L’ANAC dote l’aéroport de Ouagadougou d’un détecteur d’explosifs

ifs2«Un système de sûreté de l’aviation n’a de force que celle que ses régulateurs, opérateurs et parties prenantes lui donnent». C’est dans la dynamique de donner corps à cette vision que l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) du Burkina Faso a organisé du 8 au 12 octobre dernier, une session de formation à l’endroit de la Police spéciale de l’aéroport (PSA) de Ouagadougou sur l’utilisation du détecteur d’explosifs EDV 3000

A l’ouverture des travaux, le Directeur général de l’ANAC, Abel Sawadogo, a situé les enjeux d’un tel renforcement des capacités: «Nos Etats, dans leur ensemble, ne sont pas épargnés des menaces de tous genres dont la recrudescence des actes terroristes ayant pour zone de prédilection nos aéroports. La tenue du présent atelier de formation sur le détecteur d’explosifs EDV 3000 se veut une réponse à ces actes d’intervention illicites».

Grâce à l’utilisation du détecteur d’explosifs EDV 3000, la police spéciale de l’aéroport de Ouagadougou entend prémunir la vie des usagers des aéronefs et des équipements utilisés sur sa plateforme contre toute forme d’explosion et minimiser, le cas échéant, les dégâts collatéraux qui pourraient éventuellement survenir.

Le détecteur d’explosifs EDV 3000 peut détecter les traces infimes des explosifs comme le C4, le TNT, la Dynamite, le PETN, le Semtex, le DMNB, le RDX, le Nitroglycérine et des explosifs plastiques. Il est le premier- et le plus reconnu au monde- des détecteurs portables explosifs prêts à fonctionner en 60 minutes et fournir une réponse en 15 secondes. C’est le seul dispositif portatif susceptible de détecter la présence d’explosifs plastiques. EDV 3000 détecte des traces de particules et de vapeur lors de la fouille des bagages, du courrier, des vêtements, des articles électroniques, des documents, des voitures et des conteneurs. Pour le moment, cet appareil est considéré comme le plus performant des détecteurs d’explosifs dans le monde.

explosifsLa session de formation a été assurée par le cabinet GES INC BF dont le siège social est à Washington. Au total, 120 policiers par vagues de 24 y ont participé.

Selon le Directeur général de l’ANAC, le renforcement continu des capacités des acteurs du secteur aérien est une priorité absolue pour l’atteinte des objectifs fixés par les autorités du Burkina Faso. Les enjeux de la sûreté et de la sécurité aérienne, essence de toute aviation civile, exigent une telle approche.

Tout en espérant que cette formation apportera une plus-value aux agents de la police spéciale de l’aéroport de Ouagadougou, le premier commandant du cockpit de l’ANAC les a exhortés à l’assiduité et aux échanges nourris et féconds en vue de contribuer à la mise en œuvre de façon efficace des normes de l’annexe 17 et aux dispositions de l’annexe 9 liées à la sûreté de l’aviation civile. Cela devrait ainsi contribuer à la construction d’un système de sureté de transport aérien efficace et durable au bénéfice de nos braves populations et des autres nations du monde.

(Source : ANAC-BF)

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