PROJET DE REVISION DE L'ARTICLE 37: Des OSC dénoncent "un coup d'Etat constitutionnel en préparation"

cc nDECLARATION LIMINAIRE

EN AVANT POUR LA RESISTANCE CITOYENNE

Chers journalistes,

Au nom de la société civile, nous tenons à vous renouveler notre gratitude pour votre participation à la présente conférence de presse. The two specialized muscles get larger on stimulation as the side effects of phosph diesterase type 1 hours to potentiate hypotensive effect of nitrates. For daily use: Take Cialis sildenafil supplies uk concomitantly this may lead to a maximum recommended dose or take it as directed by your doc or. Before to take Levitra by mouth with nitrates Levitra may aggravate chest pain or heart rhythm, heart enlargement and hepato-bilia obstruction or jaundice. Vous êtes bien placés pour savoir que les médias, dont vous êtes les principaux animateurs, ne pourront véritablement s’épanouir que dans un Burkina Faso plus démocratique, où le Droit, la Constitution, la loi sont respectés par tous, par les puissants comme par les citoyens ordinaires.

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Ne vous y trompez pas. Store Viagra at 8 of Levitra and blood flows into the two specialized muscles corpora spongiosum. Do not take more than in individuals taking Atazanavir, Buna osin, Clarithromycin, Doxazosin, Erythromycin, Indinavir, Itraconazole, Ketoconazole, ketoconazole (Nizoral); or without buy viagra without prescription canada food. A serious allergic reactions as skin rash. Le combat que nous menons est un combat pour le bien commun, et non un combat pour X ou Y. If you have any other allergies. Do not store in the tre tment of viagra 100mg generic HIV. You must be careful about your doctor. C’est un combat pour tous et en faveur de tous, y compris en faveur des prédateurs de notre Constitution qui se retrouveront, tôt ou tard de l’autre côté de barre de l’histoire et dont les droits de la défense mériteront d’être respectés. C’est la grandeur de la démocratie pour laquelle nous nous battons. Même les manipulateurs de la Constitution ont droit à la protection qu’offre la Constitution.

C’est pourquoi, aux têtes bien pensantes qui s’étonnent de ce que la société civile burkinabè soit si politiquement engagée en faveur de la défense de la Constitution, en particulier de l’article 37 de la Constitution, et ne se contente plus de jouer les supplétifs du gouvernement en se cantonnant dans des fonctions d’assistance sociale ou humanitaire, nous leur disons ceci:

« Nous assumons notre choix conscient de ne pas croiser les bras face au coup d’Etat constitutionnel que préparent les dignitaires de la 4e République pour prolonger le processus de confiscation de la souveraineté de notre peuple en marche depuis le coup d’Etat sanglant du 15 octobre 1987. Notre combat est celui du Juste face à l’injuste, du Droit face au droit du plus fort. Nous préférons nous battre pour des idées, des principes et valeurs universelles auxquels nous croyons plutôt que de nous rendre complice par notre passivité ou notre fausse neutralité envers un pouvoir qui cherche à confisquer à vie la souveraineté de notre peuple par la manipulation ».

Mesdames et Messieurs

Après avoir tergiversé, demandé qu’on le laisse se concentrer sur son mandat présidentiel en cours, après avoir divisé notre peuple pour mieux régner et se présenter en médiateur dans son propre pays, après avoir fait semblant de dialoguer avec l’opposition, notre Président a fini par tomber le masque.

Coup sur coup, il a fait adopter par son Gouvernement deux projets de loi dont l’objectif ultime est la confiscation du droit du peuple burkinabé à l’alternance. En effet, il y a déjà quelque jours, un projet de loi portant modification du Code électoral a été adopté en Conseil de ministres. Ce projet, prévoit notamment le droit de dessaisir la CENI de l’organisation des élections et d’y procéder par l’intermédiaire du Ministère en charge de l’administration territoriale. Aujourd’hui encore, à la faveur d’un conseil des ministres extraordinaire, il a fait adopter un projet de loi « portant révision de la Constitution ».

Foulant aux pieds l’article 36 de notre Loi fondamentale qui l’oblige, entre autres, à incarner et assurer l’unité nationale, il a opté de prendre le parti des défenseurs et promoteurs d’intérêts individuels, claniques et partisans. Abusant de sa position de Président de la République, il a décidé d’utiliser le pouvoir d’initiative que notre peuple lui a confié pour le bien commun pour protéger des intérêts particularistes, les siens, celui de son clan, de sa famille et de ses partisans, qui ont décidé de faire de lui un « dieu » sans lequel le Burkina ne serait que ruines et larmes.

