Le gouvernement des Etats Unis avec USAID célèbre le progrès historique dans la lutte mondiale contre les Maladies Tropicales Négligées

image0121 milliard de traitements administrés à 465 millions parmi les plus pauvres du monde - Près de 153 millions de traitements administrés au Burkina Faso - Plus de 62 millions de personnes bénéficiaires entre 2006 et 2013

Lundi 25 août 2014 - L'Agence américaine pour le développement international (USAID) a annoncé aujourd'hui qu‘à travers son programme de lutte contre les Maladies Tropicales Négligées (MTN), elle avait soutenu la distribution d’un milliard de traitements contre les MTN aux populations les plus pauvres du monde, atteignant environ 465 millions de personnes dans 25 pays au cours des 8 dernières années.

Les MTN affectent plus d’un milliard de personnes dans le monde – soit un sixième de la population mondiale - dont environ 800 millions d'enfants.

Ces maladies sont parfois mortelles – on estime qu’environ 500 000 personnes meurent chaque année des conséquences d’une MTN – mais elles sont aussi handicapantes pour des millions de personnes : Certaines de ces maladies rendent aveugles, d’autres provoquent des handicaps physiques lourds et des souffrances chroniques, d’autres quant à elles jouent sur l’état nutritionnel et donc sur le développement des individus, en particulier celui des enfants et des femmes en âge de procréer.

En plus de ces conséquences, ces maladies ont aussi des effets psychologiques et économiques désastreux pour les individus et pour leurs communautés. En effet, certaines personnes touchées par ces maladies sont confrontées à une forte stigmatisation dans leur communauté d’origine. D’autre part, elles doivent faire face à une importante perte de productivité et de revenus sachant que les populations touchées par les MTN sont souvent les plus pauvres et les plus marginalisées de ce monde.

Au Burkina Faso, on trouve 16 des 17 MTN répertoriées par l’Organisation Mondiale de la Santé. En effet, à l’exception de la maladie de Chagas, toutes les autres infections sont présentes et constituent des endémies majeures. Depuis ses débuts en 2006, le programme MTN de USAID a mis l'accent sur la mise en œuvre à grande échelle de programmes intégrés de lutte contre les maladies tropicales négligées. Il s’est agi, en particulier, d’appuyer le passage à l'échelle de programmes de traitement de masse permettant de lutter contre 5 de ces maladies pouvant être prévenues par la chimio-prophylaxie, c’est-à-dire la prise de médicaments. Ces maladies sont le trachome, la schistosomiase, l’onchocercose, la filariose lymphatique et les géo-helminthiases.

Avant le démarrage des campagnes de masse contre ces cinq maladies au Burkina Faso, tous les districts sanitaires étaient endémiques à une ou plusieurs de ces MTN avec des degrés d’endémicité différents. Ainsi, environ 14,2 millions de personnes étaient à risque de contracter une ou plusieurs de ces maladies.

Avec le soutien financier de l’USAID et l’appui technique d’Helen Keller International (HKI), le Burkina a déjà atteint des résultats extrêmement encourageants dans la lutte contre les MTN.

Près de 153 millions de traitements ont été fournis à plus de 62 millions de personnes entre 2006 et 2013 soit environ 19 millions de personnes traitées annuellement pour les cinq maladies. Il est a noté qu’une même personne peut recevoir plusieurs traitements pour différentes MTN.

Sur les 63 districts initialement endémiques à la Filariose Lymphatique, 22 districts ont pu arrêter le traitement suite à des enquêtes qui ont montré l’arrêt de la transmission de cette maladie après plusieurs années de traitements de masse annuels.

Sur les 30 districts endémiques au trachome suite à la cartographie de base, seulement 5 districts sont toujours en traitement, soit 25 districts qui ont pu arrêter les traitements de masse.

Plus de 7 millions de dollars ont été investis par le peuple américain entre 2011 et 2014 au Burkina Faso pour permettre la distribution de ces médicaments préventifs à toutes les populations à risque, soit près de 900 millions de FCFA chaque année.

Au niveau mondial, de 2006 à nos jours, USAID a pu appuyer 25 pays touchés par les MTN à fournir un milliard de traitements contre les MTN et ce résultat spectaculaire a été atteint en moins de huit ans.

