PRIX DE LUTTE ANTI-CORRUPTION

PRIX DE LUTTE ANTI-CORRUPTION

Courrier confidentiel remporte le trophée !

plac

Des lauriers sont tombés le 14 avril dernier sur les journalistes de la presse écrite engagés dans la lutte contre la corruption au Burkina Faso. C’était à l’occasion de la clôture des travaux de la 14e assemblée générale ordinaire du Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC). Pour cette édition, le premier prix de la lutte anticorruption a été remporté par le journaliste Hervé d’Africk de votre bimensuel Courrier confidentiel.

MPP

MPP

5000 congressistes attendus le 5 avril

Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) veut faire une démonstration de force. La cérémonie d’ouverture de son congrès, le 5 avril, est prévue à la Maison du peuple. Capacité de cette infrastructure : 3000 places. Mais le MPP a prévu 5000 congressistes. Il entend

AFFAIRE THOMAS SANKARA

AFFAIRE THOMAS SANKARA

«L’heure de la vérité et de la justice approche»

Sanka

Communiqué de presse. Ce 5 mars 2014, la Justice a encore repoussé au 2 avril sa décision sur l’identification des corps enterrés à Dagnoen. Jusqu'à quand les juges burkinabè saisis de cette affaire vont-ils tergiverser ? Il s’agit pourtant d’une demande du Comité des droits de l’Homme de l’ONU datant de 2006, faisant suite aux actions de la CIJS (Campagne internationale justice pour Sankara). Après avoir plusieurs fois débouté la famille sur d’autres procédures concernant l’assassinat de Thomas Sankara, la Justice burkinabè cherche-t-elle à

LETTRE DE L’EDITEUR

LETTRE DE L’EDITEUR

Oui, vous avez le droit de savoir !

Bognessan Arsne Y

L’information a pratiquement été prise en otage. Et cela s’est ressenti dans la presse: «Rien n’a filtré», «Mystère sur le contenu du rapport», «Suspense total». «Du contenu du document ? Top secret. Au nom d’une prétendue ‘bienséance’, ni le ministre en charge des réformes politiques, ni aucun membre du groupe de réflexion n’a pipé mot». Ainsi, tous les articles de presse, publiés après la remise du «rapport d’étape circonstancié sur l’opérationnalisation du Sénat», au chef de l’Etat, sont restés muets sur le contenu de ce document très attendu. Et à juste raison. Le discours du président du Comité de suivi et d’évaluation des réformes politiques, Bongnessan Arsène Yé, prononcé, le 30 août, pendant la cérémonie de remise du rapport, était creux et même très creux.

PREMIERE EDITION DE LA NUIT DU COTON

PREMIERE EDITION DE LA NUIT DU COTON

La SOFITEX récompense les meilleurs producteurs !

Logo SOFITEXLa Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX) a tenu parole ! Elle avait lancé, en avril 2012, le concours «meilleurs producteurs, meilleurs groupements de producteurs» de coton et avait promis de récompenser, en 2013, lors d’une cérémonie spéciale, les meilleurs des meilleurs dans ses différentes zones cotonnières. C’est chose faite ! Elle a organisé, le 15 juin dernier, la première édition de la «Nuit du coton» à la Maison de la Culture de Bobo Dioulasso. Objectif affiché: «Promouvoir les bonnes pratiques agricoles en matière de production cotonnière, la professionnalisation et la saine émulation au sein des producteurs de coton». Cette cérémonie de récompenses, placée sous le thème «Amélioration de la productivité et de la profitabilité de la culture du coton», a été patronnée par le Premier ministre Luc Adolphe Tiao et co-parrainée par le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Arthur kafando, celui de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Gnissa Konaté, et celui de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Mahama Zoungrana représenté par son Secrétaire général.