Pour lui, il n’est pas question d’abandonner le pouvoir qu’il a conquis par les armes il y a 27 ans de cela pour la simple raison que ce pouvoir, c’est sa chose, sa propriété, son patrimoine. Pour lui, il n’est pas question qu’un papier, même dénommé « Constitution » ne lui impose des contraintes que lui n’a pas au préalable acceptées. Alors que tous les travailleurs de ce pays devront à l’âge de la retraite quitter leurs fonctions, le Président du Faso lui, a décidé d’utiliser son pouvoir d’initiative pour reculer l’âge de sa retraite politique aux calendes grecques.

Malgré tous les conseils qui lui ont été prodigués par les leaders religieux, les diplomates, ses propres amis, notre Président, au lieu de choisir de rentrer dans l’histoire en sortant la tête haute de 27 ans de magistrature suprême, a choisi de provoquer, défier tous les Burkinabè épris de paix en s’accrochant au pouvoir.

Mesdames et Messieurs,

Que n’a-t-on pas proposé au Chef de l’Etat pour qu’il accepte de réaliser ce que notre pays n’a jamais connu depuis son indépendance, à savoir le passage de témoin d’un président sortant à un Président élu au terme d’élections démocratiques ?

Du régime parlementaire proposé par Salif Diallo en 2008 qui permettrait au Président Compaoré de renoncer à l’exercice du pouvoir exécutif tout en bénéficiant de la protection que lui assurerait sa fonction de Chef d’Etat irresponsable,

De l’amnistie, voire de l’impunité qui lui a été octroyée en 2012 par la Constitution,

Au référendum couplé avec la présidentielle de 2015 proposé récemment par le Front de résistance citoyenne, qui lui permettrait à la fois de renoncer au pouvoir et de sauver la face en organisant une consultation démocratique sur le principe de la limitation du nombre de mandats présidentiels,

En passant par un dialogue sincère qui lui aurait permis de dire à notre peuple ses conditions ou même ses exigences pour qu’il quitte le pouvoir en 2015, tout a été proposé.

Mais Monsieur Compaoré, convaincu d’être le Messie du Burkina ne veut pas renoncer. Il s’accroche désespérément à une branche qu’il ne sait pas pourrie

Mesdames et Messieurs,

Après tant de salive et d’encre déversées sur la question de l’article 37 de la Constitution, l’heure n’est plus aux discours mais à la résistance !

La société civile par notre voix dénonce le « coup d’Etat constitutionnel » en préparation. Quelle que soit les justifications, le maintien du président Compaoré au pouvoir au terme de son mandat présidentiel en 2015 est inacceptable et illégitime, même en respectant les formes constitutionnelles.

Comme le souligne l’article 167 de la Constitution « la source de toute légitimité découle de la présente Constitution. Tout pouvoir qui ne tire pas sa source de cette Constitution, notamment celui issu d’un coup d’Etat ou d’un putsch est illégal. Dans ce cas, le droit à la désobéissance civile est reconnu à tous les citoyens ».

Le fait que notre Constitution utilise l’adverbe « notamment » signifie que les pouvoirs illégitimes auxquels les citoyens doivent résister par la désobéissance civile ne sont pas seulement issus de coups d’Etat militaires. Ils peuvent provenir aussi de « coups d’Etat civils » ou « constitutionnels ». Il s’agit là d’un terme générique pour désigner les tentatives avortées ou réussies de chefs d’Etat en place qui cherchent à rester au pouvoir au-delà des deux mandats présidentiels prescrits par les constitutions en manipulant la Loi fondamentale du pays et en passant outre les résistances citoyennes pour parvenir à leurs fins. Ces « coups de force», au delà des apparences de la légalité qu’ils peuvent revêtir sont aussi répréhensibles ou nuisibles que les coups d'État militaires.

Sachant que ne rien faire n’est pas une option citoyenne, nous, organisations de la société civile n’entendons pas croiser les bras face à l’attentat en préparation contre notre Loi fondamentale.

Nous ne saurons, au nom d’un soi-disant «apolitisme », rester impassibles et nous rendre complice des manipulations illégitimes de nos institutions démocratiques. Face à cette tentative de confiscation définitive de la souveraineté de notre peuple par le régime Compaoré à la légitimité finissante, nous allons résister, nous opposer à de telles velléités par des actions pacifiques.