Pour célébrer cet événement, l'USAID a lancé le 8 mai dernier une campagne appelée « appelée « Un Milliard et Plus: Accélérant les Actions visant à Eliminer les Maladies Tropicales Négligées d’ici 2020

Le Burkina Faso participera à cette célébration par l’organisation d’un cocktail auquel participeront les plus hautes autorités du Ministère de la Santé et de l’Ambassade des Etats-Unis, les partenaires bilatéraux impliqués dans la lutte contre les MTN et les ONG partenaires.

«Notre succès dans la plupart des pays où nous soutenons les ministères de la santé dans la réduction de la charge des MTN est en grande partie dû à la puissance des partenariats engagés - une pierre angulaire du programme MTN de USAID," explique le Dr Ariel Pablos-Mendez, Administrateur Adjoint du Bureau Mondial de la Santé de USAID. Le programme MTN de USAID est le plus grand partenariat public-privé dans les 50 ans d’histoire de l'Agence. Ce partenariat a facilité à ce jour des dons de médicaments d’une valeur de 6,7 milliards de dollars (soit plus de 3 216 milliards de FCFA) destinés aux populations dans le besoin, ce qui représente l'un des partenariats les plus rentables et les plus innovants en matière de santé mondiale. »

L'USAID appuie les ministères de la santé et de l'éducation des différents pays, qui sont souvent en première ligne dans la lutte contre les MTN au niveau communautaire, à cibler et à fournir un traitement de manière efficace à tous ceux qui en ont besoin.

Les dons de médicaments de plusieurs firmes pharmaceutiques jouent un rôle central dans le succès de ce programme. Cinq des médicaments nécessaires pour traiter les maladies tropicales négligées : l'albendazole, le mébendazole, le Mectizan ®, le praziquantel et le Zithromax ®, sont donnés gratuitement aux pays concernés par des firmes pharmaceutiques que sont GlaxoSmithKline, Johnson & Johnson, Merck et Co., Inc., Merck KGaA / EMD Serono et Pfizer, respectivement.

Au Burkina Faso, ce partenariat avec les programmes de donation des firmes pharmaceutiques suscitées permet de couvrir les besoins du pays en matière de médicaments chaque année et donc de mener les campagnes de traitement de masse dans l’ensemble des districts ciblés.

"Bien que ce soit un moment de célébration pour l'USAID et nos partenaires, nous devons continuer à travailler dur et plus intelligemment pour atteindre les objectifs énoncés dans la Feuille de Route de l'Organisation Mondiale de la Santé pour le contrôle et l'élimination des maladies tropicales négligées", dit le Dr Pablos-Mendez. "Beaucoup de médicaments indispensables sont disponibles grâce aux dons de nos partenaires pharmaceutiques, mais ces médicaments ne peuvent atteindre ceux qui en ont le plus besoin que lorsqu’on a l’assurance que des mécanismes et des plans distribution sont en place dans le pays. Il est maintenant temps d’augmenter ces investissements en provenance des pays et des bailleurs de fonds pour s'assurer que les médicaments contre les MTN seront fournis. Perdre cet investissement nous ferait revenir en arrière par rapport aux progrès réalisés à ce jour ».

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À PROPOS: Le programme MTN de USAID s'efforce de contrôler et d'éliminer cinq MTN (filariose lymphatique, onchocercose, schistosomiase, géo-helminthiase et trachome), qui causent des maladies évitables, beaucoup de souffrance et des invalidités majeures dans de nombreuses communautés parmi les plus vulnérables du monde. Le programme a soutenu la livraison d'un milliard de traitements à plus de 465 millions de personnes dans 25 pays à ce jour, contribuant à la prévention des maladies qui peuvent causer la malnutrition des enfants et sérieusement entraver leur développement mental et physique, ainsi que rendre les adultes incapables de travailler ou de gagner leur vie. En tant que leader mondial dans la mise en œuvre à grande échelle de programmes intégrés de traitement contre les MTN, USAID offre à certains des citoyens les plus pauvres du monde une occasion d'avoir une vie pleine et productive. Pour plus d'informations sur le programme MTN, prière de visiter le site de USAID : http://www.neglecteddiseases.gov/.

Le peuple américain, à travers l'Agence américaine pour le développement international, à fourni une assistance économique et humanitaire dans le monde entier depuis plus de 50 ans.

