ENSEMBLE, POSONS LES FONDEMENTS D’UNE NATION FORTE, JUSTE, EQUILIBREE ET PROSPERE

Le PSUT en marche vers l’amélioration des conditions sanitaires au Burkina Faso !

 

psut2Au niveau du secteur de la santé, en dépit des progrès enregistrés au cours des deux dernières décennies, les indicateurs montrent que la population a un faible accès aux soins essentiels.

 

Le faible taux d’utilisation des services de soins et l’augmentation du recours aux médicaments de la rue, s’expliquent en partie par l’incapacité des malades à supporter les frais exigés.

 

Le secteur de la santé se caractérise, au Burkina Faso, par une insuffisance quantitative et qualitative en personnel et en infrastructures. Toute chose qui impacte négativement sur les conditions sanitaires des populations.

 

La situation, ces dernières années, se caractérise par une morbidité et une mortalité en baisse, mais qui restent tout de même élevées (11,8‰ en 2010). Les taux de mortalité infantile, juvénile et infanto-juvénile en 2010 (selon les résultats de l’Enquête Démographique et de Santé de 2010) étaient respectivement de 65‰, 68‰ et de 129‰.

 

La mise en place du système national d’assurance maladie qui doit garantir à tous un accès équitable aux soins de santé n’est toujours pas effective.

 

Dans un tel contexte, et face à la vie chère, de nombreux citoyens se sont sentis exclus.

 

Dans le souci d’apporter sa contribution au cri de cœur de ces millions de Burkinabè sortis massivement les 30 et 31 octobre 2014 pour traduire leur insatisfaction face aux réponses données à leurs préoccupations en matière de santé, le Gouvernement, convaincu que l’amélioration de l’accès aux services de santé reste primordiale pour les populations et surtout pour celles vivant en milieu rural, a décidé de lancer une vaste campagne de construction et d’équipement de CSPS.

 

Ces constructions permettront de renforcer l’offre de services de santé qui reste un défi important pour l’amélioration de l’état de santé des populations.

 

En matière de renforcement de l’offre de santé, le Programme poursuit les objectifs suivants :

  • contribuer à l’amélioration de l’état de santé des populations ;
  • renforcer l’offre sanitaire par des infrastructures supplémentaires ;
  • contribuer à la réduction des taux de mortalité et de morbidité au niveau des zones bénéficiaires.

 

Il est ainsi attendu dans le cadre du PSUT, la construction et l’équipement de quatre-vingt (80) Centres de Santé et de Promotion Sociale (CSPS) ; chaque CSPS étant composé de :

  • un (01) dispensaire et une latrine douche,
  • une (01) maternité et une latrine douche,
  • un (01) dépôt de médicaments essentiels génétiques,
  • trois (03) logements avec cuisine et latrine.

 

Faut-il le rappeler, l’objectif au niveau national est de réduire le rayon d’action de 7 km à 5 km entre les centres de santé.

 

Ces différentes actions du PSUT devraient ainsi permettre de rapprocher les populations des centres de santé, d’améliorer leurs conditions de santé et de contribuer à la réduction des taux de mortalité et de morbidité au niveau des zones bénéficiaires. Toute chose qui participe à asseoir les fondements d’une nation forte, juste, équilibrée et prospère.

 

Le PSUT

LE PSUT : LA MARQUE D’UN ENGAGEMENT, LE DESIR D’UN BUT !

L’éducation au cœur des préoccupations de la Transition.

 

psut1A travers le Programme socio-économique d’urgence de la Transition (PSUT), le gouvernement burkinabè entend apporter des réponses aux difficultés que rencontre le secteur de l’éducation. Zoom sur ce vaste programme qui vise à améliorer l’offre éducative.

 

Dans le domaine de l’éducation, l’accent a été longtemps mis sur l’éducation de base au Burkina Faso. Ce qui a permis de porter le taux de scolarisation au primaire à 83,0% en 2013/2014. Au niveau du post-primaire, ce taux est passé de 27,4% en 2008 à 36,7% en 2013.

 

En dépit de cette évolution positive, le Burkina Faso demeure l’un des pays où les taux de scolarisation et d’alphabétisation sont encore les plus faibles au monde. Le défi de la scolarisation primaire universelle et d’amélioration des indicateurs d’accès au secondaire et au supérieur restent à relever. Aussi, des disparités régionales importantes existent encore. En effet, dans de nombreuses localités, les cours primaires et post-primaires se tiennent dans des classes sous paillote qui sont inappropriées à un enseignement de qualité.