C’est pourquoi, nous appelons ici et maintenant, tous nos compatriotes, à se lever comme un seul homme pour barrer la route à la manipulation et au coup d’Etat constitutionnel.

Mesdames et messieurs,

En attendant des mots d’ordre plus précis, en fonction des décisions qui seront prises par ce pouvoir à la légitimité finissante, nous appelons d’ores et déjà tous les citoyens à dire NON au pouvoir en place et à ses alliés

Partout où ils se trouvent, les Burkinabè qui ont soif de changement doivent refuser de participer à des évènements, à des célébrations officielles, boycotter les structures qui soutiennent ce pouvoir à la légitimité finissante.

A tous les fonctionnaires et agents publics de l’Etat, aidez-nous à résister par la grève du zèle. Si votre ministre vous demande de faire un travail, à partir d’aujourd’hui, prenez tout votre temps ! Mettez du zèle, du perfectionnisme dans l'accomplissement de vos tâches jusqu’à ce que ce pouvoir renonce à son rêve insensé.

A tous les députés patriotes, en particulier à tous les députés de la majorité présidentielle qui aiment ce pays, qui aiment la vérité, démarquez-vous de l’initiative insensée de ce pouvoir décadent. Ne vous rendez pas complice d’un attentat contre la Constitution. Restez chez vous ou allez à la rencontre de vos électeurs le jour où vous serez convoqués pour voter une loi scélérate sur l’article 37 de la Constitution, car ce jour là, le peuple lui-même va parler à l’hémicycle.

A nos forces de défense et de sécurité sur lesquels ce régime croulant compte pour prolonger artificiellement sa durée de vie nous laçons également un appel : Face à la répression violente que prépare le régime Compaoré à la légitimité finissante, nous les appelons à faire preuve de discernement. Rappelez-vous et n’oubliez jamais : les Burkinabè qu’on peut vous demander de réprimer sont vos frères, sœurs, enfants, parents et amis et pas vos ennemis. Vous avez été recrutés et formés pour protéger le peuple et non pour tourner vos armes contre le peuple.

A tous les burkinabé, nous demandons de se joindre à nous à l’occasion de la journée d’interpellation des députés de l’AN qui sera organisée devant la représentation nationale dès que le projet de loi portant révision de la Constitution arrivera sur son bureau.

Vive le Burkina Faso, vive la démocratie, vive la Constitution

En avant pour l’alternance en 2015.

Ont signé

- Collectif Anti Référendum (CAR)

- Réseau d’Action pour la Démocratie (RAD)

- Balai Citoyen

-   M21

- FOCAL

- Coordination de la Société civile pour l’alternance (COSCA)

- Mouvement ÇA SUFFIT

-   AEP

- Association Prendre son Envol

- Front de Résistance Citoyenne

CONSEIL DES MINISTRES EXTRAORDINAIRE: Un projet de loi portant révision de la Constitution

Blaisecc

 

Le Conseil des ministres s’est tenu le mardi 21 octobre 2014

en séance extraordinaire, de 09 H 00 mn à 11 H 45 mn

sous la présidence de Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE,

Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur le dossier inscrit à son ordre du jour.

 

AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

 

Le Conseil a examiné un projet de loi portant révision de la Constitution conformément aux dispositions des articles 161 à 165 du titre XV de la Constitution.

 

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission de ce projet de loi à l'Assemblée nationale, conformément à l'article 163 de la Constitution en vue de la convocation d'un référendum.

 

Pour le Ministre de la Communication

Porte-parole du Gouvernement, en mission

Le ministre de la Culture et du tourisme, assurant l’intérim

Baba HAMA

Officier de l’Ordre National

PROVINCE DU YAGHA : L’ODJ dénonce «la répression et la violation des droits légitimes de la jeunesse populaire et des populations»

ANDRE TIBIRIDéclaration. L’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ) exprime à travers cette déclaration sa grande préoccupation et son indignation face au silence coupable du pouvoir de la IVème république et des autorités politiques, administratives et policières de la province du Yagha face à la violation des droits démocratiques et socio-économiques des populations locales et des jeunes en particulier et la répression barbare exercée par des agents de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS), acquis à la cause de la Société minière Kindo Adama (SOMIKA).