Pour plus d'informations sur USAID et ses programmes, s'il vous plaît visitez www.usaid.gov

OPPOSITION POLITIQUE : Consignes pour la marche-meeting contre le référendum le 23 août 2014

ZephvConcitoyennes, Concitoyens, Populations de Ouagadougou et du Kadiogo,

Je voudrais, au nom de toute l’Opposition Politique burkinabè, saluer votre détermination à rejeter vigoureusement et de manière républicaine, le référendum, la révision de l’article 37 et le pouvoir à vie.

Le Samedi 23 Août 2014, nous allons une fois de plus nous rassembler à Ouagadougou et marcher.

Le rassemblement aura lieu à 06h00 au Terrain vague situé à environ 100 mètres du Rond-Point de la Patte d’Oie. L’itinéraire qui sera suivi est :

Terrain vague situé à environ 100 mètres du Rond-Point de la Patte d’Oie- Route Ouaga 2000 jusqu’à la station PETROFA -Route Lycée des Nations et Universalis–Route Savane FM–Route Marché de Paglayiri– Terrain vague situé à environ 100 mètres du Rond-Point de la Patte d’Oie.

Pour garantir le succès de notre manifestation et assurer la plus grande sécurité des participants, nous devons nous conformer aux consignes du comité d’organisation.

De ce fait, je vous invite à respecter scrupuleusement les mesures non exhaustives ci-après :

-         Le rassemblement au Terrain vague situé à environ 100 mètres du Rond-Point de la Patte d’Oie commence à 06 h00. La ponctualité est de rigueur, afin que la marche puisse démarrer à l’heure ;

-         Tous les manifestants doivent se rendre au point initial de rassemblement, qui est le Terrain vague situé à environ 100 mètres du Rond-Point de la Patte d’Oie. Ils doivent éviter tout rassemblement parallèle, à quelque lieu que ce soit, avant, pendant et après la marche ;

-         Les manifestants doivent prêter une attention particulière aux consignes qui seront données avant le début de la marche ;

-         Il est fortement demandé aux organisations participantes de prendre contact avec le service de communication du CFOP (Mr Konkobo) pour l’harmonisation des slogans, banderoles, et autre messages.

-         La marche se déroulera en suivant un agencement et un ordre qui seront annoncés par le comité d’organisation avant le début de la marche ;

-         Nul n’est autorisé à commencer la marche avant le signal officiel qui sera donné par le Chef de File de l’Opposition ;

-         Il est impératif de se conformer strictement à l’itinéraire officiel retenu par le comité d’organisation et de le parcourir uniquement dans le cadre du cortège officiel ;

-         Tout manifestant qui ne se conformerait pas à l’itinéraire, à l’agencement et à l’ordre établis par le comité d’organisation, ou qui ne respecterait pas les consignes de sécurité   sera immédiatement expulsé du cortège ;

-         Il est strictement interdit d’être en possession de quelque arme ou projectile que ce soit : arme à feu, couteaux, flèches, lances, cailloux, pointes, bois, etc. ;

-         Il est strictement interdit aux manifestants de provoquer les forces de l’ordre, de les agresser physiquement, de les injurier, de jeter vers eux des projectiles, ou de bousculer les barrières de sécurité ;

-         Il est demandé aux manifestants de ne pas répondre aux injures et autres provocations que des adversaires de la marche pourraient proférer en direction du cortège ;

-         Il est strictement interdit aux manifestants de se bagarrer ou de proférer des injures au sein du cortège ;

-         Il est strictement interdit de détruire les feux rouges, de dégrader les bâtiments, de casser les boutiques des commerçants, ou de piller les étals des marchands ;

-         Toute personne qui se livrerait à des provocations, à des casses, ou qui tenterait de semer le désordre, sera maitrisée par le service de sécurité à ses dépens ;

-         Il est fortement recommandé aux manifestants de se munir d’un sachet d’eau pour se désaltérer, et d’un mouchoir pour éponger la sueur ;

-         Une fois la manifestation terminée, les manifestants sont invités à regagner leurs domiciles dans le calme, à éviter strictement tout attroupement et à ne pas répondre aux éventuelles provocations.

-         Dans tous les cas et dans toutes les situations, avant, pendant et après la manifestation, les manifestants sont invités à respecter scrupuleusement toutes les instructions du Service d’ordre du comité d’organisation.

Concitoyennes, Concitoyens, Peuple du Burkina,

Il est impératif, pour le succès de notre lutte, que ces consignes soient respectées à la lettre.