 

Au niveau de l’enseignement supérieur, les étudiants ne disposent pas suffisamment de salles de cours dans les principales universités publiques. C’est dire que le secteur de l’éducation se caractérise aujourd’hui par une insuffisance d’infrastructures. La construction d’infrastructures éducatives est donc un enjeu majeur de ce secteur.

 

C’est en vue, entre autres, de combler ce déficit que le Gouvernement de la Transition a mis en place le Programme socio-économique d’urgence de la Transition (PSUT). Le PSUT, afin d’améliorer les services éducatifs, mettra l’accent sur la réalisation d’infrastructures nouvelles en faveur du système éducatif.

 

Le renforcement de l’offre en matière d’éducation, un axe important du PSUT

 

Les objectifs poursuivis à travers cet axe d’intervention sont les suivants :

  • augmenter le taux de scolarisation au niveau du primaire ;
  • renforcer le parc des infrastructures existantes au niveau universitaire ;
  • améliorer les conditions de dispenses des enseignements.

 

Au terme de la mise en œuvre du PSUT, en ce qui concerne le domaine de l’éducation, les principaux résultats attendus sont les suivants :

  • soixante-quinze (75) complexes scolaires sont construits et équipés dans les treize (13) régions du Burkina Faso ;
  • deux (02) amphithéâtres de 1 500 places chacun sont construits et équipés à Koudougou et Bobo-Dioulasso ;
  • une (01) technopole pédagogique est construite et équipée à l’Université de Ouagadougou.

 

Le niveau d’instruction et le développement étant intimement liés, la formation et l’éducation ont un rôle déterminant dans le processus de développement. Il est attendu de la mise en œuvre du programme socio-économique d’urgence l’amélioration de l’offre éducative par l’augmentation de la capacité d’accueil, la réduction du rayon d’action théorique et par conséquent, l’accroissement du taux brut de scolarisation.

 

Le PSUT se veut donc un vaste chantier qui ambitionne améliorer les conditions d’étude et de dispense des enseignements au primaire, au post-primaire et dans les universités du pays, tout en améliorant les indicateurs d’accès au secondaire et au supérieur.

 

Avec le PSUT, contribuons à la création de conditions du développement socio-économique du Burkina Faso par le renforcement de l’éducation. 

 

Le PSUT

PROGRAMME SOCIO-ECONOMIQUE D’URGENCE DE LA TRANSITION (PSUT) : l’autre réponse à votre message des 30 et 31 octobre 2014

L’emploi des jeunes, une priorité pour la Transition

JeunesAu-delà du refus de modification de la Constitution du Burkina Faso, l’autre message qui transparaît de l’insurrection populaire a été le besoin d’emplois et le souhait de voir les dirigeants engager des actions vigoureuses pour mieux lutter contre la pauvreté.

En effet, les difficultés d'insertion sur le marché du travail urbain sont la conséquence du dynamisme insuffisant de l’économie nationale et de l’inadéquation des formations par rapport aux besoins du marché. Le chômage des jeunes (15 à 24 ans) en milieu urbain est relativement élevé (32,9%) et la durée moyenne de chômage est de 04 ans selon l’enquête QUIBB 2007 de l’INSD. Ces difficultés sont accentuées par l’accroissement rapide de la population active. En effet, chaque année, c’est une cohorte d’environ 160 000 nouveaux actifs qui arrivent sur le marché du travail alors que l’économie ne crée qu’environ 20 000 nouveaux emplois par an, d’où un report de 140 000 chômeurs. Le cumul d’un tel déséquilibre couvait, à n’en pas douter, une bombe sociale pour laquelle les acteurs politiques ont été constamment interpellés.

La persistance du chômage a fini par casser le ressort essentiel de la dynamique sociale qui avait été celle de la construction de la paix sociale, alimentant ainsi l’insurrection populaire.

La base économique d’absorption des chômeurs par l’Etat étant limitée, l’autre solution est de créer les conditions de l’auto-emploi des jeunes autour de projets porteurs.

Ainsi, les mesures suivantes ont été envisagées dans le cadre du PSUT :

- identifier et accompagner les jeunes porteurs de projets d’entreprises ;

- obtenir des entreprises un effort supplémentaire en matière de création d’emplois ;

- promouvoir les travaux à haute intensité de main d’œuvre ;

- accroître les moyens d’action des fonds d’intervention en faveur des initiatives des jeunes.

