QUESTION AU PRESIDENT COMPAORE : Mais qui a assassiné Sankara ?

Blaise compEt revoilà l’affaire Thomas Sankara ! Cette fois, c’est le «frère d’armes», l’«ami», le «compagnon de lutte» du leader de la Révolution d’Août qui en parle. Blaise Compaoré en personne. «Thomas est enterré au cimetière de Dagnoën, à Ouaga», affirme-t-il à notre confrère Jeune Afrique (N°2792 du 13 au 19 juillet 2014). Une première ! Jamais en effet le Président Compaoré, au pouvoir depuis bientôt 28 ans, n’avait brisé autant le silence. Et s’il en parle avec autant d’assurance, c’est qu’il sait sans doute beaucoup de choses sur cette affaire brûlante. Il avait pourtant affirmé, au lendemain du coup d’Etat, qu’il était malade, couché, lorsqu’il a entendu les coups de feu. Et voilà qu’au moment où la veuve et les orphelins de Sankara demandent à la Justice une expertise afin de savoir si c’est bien la dépouille de l’ex-président du Faso qui se trouve dans la tombe érigée à son nom par le gouvernement burkinabè, Blaise Compaoré fait une déclaration fracassante. La Justice doit donc impérativement rouvrir le dossier Sankara. Il y a un témoin de taille. Mais pas seulement lui. Bien avant, le Général Gilbert Diendéré avait fait des révélations.

CONGE DE MATERNITE ET TRAFIC DE BEBES : Safia Coulibaly était-elle vraiment enceinte ?

«C’est une affaire privée. Nous ne pouvons pas répondre à vos questions», affirme-t-on, catégorique, à la Direction du matériel de l’Assemblée nationale. Pas la peine d’insister. Instruction a été donnée de ne pas parler de l’affaire «trafic de bébés» dans laquelle est empêtrée la responsable de ce service. Safia Coulibaly, la Directrice du matériel, a été arrêtée le 18 juillet, à Cotonou, par Interpol Bénin. Elle était en possession de deux bébés. L’un âgé de cinq jours et l’autre de neuf jours. Safia est actuellement détenue dans une prison civile à Cotonou. A l’Assemblée nationale du Burkina, c’est la brouille totale. Les autorités burkinabè, informées quelques heures après son arrestation, ont tenté de négocier son

JUSTICE : Des dossiers à forte odeur d’argent et de corruption

symboles-de-justiceLe Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) a encore tapé du poing sur la table. Dans son dernier rapport, il égrène des dossiers sales de la République. Affaire Guiro, affaire Joseph Paré, affaire CNSS, affaire ONI, affaire IGB, affaire CIL… Des dossiers à forte odeur de millions de francs CFA et de corruption qui «pourrissent» en Justice. A quand le jugement ? Le REN-LAC fait ici le point de quelques affaires louches.

JUSTICE : Affaire louche au Conseil d’Etat

symboles-de-justiceNotre article, intitulé «Conseil d’Etat: pourquoi le président s’accroche-t-il à son fauteuil ?», publié dans CC N° 60 du 10 juin 2014, a suscité moult commentaires dans la haute sphère du ministère de la Fonction publique. Et révélé, du coup, un gros problème concernant l’authenticité de certains documents utilisés par le président de cette juridiction, Venant Ouédraogo. A quelle date ce dernier

CAISSE NATIONALE DE SECURITE SOCIALE : Et revoilà les «5 milliards à problèmes» !

ArgentgC’est le jackpot ! De gros sous ! Des billets craquants ! Les responsables de la Société burkinabè de crédit automobile (SOBCA) ont dû crier victoire. Ils ont enfin commencé à palper, sur la base d’une délibération revue et corrigée, les «milliards à problèmes» qui avaient défrayé la chronique en 2013. La SOBCA avait en effet englouti un prêt de cinq milliards de francs CFA, déguisé en compte courant, illégalement octroyé par la

AFFAIRE SALIFOU NEBIE : Que pourra le juge Nana dans cet imbroglio ?

symboles-de-justiceC’est fait. Après moult tractations, le dossier Salifou Nébié a été confié au juge d’instruction Théophile Nana. Il a la lourde charge d’instruire ce dossier brûlant. Cette désignation du juge constitue un pas important dans la recherche de la vérité. Mais elle renferme des énigmes et suscite de grandes interrogations.

ASSASSINAT DE THOMAS SANKARA, DAVID OUEDRAOGO, NORBERT ZONGO…: Vérité, où es-tu ?

sank«Mort naturelle», «Mort de sa maladie», «Mort accidentelle»… Et pourtant, c’est faux ! Décryptage de quelques dossiers sales de la République. Affaires Thomas Sankara, David Ouédraogo, Norbert Zongo, Justin Zongo, Salifou Nébié…

NOUVEAU PHENOMENE A OUAGA : Des hommes se prostituent…

IMG 9289Quand on parle de prostitution, nombreux sont ceux qui pensent à ces filles qui arpentent certaines artères de nos villes pour proposer du plaisir sexuel contre de l’argent. Mais cette vision des choses doit désormais être revue car, tenez-vous bien, les prostituées ont aussi leurs correspondants masculins. Même s’ils ne sont pas pour le moment nombreux, ils font de plus en plus parler d’eux. Le sexe masculin est bel et bien entré dans cette danse où l’argent peut dicter sa loi au plaisir sexuel. Fini donc le temps où des filles détenaient le monopole de ce marché «très prospère». Des hommes qui se prostituent, on en trouve dans certaines zones de la capitale burkinabè. L’un d’entre eux a bien voulu, sous le couvert de l’anonymat, lever un coin de voile sur cette pratique. Nous l’avons baptisé «Manadja». Témoignage exclusif.

MORT SUSPECTE DU MAGISTRAT SALIFOU NEBIE : Par des tueurs professionnels ?

Monsieur-Salifou-NEBIEIl devait en principe être à son domicile aux environs de 19h 30 mn. Mais curieusement, il s’est retrouvé sur la route de Saponé. Dans une zone obscure. Il n’avait pas l’habitude de conduire la nuit. Et ne pouvait pas quitter la ville de Ouaga, à cette heure-là, sans se faire accompagner. Sans raison valable non plus. Comment le magistrat Nébié s’est-il alors retrouvé à l’endroit où il a été tué ? Un piège lui a été, à coup sûr, tendu. La thèse de

ASSASSINATS, MEURTRES ET CRIMES AU PAYS DES HOMMES INTEGRES : La liste noire…

bfLe Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques, né après l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et de ses compagnons, le 13 décembre 1998, à Sapouy, avait dressé une liste de personnes tuées dans des conditions très troubles. Cette liste a été, au fur et à mesure, actualisée. La situation fait froid au dos. Trop de meurtres, trop de crimes, trop d’assassinats au pays des hommes intègres. Le 24 mai dernier, la mort atroce du magistrat Salifou Nébié a allongé la liste. Beaucoup d’autres citoyens burkinabè (que le Collectif contre l’impunité n’a pas pu répertorier) ont été tués dans des circonstances non encore élucidées. Il est temps que le Burkina se regarde dans la glace et arrête cette escalade violente. Car si l’on continue dans cette lancée, la paix tant vantée par les dirigeants de notre pays ne sera, en réalité, qu’une «paix des cimetières», si ce n’est déjà le cas. Voici la liste noire de 106 personnes…