La direction politique de l’Opposition lance un appel spécial à la jeunesse militante de notre pays, pour qu’elle fasse preuve de grande discipline et de forte retenue avant, pendant et après la marche. Nous devons continuer à montrer à tous les Burkinabè et à la face du monde que nous sommes des opposants fermes mais responsables, combatifs mais attachés à la sauvegarde de la paix sociale, soucieux de la sécurité des personnes et des biens, et capables de faire entendre nos revendications dans l’ordre et la discipline.

J’accorde une importance particulière au respect strict des dispositions sus-énoncées.

Ouagadougou, le 21 août 2014

Le Chef de File de l’Opposition

Zéphirin DIABRE

Ebola: le Front Républicain invite à la vigilance

Ebola vaccin

-  Considérant la fragilité des systèmes de santé dans notre sous–région ;

-  Considérant les pratiques sociales africaines en général et mortuaires, en particulier ;

-  Conscient que le Burkina Faso est un pays d'accueil et de transit depuis des millénaires ;

- Convaincu que nos économies sont encore en transition et restent sensibles à tout événement à portée humaine ou économique dommageable;

- Soucieux de préserver le rôle de plaque tournante du Burkina Faso en Afrique de l’Ouest ;

- Déterminés à jouer leur rôle de propositions politiques et sociales ainsi que de conscientisation des populations burkinabè ;

NOUS, Partis Membres du Front Républicain :

- félicitons le Gouvernement pour les mesures de prévention annoncées pour une riposte à une éventuelle attaque du virus Ebola ;

- invitons le Gouvernement à redoubler de vigilance préventive face à cette maladie dont le traitement efficace reste à trouver ;

- lançons un appel vibrant à la population pour le respect strict des mesures d'hygiène et de précaution telles que préconisées par le ministère de la santé burkinabé et les Organisations sanitaires internationales ;

-  rappelons la nécessité d’une solidarité nationale en vue de la lutte contre la maladie de la fièvre Ebola ;

-  appelons la communauté scientifique nationale et internationale à accélérer les recherches pour un traitement approprié de cette pathologie qui peut, si une riposte efficace n'est pas trouvée, avoir une répercussion sanitaire et économique internationale sévère et durable.

 

Ouagadougou, le 17 Août 2014

Pour les membres du Front Républicain

 

 Les Co- présidents

 

Assimi KOUANDA                           Hermann YAMEOGO


Assimi KOUANDA              Herman YAMEOGO

 








  

CAMBRIOLAGE DU BIMENSUEL COMPLEMENT D’ENQUETE : La SEP met le gouvernement devant sa responsabilité

Ph lefaso.netLe Bimensuel Complément d’Enquête a été l’objet d’un cambriolage dans la nuit du 15 au 16 août 2014. Des individus non encore identifiés ont pénétré dans les locaux du journal situé au premier étage d’un immeuble au quartier Dapoya à travers une des fenêtres. La porte du directeur de publication a été défoncée par la suite et du matériel a été emporté ainsi que de l’argent. Il s’agit notamment : d’une tablette, un ordinateur portable, une somme de 350 000 Francs CFA appartenant au directeur et le téléphone baladeur du journal. Ces malfrats ont fait main basse sur certains matériels de travail et pas d’autres en l’occurrence ceux de plus grande valeur marchande. Un ordinateur de marque iMAC encore dans l’emballage de près de deux millions a été laissé sur place au profit d’un téléphone baladeur. Une attitude sélective et de ciblage des objets bien curieuse qui en dit long et laisse croire que les mobiles et les intentions de ces cambrioleurs sont similaires à ceux des cas de cambriolage ces derniers temps dans les sièges de journaux burkinabè. Un membre de la Société des éditeurs de la presse privée (SEP) s’est rendu dans les locaux du Complément d’Enquête dans la soirée du samedi 15 Août 2014. Le directeur du journal, Frédéric Ilboudo et les journalistes sont moralement abattus et éprouvent une sérieuse crainte pour la sécurité de leur propre personne et celle de leurs locaux pour les jours à venir. Le journal a porté plainte et les enquêtes sont en cours.