Les objectifs poursuivis par le PSUT en matière de soutien aux initiatives économiques des jeunes et des femmes et de création d’emplois sont les suivants :

  • créer des unités économiques et des revenus financiers à leurs promoteurs ;
  • lutter contre la pauvreté et la vulnérabilité économique des jeunes et des femmes ;
  • lutter contre le chômage des jeunes.

Sur la base de ces objectifs, la mise en œuvre du PSUT devrait-elle permettre d’obtenir les résultats suivants :

  • au moins dix mille (10 000) projets de jeunes sont financés ;
  • au moins cinq mille (5 000) micro-entreprises de femmes sont financées en soutien à l’entrepreneuriat féminin ;
  • au moins trente mille (30 000) emplois sont créés ;

ZidaParallèlement, le Gouvernement a engagé des concertations avec les responsables des entreprises publiques et privées en vue de solliciter leur accompagnement dans sa lutte contre le chômage.

C’est dire que la question du chômage est au cœur des préoccupations du Gouvernement de la Transition.

Le chômage, faut-il le rappeler, alimente les tensions sociales qui, lorsqu’elles atteignent un certain niveau, bloquent la dynamique de l’économie et plombent les affaires des entreprises. Elles peuvent parfois même dégrader le tissu économique et accentuer le chômage.

Contribuer à lutter contre le chômage, c’est aider à créer les conditions d’une paix durable au Burkina Faso.

Les évènements des 30 et 31 octobre 2014 indiquent que nous ne devons plus fermer les yeux au chômage.

La force d’une chaîne se trouve dans l’entretien de ses maillons les plus faibles, car c’est par là que sa fragilité l’expose à la cassure.  Il importe donc d’agir dans le sens d’une plus grande solidarité pour poser les fondements d’une nation forte, juste, équilibrée et prospère.

Hommes, femmes, jeunes, entrepreneurs, accompagnons le Gouvernement dans sa lutte contre le chômage.

Le PSUT

BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS : Henriette Kaboré distinguée «meilleure femme entrepreneure d’Afrique»

photo 1La PDG de l’entreprise BTM, Henriette Kaboré, a été distinguée lors du programme d’excellence dédié, chaque année, aux femmes leaders d’Afrique dans le domaine des affaires, de la gouvernance et du développement. La cérémonie, organisée par l’Agence CEO (Célébrer l’excellence en organisation), a livré son verdict, en mars dernier, en Afrique du Sud. Plusieurs femmes battantes du continent ont été sélectionnées dans 23 domaines d’activités. Et c’est Henriette Kaboré qui a été proclamée «meilleure des meilleures» dans le domaine du Bâtiment et des Travaux publics. Selon l’ambassadrice du Burkina Faso en Afrique du Sud, Salamata Sawadogo, que nous avons contactée, «les critères qui ont prévalu à la distinction de Madame Kaboré sont certainement à rechercher dans son parcours et son combat dans le secteur du bâtiment au Burkina Faso». Le jury, composé d’experts en matière de leadership et de développement, avait sur sa liste des femmes «qui, dans leur pays, mènent des activités dans divers domaines où elles excellent, voire laissent un impact sur la vie publique, sociale, etc.». Henriette Kaboré a porté haut le drapeau du «pays des Hommes intègres». Ce qui me préoccupe, dit-elle, «c’est de rester très professionnelle dans mon domaine». Et ce n’est pas tout. Interview avec la «dame de fer du BTP».

 

Courrier confidentiel : Vous avez été distinguée «meilleure femme entrepreneure d’Afrique dans le domaine du Bâtiment et des Travaux publics». Quel est votre secret en matière d’entreprenariat ?

 

Henriette Kaboré : Il n’y a pas de secret véritable. Il y a juste un comportement: aimer ce que tu fais, bien faire ce que tu fais, respecter tes engagements vis-à-vis de tes partenaires et de tes clients dans ce que tu fais.

 

Le programme distingue, chaque année, les femmes les plus influentes du continent dans 23 domaines d’activités. Quelles sont vos réalisations majeures qui ont prévalu à ce prix ?