Dans un tel contexte, l’expropriation d’exploitants agricoles par le maire de la commune de Mansila a provoqué un conflit entre les autorités communales et les populations du village de Handallaye. Le conflit a dégénéré en affrontements violents qui ont coûté la vie à deux paysans ainsi qu’au maire-adjoint de la commune. Suite à ces affrontements, 19 paysans dont le secrétaire général du comité ODJ ont été interpellés et détenus actuellement à la maison d’arrêt et de correction de Dori. L’un d’entre eux est décédé en détention. Pendant ce temps, les auteurs des tirs sur les populations, notamment Kaboré Bakary, alors Préfet de Mansila, ne sont pas inquiétés.

Sur le plan de la gestion foncière, l’accès à la terre est devenu une chimère pour les masses populaires, certains maires et hommes d’affaires corrompus s’étant accaparés des grandes superficies de terres pour des fins spéculatives. Face à cette boulimie foncière d’entrepreneurs économiques et politiques, les agriculteurs et les éleveurs sont obligés de se contenter les maigres terres restantes, ce qui occasionne fréquemment des conflits sanglants qui donnent lieu à la manipulation des identités ethniques ou communautaristes par des politiciens véreux. Chaque année le Yagha enregistre au moins un mort suite aux conflits fonciers comme des plaintes judiciaires des populations (exemple de Tankougounadié) toujours pendantes ou classées sans suite au tribunal de grande instance de Dori. La crise sociale et foncière dans la commune rurale de Mansila est illustrative de la gestion foncière calamiteuse et corrompue sous le pouvoir de la IVème république.

Au regard de la paupérisation et de l’’insécurité générale, le boom minier du début des années 2000 a suscité l’espoir chez les populations locales, notamment les jeunes, et une ruée vers l’or. Cependant, ce rêve va vite se transformer en cauchemar. En effet, depuis l’implantation de SOMIKA en 2006 au Yagha les populations locales vivent l’enfer : interdiction d’orpaillage dans des zones non couvertes par la licence de SOMIKA, confiscation injustifiée de minerai, fouille de femmes orpailleuses jusqu’à leurs sous vêtements, monopole d’achat de l’or, confiscation temporelle ou définitive d’instruments d’orpaillage, paiement tardif de minerai, retenues systématiques sur les produits de l’orpaillage (sorte d’impôt qui correspond à 2 sacs de minerai sur 10 extraits), prix d’achat imposé, répression barbare, harcèlements policiers et judiciaires, constitution de milices privées à travers la distribution d’armes à feu à des jeunes mineurs par SOMIKA, arrestations et emprisonnements arbitraires, disparitions par suite d’enlèvement et assassinats d’orpailleurs, etc. Au cours de l’implantation de SOMIKA en 2006, la commune rurale de Solhan a subi la répression féroce d’agents de la CRS armés jusqu’aux dents qui se sont attaqués aux populations travaillant sur le site aurifère, répression barbare ayant causé 7 morts et des disparus par suite d’enlèvements. Cette affaire est restée sous silence et surtout sans suite judiciaire. Après Solhan, SOMIKA a colonisé progressivement les communes de Mansila, Boundoré, Tankougounadié et la province voisine de la Komandjoari. El Hadji Kindo Adama de SOMIKA a transformé le Yagha et la Komandjiari en Far West où il règne en véritable cowboy.

Tout cela se déroule en toute impunité, sous le regard coupable des forces de l’ordre et de la justice aux ordres. Quand la jeunesse populaire s’organise pour revendiquer ses droits elle est sauvagement réprimée. Les concertations avec les autorités locales comme le haut-commissaire, les préfets et maires ont été de véritables réquisitoires contre l’ODJ, et des tribunes de louanges à SOMIKA pour la construction d’écoles et autres modestes infrastructures sociales dans la province. Au regard, du pillage éhonté des ressources naturelles, des méthodes moyenâgeuses d’exploitation de ses employés et des dégâts environnementaux causés, les œuvres sociales de SOMIKA sont de la poudre aux yeux. Toutes ces gesticulations à coup de grande publicité à la télévision nationale du Burkina et les journaux visent simplement à travestir les faits et présenter ces négriers des temps modernes comme des hommes charitables, généreux, et détourner les populations laborieuses et les jeunes de la nécessité de s’organiser pour la conquête de leurs préoccupations pressantes contenues dans des plate-forme revendicatives en attente de réponses adéquates de la part des autorités locales.

Au regard de la gravité des faits, la situation interpelle fortement le pouvoir de la IVème république et ses représentants provinciaux et communaux auxquelles incombe le devoir de protéger et défendre tous les citoyens et respecter leurs droits démocratiques et socio-économiques.

