ouagadougou. Le DG et son clan ont trouvé des coupables désignés qui seraient, selon eux, les auteurs des fuites. Ils accusent plusieurs agents », rapporte des sources proches de la Direction générale. D’autres sources au sein de la « maison » confirment.

Le DG n’adresserait même pas la parole à certains proches collaborateurs. Il ne confie aucune tâche aux agents qu’ils accusent d’être nos sources. Il a constitué un cercle fermé autour de lui. Il s’agit notamment d’agents qui ont profité de cette affaire de frais de mission perçus sans avoir effectué ces missions. Certains agents qui ont la confiance du DG ont déjà bénéficié de retombées relatives aux faits dont le DG lui-même est responsable. Le directeur de la législation et de la formation, Oury Konaté, dont le nom se trouve sur deux missions qui se sont déroulées exactement à la même date dans deux villes différentes par exemple, fait partie des hommes de mains du DG Bouda. Un autre agent fait partie de son cercle fermé : la directrice de l’identifiant unique et de la sécurisation des documents de l’état civil, Iness Pascaline Toé/yaméogo. Elle a signé des ordres de missions incluant le nom du DG alors que ce dernier n’a pas effectué lesdites missions. Elle est donc aussi dans le système du DG.

Selon nos sources, deux ou trois autres agents ont la confiance du DG et c’est seulement avec eux que la direction générale de la modernisation de l’état civil fonctionne actuellement. Une direction stratégique peut-elle fonctionner dans ce sectarisme aveugle, par la seule volonté d’un DG pris dans les mailles de plusieurs fautes de gestion ? Plusieurs agents craignent des affectations arbitraires dans les jours à venir, si rien n’est fait par la «nouvelle hiérarchie» du DG, notamment le ministre. En attendant, il règne en maitre et mène la vie dure aux agents de sa direction qu’ils accusent d’être des sources du Journal.

Dans les premières heures de la publication de l’article, l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption s’était saisie du dossier. Mais arrivée au ministère, elle s’est rendue compte, selon nos informations, que le même dossier avait été confié à l’Inspection technique des services du ministère. Cette Inspection semble cependant trainer les pas. Actuellement, la direction générale de la modernisation de l’état civil fonctionne quasiment au ralenti. Et le climat de travail est pratiquement « pourri ». Affaire suivre !

LB


Ecrit par Courrier Confidentiel