 

J’ai été distinguée dans le domaine du Bâtiment et des travaux publics. Mes réalisations majeures qui ont sans doute pesé dans ma distinction sont à classer dans deux catégories :

  • Les activités de construction de bâtiments et de travaux publics : dans cette catégorie, je peux citer les grandes réalisations suivantes : le siège de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA), la salle polyvalente à Ouaga 2000, le siège de la Banque commerciale du Burkina (BCB), les postes juxtaposés de l’UEMOA à Cinkansé, la cité universitaire de 750 lits à Kossodo, les «amphis de Syrte et de l’Union africaine» à l’Université de Ouagadougou, et bien d’autres. Sans oublier celles réalisées en Côte d’Ivoire. Bref, la liste est longue.
  • Les activités de promotion immobilière : cette catégorie est innovante dans mon savoir-faire. A ce sujet, je peux retenir le projet ambitieux et gigantesque de la «Cité Les Dauphins» dans le prolongement de Ouaga 2000.

 

Justement, à travers cet ambitieux projet immobilier, engagé il y a quelques années, vous avez voulu contribuer à la résolution du problème de logements au Burkina. Où en est-on avec ce projet ?

 

Le projet avance bien. Nous nous efforçons de livrer les maisons aux premiers souscripteurs dans les meilleurs délais. Les évènements socio-politiques intervenus au Burkina en octobre 2014 ont joué sur le délai de livraison. Mais pour le reste, les maisons seront livrées. Les constructions sont pratiquement terminées. Il ne reste que la fourniture d’eau et d’électricité. Mais cela ne dépend pas directement de moi. Depuis huit mois, j’insiste auprès de l’ONEA et de la SONABEL pour que cela soit fait afin que je puisse livrer les maisons aux souscripteurs. Mais elles traînent le pas. Je lance donc un cri du cœur aux organismes nationaux compétents pour qu’ils me facilitent la viabilisation de la cité afin de permettre aux acquéreurs d’y habiter dans les meilleurs délais.

 

Et celui concernant les logements sociaux qui devait s’étendre sur 475 ha dans la zone de Koubri ?

 

Le projet de Koubri est maintenu et avance doucement mais sûrement. En gros, ce projet se porte bien également. Les difficultés qui l’ont emmaillé au début de sa mise en œuvre ont été levées. Nous avions repris contact avec les autorités et la population de Koubri et nous avons pu régler la question foncière dans un esprit de dialogue.

Ce projet de programme immobilier présente un intérêt pour tous les acteurs de la zone. Il crée un pôle d’activités susceptible de générer des emplois pour les jeunes et, subséquemment, des recettes fiscales pour la commune. Ce projet soutient l’Etat dans la mise en œuvre de la politique nationale de logement dans laquelle le secteur privé est invité à contribuer.

 

Certains disent que vous êtes la «dame de fer du BTP» au Burkina. Ce qualificatif vous convient-il ?

 

On ne peut pas empêcher les gens de développer des qualificatifs sur d’autres personnes. Tant que vous faites quelque chose de visible, c’est-à-dire lorsque vous êtes entreprenant, vous êtes dans le viseur de tout le monde. Le plus important ce n’est pas le qualificatif qu’on vous donne. Mais ce que vous faites réellement. Le fer, c’est le symbole de la dureté. Si à travers ce qualificatif, c’est pour dire que BTM résiste aux nombreuses et diverses épreuves pour mener à bien ses projets, je dirai qu’il me convient. Les épreuves dans l’entreprenariat et surtout dans le BTP sont énormes ; il ne faut surtout pas se laisser abattre, sinon vous fermez boutique. Ce qui me préoccupe, c’est de rester très professionnelle dans mon domaine. Pour le reste, il appartient à chacun de faire son jugement.

 

Comment avez-vous vécu l’insurrection des 30 et 31 octobre ?

 

Des jours difficiles…

 

Cette insurrection était-elle, selon vous, prévisible ?

 

Les troubles étaient prévisibles car depuis des mois, avant octobre, tout le monde voyait le mercure social monter. Cependant, l’ampleur du mouvement a dépassé le simple cadre de ce qu’on pourrait appeler trouble pour être un mouvement insurrectionnel. Personnellement, ce que j’ai vu et ce qui s’est passé n’était pas prévisible pour moi. Je pense qu’elles sont nombreuses comme moi, les personnes qui ont été surprises par l’ampleur du mouvement.

