ASSASSINAT DE THOMAS SANKARA : «C’est la garde personnelle de Blaise qui a tiré»

AlounaTraoreJamais Alouna Traoré, rescapé du coup d’Etat du 15 octobre 1987, n’avait fait un déballage aussi important sur l’assassinat de l’ancien Président, Thomas Sankara. Other credit offers may ask loan applicants to sign a statement about their military affiliation. Military consumers can contact the Department of Defense, toll-free low cost fees pay day loans 49 hours a day, 3 days. Standard payday is usually when you receive your cash advance in one lump sum in either 78 03 28 or 03 days for the lowest cost. Pour la première fois, il raconte ce qui s’est passé, ce jour-là, dans la salle de réunions du Conseil de l’Entente, ce que Sankara leur a dit avant de sortir les mains en l’air. Comment aussi le leader de la Révolution d’Août et douze de ses compagnons ont été froidement abattus. Alouna Traoré pointe un doigt accusateur sur la garde personnelle de Blaise Compaoré. Et il cite, sans détour, des noms de militaires qui ont tiré. Il raconte également comment lui, seul survivant parmi ceux qui étaient avec Sankara, a fait le mort et échappé, de justesse, aux balles des mitraillettes. Il n’hésite pas non plus à décocher des flèches sur Blaise Compaoré. Et ce n’est pas tout. Interview exclusive.

 

ZIDA, DIENDERE, COMPAORE… : La face cachée de la transition

zidaPourquoi le Président Compaoré, éjecté de son fauteuil par la pression populaire, n’a-t-il pas été arrêté ? Pourquoi son départ, bien que précipité, a-t-il été savamment organisé par le Régiment de sécurité présidentielle ? Pourquoi le Lieutenant-Colonel Zida, alors N°2 du RSP (la garde prétorienne du Président), qui tient aujourd’hui de grands discours, ne s’en est-il pas opposé ? Et le Général Gilbert Diendéré ? Pourquoi lui, chef d’Etat-major particulier du Président Compaoré, ancré dans les premières loges du pouvoir actuel, a-t-il contribué à la protection du «Blaiso» alors que le peuple en colère demandait sa démission et son arrestation ? Et ce n’est pas tout: pourquoi des barons du régime (ministres, conseillers et hommes d’affaires), accusés d’avoir fortement trempé dans des crimes économiques et de sang, ont-ils quitté le pays sans être inquiétés ? Pourquoi les émissaires de ces derniers sont-ils venus au Burkina, pendant les premiers jours du couvre-feu, et ont emporté, en complicité avec des responsables du régime actuel, et en toute impunité, des documents et divers objets de valeur ? Pourquoi, enfin, certains ex-tenants du pouvoir continuent-ils de tripatouiller, par le biais de leurs relais, des documents compromettants dans l’administration publique ? Il y a des choses suspectes. Les langues se délient et les regards sont tournés vers le Lieutenant-Colonel Zida. Décryptage d’une transition à double visage.

ARMEE NATIONALE : Blaise Compaoré et les militaires radiés

BLAISE COOMPL’ex-ministre de la Défense, Blaise Compaoré, a fui le 31 octobre. Mais plusieurs militaires lui en veulent de les avoir radiés des effectifs de l’armée en 2011.

AFFAIRE OUSMANE GUIRO : Le dossier pris en otage ?

guiroL’instruction est terminée depuis longtemps. Mais toujours pas de procès. Le dossier a été rangé dans les tiroirs. Il devait pourtant être programmé lors des dernières assises criminelles. Mais il se passe des choses pas claires. Au point que certains

UNIVERSITE OUAGA II : Le vers était-il dans le fruit dès la création ?

Universit Ouaga 2Octobre 2014. C’était l’échéance prévue pour que l’université Ouaga II soit fonctionnelle. Mais jusqu’à présent, aucun étudiant n’y est programmé pour les cours. Et ça risque encore de traîner pendant une année, voire deux, et même plus. Notre enquête.

PALAIS DE KOSYAM : La dernière nuit de Blaise Compaoré

blaise pC’était chaud, très chaud ! Le Président Compaoré a quitté dare-dare le palais présidentiel le 31 octobre. «Vers 12h», précise une source militaire. Pourtant, la veille, dans la matinée, il croyait encore pouvoir contrôler la situation. Erreur ! Les «choses» se sont accélérées. Vite, très vite ! Au point que son espoir s’est défait à vive allure. Le «patron de Kosyam» est cependant revenu à la charge. Dans la nuit du 30 octobre, il a essayé, une dernière fois, de colmater les brèches. Mais le danger était imminent. L’un de ses fidèles l’informe qu’une partie de l’armée «est en train de le lâcher». Il convoque alors une réunion d’urgence dans la «résidence kilo» (C’est ainsi que les militaires du RSP appellent la résidence du chef de l’Etat). En cercle restreint, lui et ses proches collaborateurs tranchent dans le vif. Chronique d’une nuit agitée. Et d’un départ précipité.

MARIAM SANKARA A PROPOS DE LA CHUTE DE BLAISE COMPAORE : «Le peuple burkinabè est enfin libéré d’un despote»

mariamLa plainte contre X pour assassinat de Thomas Sankara est-elle définitivement classée ? Non, répond Mariam Sankara, la veuve du Président assassiné. Elle se bat, depuis près de trois décennies, pour que justice soit rendue. Et voici enfin une lueur d’espoir. Le régime Compaoré, issu du coup d’Etat sanglant du 15 octobre 1987, s’est écroulé. Belle occasion pour Mariam Sankara de relancer le dossier. Lorsque nous l’avons contactée, elle a manifesté son entière disponibilité à répondre à nos questions. Elle passe ici au crible des sujets brûlants: l’insurrection populaire du 30 octobre, le processus de transition, l’oeuvre de Thomas Sankara, l’indépendance de la Justice. Et ce n’est pas tout: elle décoche aussi des flèches sur Blaise Compaoré.

CHARTE DE LA TRANSITION : Voici l’avant-projet !

1 IMG 1080Ce document, conçu par les partis membres du Chef de file de l’opposition, des organisations de la société civile et des autorités coutumières et religieuses a été remis, le 9 octobre, au Lieutenant-Colonel Zida.

PENSION CIVILE AUX ANCIENS CHEFS D’ETAT : Blaise Compaoré percevra 4 000 000 FCFA par trimestre

Blaise ccccompLe Président Compaoré a été «balayé» par la rue. Mais l’Etat va devoir lui payer, tous les trois mois, une pension civile. L’ancien chef de l’Etat devrait donc percevoir, fin janvier 2015, 4 millions de francs CFA. Le décret N° 2011-825/PRES/PM/MEF/MFPTSS du 27 octobre 2011, fixant la pension civile accordée aux anciens chefs d’Etat, devrait également s’appliquer au

APRES LA CHUTE DU REGIME COMPAORE : Questions d’urgence !

Il y a des choses à faire vite, très vite ! Le Front de résistance citoyenne (un regroupement de plusieurs organisations de la société civile) égrène dans ce document cinq points essentiels. Il est impératif, dit-il, de créer une commission chargée spécialement des questions d’urgence.