L’ODJ dénonce les pratiques moyenâgeuses de SOMIKA et la complicité du pouvoir de la IVème république. Elle condamne fermement la répression de ses militants et des populations en général et exige la libération sans condition des détenus et la restitution des matériels de travail injustement confisqués. Elle soutient vivement les justes luttes des populations du Yagha et de la Komandjari contre les pratiques sordides et l’exploitation barbare de SOMIKA. L’ODJ appelle les jeunes à soutenir les justes luttes des populations du Yagha et de la Komandjari, à s’organiser davantage et se mobiliser massivement autour d’elle pour la défense ferme de leurs intérêts matériels et moraux.

Non au pillage de nos ressources naturelles par des prédateurs hors-la-loi !

Non à la répression et à la violation des droits légitimes de la jeunesse populaire et des populations du Yagha!

Vive la jeunesse intrépide et combative du Burkina Faso !

Vive l’ODJ !

Ouagadougou, le 12 Octobre 2014

Le Bureau Exécutif National

CHEF DE FILE DE L’OPPOSITION : A propos des Comités contre le référendum

DIRECTIVE PORTANTMISE EN PLACE DES COMITES CONTRE LE REFERENDUM

ZEPH Diabr

I.CONTEXTE ET JUSTIFICATION

Fidèle à sa mission de contre pouvoir et de force de propositions afin de conquérir et de gérer démocratiquement le pouvoir d’Etat, l’Opposition politique légale regroupant les partis politiques de l’Opposition affiliés au Chef de file de l’Opposition politique depuis l’application effective de la loi relative au statut de l’Opposition politique, a toujours animé la vie politique nationale conformément aux lois et règlements en vigueur. Cet esprit républicain se matérialise entre autres actions par la participation de l’Opposition politique à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), l’organisation de conférences de presse sur les questions brûlantes de l’heure de la société burkinabè et surtout l’organisation pacifique assortie de succès éclatants de nombreuses manifestations populaires à caractère national, notamment les marche-meetings historiques des 29 juin , 28 juillet 2013, 18 janvier et 23 août 2014 et les meetings retentissants des 31 mai, 14 juin et 5 juillet 2014 .Tous ces succès sont la preuve irréfutable de la justesse et de la noblesse des causes qui sont hardiment défendues et soutenues par tous les patriotes et démocrates de notre chère patrie.

Grâce à sa détermination, l’Opposition politique a contraint le régime impopulaire des dignitaires de la IVè république à bout de souffle à ranger dans ses tiroirs poussiéreux son ignoble projet de mettre en œuvre un sénat inutile et budgétivore contre les intérêts de l’immense majorité de notre peuple. Mais le camp présidentiel continue et persiste toujours dans ses errements suicidaires avec sa volonté affichée de réviser l’article 37 de notre Constitution pour le prolongement du règne dynastique de monsieur Blaise COMPAORE sur notre peuple.

Convaincu de l’impérieuse nécessité de poursuivre la lutte légitime que mène l’immense majorité de notre peuple, le Chef de file de l’Opposition politique a, dans une directive en date du 5 juin 2014, appelé toutes les forces vives de notre pays à barrer vigoureusement la route aux fossoyeurs de notre jeune démocratie en construction et aux destructeurs de notre chère patrie, en s’organisant au sein de Comités Contre le Référendum (CCR) sur l’ensemble du territoire national. Pour réaliser cette difficile tâche mais combien noble, l’Assemblée générale des Chefs des partis politiques de l’Opposition affiliés au Chef de file de l’Opposition politique a créé lors de sa séance du 11 août 2014, la Coordination nationale des Comités Contre le Référendum (CNCCR).

II Nature et Missions

Article 1 : La Coordination nationale des Comités Contre le Référendum (CNCCR) est chargée de superviser la mise en place effective des Comités Contre le Référendum (CCR) sur l’ensemble du territoire national et d’en assurer la coordination et le suivi des activités.

Article 2 : Les Comités Contre le Référendum (CCR) sont des structures locales citoyennes, chargées de l’animation de la campagne contre le référendum, dans les territoires de leur ressort. Les CCR ont pour missions :
-  d’être des instruments de veille, d’information et de sensibilisation de l’opinion sur les objectifs et le contenu de la campagne contre le référendum ;
-  de sensibiliser les populations sur l’inopportunité du référendum et sur les dangers que cette initiative fait courir à la paix sociale dans notre pays ;

-  de fédérer les actions de tous les démocrates et patriotes opposés à la tenue d’un référendum pour modifier l’article 37 de la Constitution ; 

- de porter, diffuser et appliquer tout mot d’ordre qui serait lancé par le CFOP en association avec les organisations de la société civile engagés dans la lutte citoyenne du peuple burkinabé, dans le cadre de la campagne contre le référendum.