 

photo 3La situation socio-politique actuelle a-t-elle une influence sur vos activités ? Autrement dit, vos clients peuvent-ils être rassurés qu’ils auront leurs maisons ?

 

Il est clair que la situation actuelle a une influence sur les activités du groupe BTM. Mais il faut être positif ; nous ne sommes pas les seuls. C’est une situation générale. A partir de ce moment, il faut ajuster les ambitions et les activités aux contraintes du moment.

Je vous assure que tous nos clients auront leurs maisons. J’insiste qu’ils auront leurs maisons avec les mêmes garanties de qualité et de confort. Sans les clients, BTM-Immo n’existerait pas. Leur satisfaction constitue notre priorité aujourd’hui. C’est justement pour respecter nos engagements vis-à-vis de nos clients que nous avons ajusté nos ambitions et nos activités aux contraintes du moment, en opérant des choix prioritaires pour 2015-2016.

 

Nous avons vu récemment des reportages de télévision sur des programmes de logements d’autres acteurs. On y a relevé des maisons inoccupées. Plusieurs personnes se plaignent de la qualité des constructions. Comment appréciez-vous cela ?

 

Il est difficile de s’exprimer sur des situations de ce genre, parce que les gens verront dans ma réponse celle d’un concurrent qui parle. Mais je pense qu’en matière de promotion immobilière, il y a des règles minimales à respecter comme dans toute activité. Mieux, il existe une loi sur la promotion immobilière. Lorsque le citoyen lambda, à l’œil nu, remet en cause la solidité d’un ouvrage, il y a quand même à réfléchir. Lorsque des acquéreurs doivent mettre de l’argent dans des maisons neuves avant de les occuper, il y a problème. Lorsqu’ils sont amenés à faire des grosses réparations dans les premières années de l’occupation, cela signifie que ça ne va pas. Toutes ces situations arrivent parce que les garanties minimales exigées par l’activité de promotion immobilière ne sont pas offertes aux clients. Je pense qu’il  est du devoir de l’Etat d’exiger des promoteurs immobiliers le respect d’un code d’éthique de l’activité.

 

Quel est votre point fort dans la promotion immobilière ?

 

Je n’ai pas de point fort dans la promotion immobilière. Pour moi, cette activité est un tout et chaque maillon doit être fort. Les différents maillons de la chaîne de l’activité se tiennent. 

Il faut bien négocier les acquisitions foncières pour offrir une garantie juridique aux clients par l’octroi de titres fonciers ;

Il faut offrir aux clients, des maisons de bonne qualité de construction offrant un bon confort de vie à l’intérieur dans un bel environnement.

Il faut bien commercialiser les produits en tenant compte des différents revenus.

On peut ainsi étendre les points forts.

 

La présidente de la Chambre de commerce, Alizèta Ouédraogo, a quitté le Burkina pendant l’insurrection des 30 et 31 octobre. Comment voyez-vous l’avenir de cette institution ?

 

Je ne vois aucun problème dans l’avenir de la Chambre de commerce. D’ailleurs, vous dites bien qu’il s’agit d’une institution. Une institution n’est pas liée à un individu. L’institution vit au-delà de la vie de ses dirigeants et de celle de ses membres. La Chambre de commerce est une personne morale; elle va continuer à vivre conformément aux textes qui la régissent.

L’élection des membres de cette Chambre devrait avoir lieu bientôt. Du haut de votre expérience dans le domaine de l’entreprenariat, et au regard des défis actuels, quel pourrait être, selon vous, le portrait-robot du futur président de ce «poumon» de l’économie nationale ?

On ne va pas dresser un portrait-robot pour un futur président de la Chambre de commerce. Selon moi, Il y a deux choses à prendre en compte pour désigner un président de cette Chambre:

  • Les missions de l’institution,
  • Les règles de fonctionnement de l’institution qui définissent en même temps le mode de désignation de son président.

 

En septembre 2014, vous avez été élue présidente du Conseil d’administration de la Maison de l’entreprise du Burkina. Quels sont vos grands chantiers ?

 

C’est un grand défi. Mais pour ma part, je pense qu’il faut renforcer la capacité de la Maison de l’entreprise à pouvoir accomplir ses missions premières avec efficacité.

Dans un deuxième temps, il faut veiller à ce que l’accompagnement des entreprises soit une réalité afin que ces dernières puissent créer de l’emploi. C’est de cette manière que l’on peut lutter contre le chômage des jeunes.