Il y avait de l’affluence. Au total, 1702 producteurs individuels et 362 Groupements de producteurs de coton (GPC) ont effectivement participé au concours. Le jury, présidé par le Secrétaire général de la SOFITEX, Jonas Bayoulou, a minutieusement examiné les différents dossiers et procédé à des sorties de terrain afin de vérifier les données fournies par les candidats. Ainsi, pendant la soirée de récompenses, les meilleurs de chaque catégorie étaient sur la cime des honneurs. Les prix étaient essentiellement composés de matériels agricoles dont les valeurs oscillaient entre 2 475 000 FCFA pour le producteur individuel manuel et 10 870 000 FCFA pour le meilleur GPC motorisé. Le tracteur, tant convoité, a été remporté par Karafa Tamboué du département de Solenzo, dans la région cotonnière de Dédougou. Le concours était ouvert à trois catégories de producteurs: catégorie A pour les producteurs motorisés, B pour les producteurs attelés et C pour les producteurs manuels. Et dans trois échelles différentes: «Département», «Région cotonnière» et «Zone SOFITEX». Ainsi, dans la zone SOFITEX, trois producteurs individuels et trois GPC ont été récompensés. Dans la région cotonnière, 16 prix ont été décernés aux meilleurs producteurs et 18 aux meilleurs GPC. A l’échelle «Département», le jury a déclaré, pendant la cérémonie de récompenses, 168 lauréats meilleurs producteurs et 124 lauréats meilleurs GPC.

DG SOFITEXCette première édition de la «Nuit du coton», entièrement financée par la contribution des sponsors, a été un succès. Elle devrait fortement contribuer à conforter le Burkina Faso dans sa position de premier producteur de coton en Afrique. Et, partant, booster l’économie nationale. Le Premier ministre Luc Adolphe Tiao a été clair: «Notre coton, qui est notre or blanc, est le principal socle de notre économie agricole et le deuxième pilier, après l’or, en termes de contribution au Produit intérieur brut de notre pays». Et il ne s’arrête pas là: «Notre cher Burkina avance et s’impose en leader dans la production cotonnière en Afrique. Comme vous le savez tous déjà, le Burkina Faso vient d’enregistrer une production record de 630 000 tonnes de coton graines pour la campagne 2012-2013, soit une hausse de 51% par rapport à la campagne 2011-2012. C’est une réelle leçon de réussite que donne le Burkina Faso à toute l’Afrique en matière de production cotonnière. Ainsi, le Burkina se place au premier rang des producteurs de coton en Afrique». Ces résultats ont été obtenus, dit-il, «grâce aux efforts et au soutien du gouvernement, mais aussi et surtout, à l’ardeur au travail de tous les acteurs de la filière et aux conditions socio-économiques favorables de la campagne 2012-2013». En termes de recettes, ajoute-t-il, «c’est un montant de 160 milliards FCFA dont 100 milliards qui ont été reversés aux producteurs après déduction des crédits de campagne».

Anciens DGMais il importe de consolider cette assise. C’est pourquoi le Directeur général de la SOFITEX, Jean-Paul Sawadogo, a invité les différents acteurs à redoubler d’efforts. L’instauration du concours «Meilleurs producteurs, meilleurs groupements de producteurs» vise, dit-il, à «améliorer les rendements», à promouvoir les bonnes pratiques et la bonne gouvernance. Il a insisté sur le rôle fondamental de l’or blanc dans la croissance économique. C’est un créateur de richesses tant au niveau urbain que rural, a-t-il souligné, avant d’ajouter ceci: «A côté des producteurs, il y a les industries qui vivent directement ou indirectement de l’activité cotonnière, et auxquelles s’ajoutent de nombreux autres prestataires tels que les Impôts, les transporteurs et les transitaires, les banques commerciales, les hydrocarbures, l’électricité, etc.». Mais bien que le Burkina Faso soit leader en matière de production de coton en Afrique, les défis sont énormes. Car, comme l’a dit le DG de la SOFITEX, «au moment où les rendements s’améliorent au champ sur le plan mondial, ils stagnent au niveau des pays africains producteurs de coton, dont le Burkina Faso».

Message reçu 5 sur 5 par le président du Conseil de gestion de l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB), Karim Traoré. Ce dernier a remercié le gouvernement, les sociétés cotonnières et les partenaires techniques et financiers pour leurs efforts en faveur de la professionnalisation de la filière. Ces différentes actions «nous incitent à être des producteurs modèles». Et le voici qui lance une invite à l’ensemble des cotonculteurs, une directive pour booster la production cotonnière: il s’agit d’adopter les bonnes pratiques culturales et d’appliquer les recommandations des techniciens. Karim Traoré, visiblement convaincu, a promis, pour la campagne cotonnière 2013-2014, une production de 750 000 tonnes afin de permettre au Burkina de maintenir sa place de leader en Afrique. Le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, Nébilma Joseph Bakouan, a fortement partagé cette conviction. «Les revenus du coton font vivre des centaines de milliers de personnes et leurs familles», a-t-il souligné. Et d’ajouter que la production du coton contribue au développement économique de la région et, de façon générale, du Burkina, notamment par la création d’emplois.