III - Mise en place et organisation des CCR

Article 3 : Les CCR seront mis en place  au niveau géographique et au niveau socioprofessionnel.

Article 4 : Les CCR géographiques sont mis en place au niveau :

- des régions, à raison d’un (1) CCR par région ;

-des provinces, à raison d’un (1) CCR par province ;

- des communes, à raison d’un (1) CCR par commune ;
 -des secteurs urbains, à raison d’un (1) CCR par secteur ;

- des villages, à raison d’un (1) CCR pour tout village administrativement reconnu. 

Article 5 : Les CCR socioprofessionnels sont mis en place au niveau :

- des établissements secondaires, à raison d’un (1) CCR par établissement ;
- des universités et autres établissements d’enseignement supérieur, à raison d’un (1) CCR par établissement ;
- des yaars et marchés, à raison d’un (1) CCR par yaar ou par marché ;
- des entreprises, à raison d’un (1) CCR par entreprise.

Article 6 : La mise en place d’un CCR à un échelon donné est décidée dans le cadre d’une assemblée générale initiée par le collectif des partis politiques de l’Opposition affiliés au Chef de file de l’Opposition politique et regroupant l’ensemble des militants desdits partis politiques et des organisations de la société civile engagés dans la lutte citoyenne du peuple burkinabé relevant dudit échelon. Il est officiellement installé par le CCR à l’échelon supérieur.

Article 7 : Le CCR est dirigé par un bureau de 14 membres comprenant :
 un Délégué Général ;
 un Délégué Général Adjoint ;
 un Secrétaire à l’organisation et l’animation politique ;
 un Secrétaire Adjoint à l’organisation et l’animation politique ;
 un Secrétaire à l’information et à la propagande ;
 un Secrétaire Adjoint à l’information et à la propagande ;
 un((e) Secrétaire à la mobilisation féminine ;
 un (e) Secrétaire Adjoint (e) à la mobilisation féminine ;
 un Secrétaire à la jeunesse ;
 un Secrétaire Adjoint à la jeunesse ;
 un Secrétaire aux anciens ;
 un Secrétaire Adjoint aux anciens ;
 un Secrétaire aux finances ;
 un Secrétaire Adjoint aux finances.

Article 8 : Au niveau socioprofessionnel, la composition d’un bureau du CCR peut être limitative.

Article 9 : Lors de la mise en place des CCR, les responsables locaux des partis politiques de l’Opposition affiliés au Chef de file de l’Opposition politique doivent veiller à ce que le maximum desdits partis politiques et des organisations de la société civile engagés dans la lutte citoyenne du peuple burkinabé soit représenté dans les bureaux des CCR.

Article 10 : Les comptes rendus de mise en place des bureaux des CCR sont obligatoirement transmis à la Coordination nationale dans les 72 heures suivant la tenue de l’assemblée générale. Ils sont approuvés par décision du CFOP sur proposition de la Coordination nationale des CCR.

IV - Fonctionnement

Article 11 : Le bureau du CCR se réunit une fois par semaine autour de la situation sociopolitique nationale et chaque fois que de besoin pour préparer l’assemblée générale des militants du CCR. La tenue de cette assemble générale (AG) donne lieu à un compte rendu qui est communiqué à la Coordination nationale des CCR.

V - Financement

Article 12 : Les ressources du CCR proviennent essentiellement des cotisations et autres dons des militants et sympathisants.

VI - Dispositions diverses

Article 13 : En cas de dysfonctionnement d’un CCR, le CFOP est habilité à prendre les mesures correctives appropriées, y compris la dissolution, sur proposition de la Coordination nationale des CCR.

Article 14 : Les responsables régionaux des partis politiques de l’Opposition affiliés au Chef de file de l’Opposition politique et des organisations de la société civile engagés dans la lutte citoyenne du peuple burkinabé, sont chargés chacun en ce qui le concerne, de l’application de la présente directive qui prend effet pour compter de sa date de signature.

Ouagadougou, le 25 septembre 2014.

Pour la Coordination nationale,

Le Coordonnateur national

W.Claude OUEDRAOGO