Le développement du partenariat avec d’autres structures similaires dans le monde et les institutions de financement est également inscrit dans mon agenda.

 

Quels conseils avez-vous à l’endroit des jeunes qui souhaitent se lancer dans la création d’entreprise ?

 

La première chose à leur conseiller, c’est la formation professionnelle. Quand vous n’avez pas de formation professionnelle, vous ne pouvez pas bien faire ce que vous souhaitez faire dans votre entreprise ; vous ne pouvez donc pas contrôler la qualité de la production de votre entreprise.

Ensuite, c’est le travail. Il n’y a pas plusieurs manières pour réussir. Seule la réussite par votre bon travail vous garantit une vie tranquille. Ceux qui prennent les raccourcis tombent vite. A nos enfants, nous avons le devoir de leur inculquer la culture du travail bien fait pour réussir.

 

Comment appréciez-vous la marche de l’économie sous la Transition ?

 

Vous me posez une question à laquelle je n’ai pas les compétences requises pour répondre ! L’économie, ce n’est pas mon domaine. Moi, je parle mieux quand on discute du béton. Si vous me demandez, par exemple, si le béton coûte plus cher actuellement qu’avant la Transition, je dirais, pas vraiment. Mais est-ce que cela suffit pour donner une appréciation sur la marche de l’économie sous la Transition ? Je pense que non. Il faut que je reste dans mon domaine au risque de faire un jugement erroné. Il y a des économistes et des financiers chevronnés au Burkina pour donner des avis éclairés sur cette question importante.

 

Qu’avez-vous, du fond du cœur, envie de dire pour terminer cet entretien ?

 

Je voudrais profiter de votre micro pour lancer un message à tous les Burkinabè, sans exception, chacun à quelque niveau qu’il soit. Je voudrais demander à chacun de faire une analyse objective et tirer les enseignements de l’insurrection des 30 et 31 octobre. Ce qui est arrivé est douloureux pour tous et pour le pays. Faisons en sorte que ces évènements ne nous divisent pas au-delà. Ayons un esprit de vérité, cultivons la tolérance et le pardon afin que le Burkina demeure toujours un pays de paix et de sécurité. La paix et la sécurité sont indispensables pour notre développement.

2è EDITION DE LA «NUIT DU COTON» : Les meilleurs producteurs récompensés

 MKS5540Les meilleurs producteurs individuels et groupements de producteurs de coton étaient sur la plus haute marche du podium, le 20 juin dernier, à la Maison de la culture de Bobo Dioulasso. Ces hommes et femmes qui, grâce à leur dévouement, permettent au Burkina Faso de maintenir, depuis de nombreuses années, sa place de premier producteur africain de coton, ont été fortement récompensés. Cette deuxième édition de la «Nuit du coton», organisée par la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX), s’est tenue sous le patronage du président du Faso, Michel Kafando.

 

Lorsque Fakoro Koné de la région cotonnière de N’Dorola, dans la province du Kénédougou, monte sur scène, une salve d’applaudissements fait vibrer la salle. C’est lui, le meilleur producteur de coton, en termes de quantité, concernant la campagne cotonnière 2014-2015. Production : 154 868 kg sur une superficie de 98 ha. Il a ainsi pu réaliser un rendement 1 580 kg/ha. Et c’est le président du Faso, Michel Kafando, en personne, qui lui a remis son prix: un tracteur, une charrue, un appareil de traitement, un appareil récolteur de coton, un kit solaire, un carnet d’épargne, une herse SICAM et un trophée d’une valeur totale de 8 700 556 FCFA. Le deuxième prix, dans la catégorie quantité de coton graine, a été attribué à Bambou Bihoun de la région cotonnière de Houndé (150 380 kg, produits sur 95ha, avec un rendement de 1 568 kg par ha). Son prix, composé d’un tricycle, d’une herse SICAM, de 100 sacs d’engrais, de 50 sacs d’aliments pour bétails, d’un appareil récolteur de coton, d’un kit solaire, d’autres outils de travail et d’un trophée, est estimé à 4 631 556 FCFA. Le troisième prix, lui, a été décroché par Karafa Kaboué de la région cotonnière de Houndé. Valeur totale de son prix : 3 556 556 FCFA. Et ce n’est pas tout : dans la catégorie rendement coton graine, c’est Justin Naba, également de la région cotonnière de Houndé, qui décroche le premier prix : 2 719 kg par ha. Valeur du prix : 2 567 926 FCFA. Il est suivi de Moussa Zombri de la région cotonnière de Dédougou (2 486 kg/ha) dont le prix en nature est estimé à 2 307 926 FCFA. Et en troisième position, Salam Bobonou de la région cotonnière de Koudougou. Avec un rendement de 2 413 kg par ha, il a reçu plusieurs outils de travails d’une valeur de 1 287 000 FCFA.