En rappel, l’incident au siège du Complément d’Enquête vient s’ajouter à ceux antérieurs de l’hebdomadaire l’Opinion et du bimensuel l’Evènement. Les incidents sont intervenus seulement en moins d’un trimestre et sont trait pour trait identiques. Malheureusement, aucun de ces cas n’a encore fait l’objet d’élucidation par l’Autorité compétente en la matière. Les enquêtes se suivent et se ressemblent. Elles sont toutes restées, jusque-là, l’ombre d’elles-mêmes, n’ont jamais pu permettre d’arrêter un seul des auteurs et de faire la lumière sur ces rocambolesques et honteux cambriolages.

Cependant, l’on constate avec désolation qu’il y a une sorte de quasi laxisme des pouvoirs publics et un mépris des gouvernants pour les menaces contre l’existence de la presse et la sécurité des journalistes. En effet, si des cambrioleurs sont libres de persister dans cette atteinte à l’intégrité de la presse en récidivant dans leur actes de sabotage et de terreur morale contre la presse, il est clair que cela procède du mépris des gouvernants burkinabè en particulier pour les journalistes et leur profession qu’ils ne protègent pas suffisamment en dépit de leur responsabilité régalienne de sécuriser les institutions et piliers de la démocratie dont la presse, de même que les citoyens et leurs biens. Il y a un manque de considération et ce qui semble être une volonté sournoise de ne point secourir la presse face à la terreur et à la violence des prédateurs de la liberté d’expression et de la démocratie aux fins d’aboutir à son bâillonnement et à son silence comme peuvent l’attester certaines attitudes : Manque de célérité dans les enquêtes, indifférence devant les graves menaces contre les journalistes et leurs locaux, indifférence devant l’alerte du rédacteur en chef de L’Evènement qui dénonce de graves menaces qui pèsent sur sa sécurité et sa vie, inaction en matière de sécurité de la presse. Un fait anecdotique mais gravissime qui rend compte des risques qu’encourent les journalistes se trouve dans les propos d’un officier de police judiciaire, censé protéger le journaliste, enquêtant au siège du Complément d’enquête. A l’étonnement de son collègue que les organes soient la cibles d’attaques, répondra : « c’est parce que les journalistes parlent trop. »

Le contexte actuel de la presse burkinabè, dont les alertes ne semblent nullement émouvoir et sont classé comme de simples faits divers, rappelle celui qui a prévalu et précédé au lâche assassinat du journaliste Norbert Zongo et ses quatre compagnons en décembre 1998. Plus de seize années après, la disparition du journaliste émérite n’a pas connue de suites, les auteurs et les commanditaires courent toujours. Cette disparition planifiée du directeur de publication de l’indépendant pour le simple fait de son métier qu’il exerçait dans l’indépendance et la liberté hors de toute compromission et influence en tout genre doit être le dernier crime et sacrifice commis sur l’autel des intérêts politiciens. La presse ne doit être l’otage de personne ni le journaliste comme un instrument au service de quiconque.

La SEP interpelle vigoureusement le gouvernement à prendre ses responsabilités afin que la série noire des cambriolages et tous les attentats à la liberté de la presse prennent fin incessamment et qu’il fasse de la sécurité des journalistes et de la liberté de la presse sa priorité urgente. Par ailleurs, elle se réserve le droit légitime, si rien n’est fait, d’entreprendre toutes les actions en son pouvoir pour faire entendre sa cause auprès de la communauté nationale et internationale. Au regard de tout ce qui précède, la SEP :

  • Condamne énergiquement le cambriolage du siège du Complément d’enquête et réclame toute la lumière sur cet énième viol de l’espace médiatique et d’atteinte à la liberté de la presse;
  • Témoigne tout son soutien et son réconfort au directeur de publication, aux journalistes et au personnel de l’organe ;
  • Proteste vivement contre le laxisme des pouvoirs publics, la banalisation et le mépris à l’égard de la presse et des journalistes face aux menaces répétées contre leur liberté et leur sécurité ;
  • Exige dans les plus brefs délais les résultats des enquêtes concernant tous les cambriolages perpétrés au sein des organes de presse (L’Opinion, l’Evènement, Complément d’Enquête) ;
  • Invite le gouvernement burkinabè à tout mettre en œuvre pour que cessent les attaques contre la presse et ses acteurs et que le libre exercice du métier du journalisme soit une réalité désormais sans risque pour les journalistes au Burkina Faso ;
  • Appelle les professionnels des medias à redoubler de vigilance et à intégrer les réflexes de sécurité dans leur environnement au quotidien. sildenafil supplies uk

Ouagadougou, le 17 août 2014

Le président

Sy Moumina Chérif