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AFFAIRE DE… «FAUX DECRETS»

AFFAIRE DE… «FAUX DECRETS»

Badini accuse-t-il Compaoré ?

badiniL’affaire dite des «faux décrets» vient de connaître un rebondissement. Les avocats de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) ont saisi le Conseil d’Etat pour demander l’annulation des décrets «truffés d’irrégularités» dont se sont prévalus deux magistrats de la république, Boureima Badini et Somkinda Traoré, pour constituer leurs dossiers de candidature pour les élections du 2 décembre. Le décret 2007-541 bis, signé au profit de Boureima Badini, et 2011-370 bis, au profit de Somkinda Traoré portent la signature du Président Compaoré (Voir «Affaire de… ‘’faux décrets’’: Blaise Compaoré dans une affaire louche» dans CC N°21 du 10 novembre). Et on se demande comment la signature du Président Compaoré s’est retrouvée sur ces documents à forte odeur de fraude.

Les faits sont extrêmement graves. Ces décrets bis n’ont jamais été publiés au Journal officiel. Ils auraient dû en outre être contresignés par le Premier ministre et le ministre de tutelle des intéressés. De nombreux autres indices (Voir CC N°21) portent à croire qu’il y a eu fraude. Mais qui est à l’origine d’un acte aussi grave ? Dans les milieux du contrôle financier, les projecteurs sont braqués sur le signataire des visas des deux décrets. Le visa du premier (541 bis), qui date de 2007, porte la signature de Abraham Ki, alors que ce dernier n’avait aucune compétence pour cela. Il n’était même pas au Burkina à la date à laquelle il aurait apposé le visa. Il a été nommé contrôleur financier des années plus tard, notamment le 20 juin 2012. Son visa et sa signature se sont aussi retrouvés sur le décret 370 bis alors qu’il n’avait aucun pouvoir de signature. Ce décret bis date de juin 2011 alors qu’il n’a été nommé qu’en juin 2012. Dans le premier cas (décret 541 bis), le visa aurait dû être signé par Noumoutié Herbert Traoré, alors Directeur général du contrôle financier, et dans le second (décret 370 bis), par Justin Nikiéma, qui était, au moment des faits, DG du contrôle financier.

Mais par quelle acrobatie, le visa et la signature de Abraham Ki se sont retrouvés sur les deux documents ? Il serait intéressant que les structures de contrôle tirent cette situation au clair. Il serait aussi bon de savoir pourquoi et comment la signature de Blaise Compaoré s’est retrouvée sur ces décrets bis. L’a-t-il fait volontairement ou l’a-t-on induit en erreur ? D’ailleurs, pourquoi ces décrets bis n’ont-ils jamais été publiés au Journal Officiel ? Boureima Badini, lui, tente apparemment de sauver sa peau. Dans une interview accordée au quotidien L’Observateur Paalga, il s’est livré à des déclarations quelque peu laconiques, allant même jusqu’à dire que cette affaire ne le concernait pas. Voici un extrait: «Vraiment, je n’ai rien à dire à ce propos parce que ce n’est pas moi qui ai pris ces décrets. Il faut peut-être rechercher auprès de l’auteur pour savoir si cela a suivi ou pas toutes les formes légales (…) J’en suis bénéficiaire mais je n’en suis pas auteur. Quand il y a maldonne quelque part, vous recherchez là où se trouve la faute…». Mais qui es l’auteur de ces décrets ? La réponse est claire: c’est Blaise Compaoré. Alors, Badini accuse-t-il Compaoré ?

Hervé D’AFRICK