 

 MKS5511Les meilleurs groupements de producteurs de coton (GPC), en termes de quantité de coton graine, ont également été fortement ovationnés. Dans cette catégorie, le GPC Boho Kari a remporté le premier prix d’une valeur de 10 300 000 FCFA. Ce groupement qui relève de la région cotonnière de Houndé, a réalisé une production de 1 507 tonnes, avec un rendement de 1 407 kg par hectare, sur une superficie totale de 1 071ha. La SOFITEX l’a ainsi récompensé avec un forage, une bascule de portée 500kg, deux GPS, 100 toiles d’achats et un trophée. Le GPC Wesahewi de la région cotonnière de N’Dorola, est en deuxième position dans cette catégorie. Production : 831 tonnes de coton graine sur 490 ha. Rendement par hectare: 1 696kg. Prix en nature (un magasin de 40 tôles, une bascule de portée 500 kg, un GPS, 50 toiles d’achats et un trophée) d’une valeur estimée à 9 900 000 FCFA. La troisième place est occupée par le GPC PIE1 de la région cotonnière de Dédougou. Il remporte un prix d’une valeur de 8 310 000 FCFA. Il a produit au total, pendant la saison cotonnière 2014-2015, 735 tonnes de coton graine, sur une superficie de 591 ha, avec un rendement par ha de 1 244 kg.

 

Les femmes étaient également à l’honneur. Un prix spécial «Meilleur GPC féminin, option Quantité de coton graine» a été décerné par la SOFITEX au GPC Pingwendé de la région cotonnière de Bobo Dioulasso. Ce GPC, dirigé par Salamata Zouma, a réalisé une production de 47 510 kg. Et remporte ainsi un magasin de 30 tôles d’un coût de 6 500 000 FCFA. Un prix spécial «Meilleure productrice de coton, option Quantité de coton graine, a aussi été décerné à Bibata Zerbo de la région cotonnière de Koudougou, dans la province du Nayala. Sur une superficie de 8 ha, elle a produit 13 600 kg, avec un rendement par ha de 1 624 kg. La valeur de son prix est de 1 048 000 FCFA.

 

 MKS5491Dans la catégorie «Meilleure productrice de coton, option meilleur rendement», Salamata Zouma de la région cotonnière de Bobo Dioulasso, a obtenu un prix spécial pour avoir réalisé 2 147 kg/ha. Un prix en nature d’une valeur de 909 500 FCFA.

 

Plusieurs autres producteurs individuels et groupements de producteurs ont été récompensés. Et sous le regard approbateur du président du Faso, du ministre du Commerce, du ministre de l’Agriculture, et de bien d’autres membres du gouvernement ainsi que du président du Conseil national de transition (CNT), dix producteurs ont été élevés au rang de Chevalier de l’Ordre du mérite avec agrafe Agriculteur.

 

Selon le Secrétaire général de la SOFITEX, président du jury, Jonas Bayoulou, la «Nuit du coton» s’inscrit dans la volonté de la SOFITEX de «bâtir une filière cotonnière forte, unie et prospère sur la base de piliers indispensables pour son émergence. Une filière capable d’investir dans l’avenir, d’innover, d’entreprendre, de créer de la richesse, d’apporter un mieux-être et du bonheur aux populations». Il s’agit également «de mettre à l’honneur l’exception et le savoir-faire des meilleurs producteurs et productrices et, stimuler et émuler les autres cotonculteurs à suivre l’exemple des lauréats de ce soir», a-t-il affirmé.

 

Dans cette dynamique, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Hyppolite Da, a souligné, avec force détails, le «rôle primordial du coton dans l’économie et la réduction de la pauvreté». Il a par ailleurs affirmé la «disponibilité du gouvernement à accompagner les vaillants producteurs de coton».