Vous avez demandé 300 tracteurs ? J’autorise l’importation de 800 !

Producteurs rcompenssSur le plan international, le drapeau du Burkina monte de plus en plus. Luc Adolphe Tiao en a parlé lors de cette première édition de la nuit du coton, initiée par la SOFITEX. Morceau choisi: «Au-delà de nos frontières, les résultats de notre recherche agricole et le savoir-faire de nos braves et vaillants producteurs ont permis à notre pays de se hisser parmi les 28 pays BIOTEC du monde, comme pays de référence dans le classement du Service international pour l’acquisition des applications de la biotechnologie agricole. Tout récemment, du 18 au 21 mai 2013, l’honneur fut rendu à la cotonnade burkinabè à New York aux Etats-Unis d’Amérique», a-t-il affirmé. Il a par ailleurs rassuré les producteurs du soutien du gouvernement. Un acte majeur a été récemment posé : «Lors de la 16e édition de la Journée nationale du paysan tenue à Banfora, au-delà des attentes de l’UNPCB, votre faitière, qui sollicitait une exonération de taxes pour l’importation de 300 tracteurs, le président du Faso s’est engagé à autoriser l’importation de 800 en hors taxes, soit un surplus de 500 tracteurs pour une mécanisation en vue d’une intensification de la production». Dans cette dynamique, le Premier ministre a lancé une invite à tous les acteurs: «La présente cérémonie de remise de prix, qui est une première du genre, témoigne de la détermination de la SOFITEX à œuvrer pour l’excellence dans ses zones cotonnières. Cependant, dans un contexte de compétitivité, où la qualité est le facteur déterminant, je vous invite à adopter et renforcer les bonnes pratiques de production, de récolte, de traitement, de stockage et de transport, depuis le champ jusqu’à la fibre de coton industrielle». Pendant la cérémonie, plusieurs femmes, fortement engagées dans la production du coton, ont été récompensées; des attestations de reconnaissance ont été décernées à des producteurs «hors catégorie» dont l’ex-président de l’UNPCB, François Traoré. 20 personnalités du secteur ont également été décorées. Et ce n’est pas tout : des anciens DG de la SOFITEX ont reçu des cadeaux. Les rideaux de la première édition de la «Nuit du coton» sont ainsi tombés, faisant place à un engagement plus ferme pour une meilleure productivité et une meilleure participation à l’économie nationale.

Les critères examinés par le jury

TracteurLes délibérations ont été faites sur la base de critères liés à la production, à la productivité et à la capacité de gestion.

1-Pour les producteurs individuels

- La production cotonnière des 2 campagnes 2011/2012 et 2012/2013 ;

- Le rendement moyen obtenu sur les superficies cotonnières de la campagne en cours ;

- Le taux de pénétration du coton (rapport superficie cotonnière/superficie totale emblavée) ;

- La production et/ou l’utilisation de la fumure organique ;

- La qualité du coton graine commercialisée ;

- La gestion du crédit (ratio d’endettement, taux de remboursement) ;

- La bancarisation.

2-Au niveau des GPC

- La quantité de coton graine produite en 2011/2012 et 2012/2013 ;

- Le nombre de producteurs en 2011/2012 et 2012/2013 ;

- La quantité de coton graine commercialisée de la campagne 2012/2013 ;

- Le rendement coton de la campagne 2012/2013 ;

- Les utilisations des frais de marché ;

- Les procès-verbaux d’assemblée de la campagne 2012/2013 ;

- La gestion du crédit (ratio d’endettement et taux de remboursement) ;

- L’existence et la tenue de documents de gestion (cahier de gestion) ;

- L’existence d’équipement et d’infrastructures collectifs (silos, magasins de stockage, salles de réunion, etc.).

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QUESTIONS REPONSES

QUESTIONS REPONSES

Charles Blé Goudé: un homme, trois visages…

Question: Bonjour et merci pour l’important travail que vous abattez. J’ai entendu sur RFI que l’ancien leader des jeunes patriotes ivoiriens et ancien ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo a utilisé de fausses identités pendant son exil. Pouvez-vous nous donner des précisions sur ces identités ?