ZEPHIRIN DIABRE

ZEPHIRIN DIABRE

L’homme de l’année !

Zephirin DiabreNombreux sont ceux qui le voient déjà candidat à l’élection présidentielle de 2015. Son parti, l’Union pour le progrès et le changement (UPC), a bousculé toutes les tendances et donné une nouvelle configuration au jeu politique. Moins de deux ans après la création de l’UPC, «Zeph» est déjà chef de file de l’opposition. Et il n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Il a réussi à implanter son parti sur le territoire national. Il a même réussi à donner des sueurs froides, dans beaucoup de localités, au parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). «Celui que nous redoutions le plus pendant ces élections couplées, c’était Zéphirin Diabré», nous a confié, récemment, un cadre du CDP. Même au niveau des chancelleries, Zeph est en passe d’être l’homme de la situation en 2015. «Il a de l’avenir. Je vous le dis en toute franchise», affirme un ambassadeur européen. Du coup, aux yeux de nombreux observateurs de la scène politique nationale, la carte François Compaoré, qui pourrait être brandie pour une éventuelle candidature en 2015 au compte du CDP, est en berne. Mais François n’a pas encore dit son dernier mot. Zéphirin Diabré non plus ! Avec ses 19 députés à l’Assemblée nationale et ses 1 615 sièges obtenus au sein des conseils municipaux, il est bien parti pour conquérir le fauteuil de président du Faso en 2015. Certes, rien n’est gagné d’avance. Beaucoup d’eau coulera encore sous les ponts. Mais Zeph a la tête sur les épaules. Et regarde droit dans l’avenir. En attendant bien sûr son heure ! Et la bataille continue: l’UPC envisage de saisir le Conseil d’Etat et le Conseil constitutionnel pour demander l’annulation et la reprise du scrutin dans la province du Kadiogo. Dans l’espoir d’engranger plus de députés et de conseillers municipaux. Son parti a des «preuves solides» attestant que le scrutin a été truqué dans la capitale burkinabè et ses environs. Et il pointe un doigt accusateur sur le parti au pouvoir qui, pour l’une des rares fois, s’est senti inquiété par un adversaire politique. Zeph a réussi à enclencher une «révolution politique». Pour cela, il mérite la casquette de «l’homme de l’année 2012» ! Et peut-être celui de l’année 2015 !

La Rédaction