 

 MKS5454Le Directeur général de la SOFITEX, Gnéssa Bernard Zougouri, a également encouragé les producteurs de coton à persévérer dans l’excellence. «Cette nuit que nous avons organisée pour magnifier l’excellence au niveau des acteurs du secteur du coton est le couronnement d’un processus complexe et transparent de sélection», a-t-il déclaré. Cette année, pour l’achat du coton graine, la SOFITEX a investi, selon le DG, 120 milliards de FCFA. Cette manne financière contribue, incontestablement, à un mieux-être des producteurs de coton. Sans oublier la part importante de la filière coton dans le budget national. D’autres secteurs en profitent également, de manière significative. «Sont de ceux-là, les assurances, les huileries dont la matière première est le coton, les Transports, les Impôts, les Hydrocarbures, les Finances, les fournisseurs de pièces détachées et d’intrants agricoles, l’Electricité, etc.».

 

Le président de l’Union nationale des producteurs de coton, Karim Traoré, a lancé une doléance au gouvernement. Il a vivement souhaité que «la modernisation de notre agriculture par sa mécanisation avec des tracteurs», s’accentue. Dans cette optique, il a prôné «l’exonération du coût des tracteurs afin de permettre aux producteurs de coton de s’en procurer».

 

Le gouverneur de la région des Hauts-Bassins s’est inscrit dans la même dynamique. «Le coton, notre or blanc, doit être constamment valorisé», a-t-il affirmé. Tous ont ainsi convenu de s’investir davantage pour booster la production du coton. Après 630 000 tonnes dont 560 000 produits dans les régions cotonnières de la SOFITEX pendant la campagne 2014-2015, objectif désormais affiché : 710 000 tonnes.

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Critères de sélection

 MKS5437Jonas Bayoulou, président du jury :«L’édition 2014 de la «Nuit du coton», à la différence de celle de 2013, a été organisée selon deux modalités : le rendement d’une part, et d’autre part, le volume de coton produit. Le premier a connu la candidature de 1 720 producteurs individuels tandis que le second a considéré l’ensemble des producteurs et des GPC, d’office comme candidats. Par conséquent, ce sont 167 471 producteurs et 7 016 Groupements de producteurs de coton (GPC) qui y ont été candidats.

  • Pour la détermination des meilleurs rendements, 70 candidats ont été présélectionnés, soit 10 producteurs par région dont les parcelles cotonnières ont été visitées ;
  • Pour la détermination de meilleures productions individuelles et des GPC, elle a été faite sur la base de la quantité de coton commercialisée en fin de campagne ;
  • Trois (03) prix spéciaux ont été attribués à deux (02) productrices et un (01) GPC féminin pour s’être distingué par le volume de coton produit et le rendement»

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La SOFITEX en chiffres

Le Burkina compte trois sociétés cotonnières. Mais la SOFITEX fait figure de leader avec une zone d’intervention qui s’étend sur 20 provinces de l’Ouest du Burkina. Elle a pour principales activités, l’appui-conseils aux producteurs, l’achat, le transport, l’égrenage du coton, la commercialisation de la fibre et de la graine de coton, l’approvisionnement des producteurs en intrants agricoles. Elle s’intéresse également à la recherche scientifique dont elle contribue au financement.

En termes de chiffres, la SOFITEX, c’est :

  • Plus de 100 milliards de francs CFA de distribués directement aux producteurs pour l’achat de leur coton à chaque campagne,
  • 85% de la production nationale de coton. Pour la campagne 2014-2015, elle a produit 560 000 tonnes de coton graine sur un total de 630 000 tonnes,
  • 7 régions cotonnières,
  • 15 usines d’égrenage d’une capacité totale de 6000 tonnes de coton et une usine de traitement chimique de la graine de coton,
  • 80 camions et 816 conteneurs pour le transport du coton graine et celui des intrants agricoles,
  • 4 633 employés dont 1358 permanents et 3 265 saisonniers.

Source : Note d’information - SOFITEX

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La SOFITEX offre 270 bouteilles d’oxygène à l’hôpital de Bobo

 MKS5363Le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bobo Dioulasso avait exprimé un besoin urgent d’être approvisionné en bouteilles d’oxygène afin de gérer les cas d’urgence. Mais elle éprouvait des difficultés financières. La SOFITEX lui a offert 270 bouteilles. Cet acte a été fortement applaudi par les responsables de l’hôpital. L’un d’entre eux a d’ailleurs vivement remercié la Société burkinabè des fibres textiles pour ce «geste salutaire». Dans l’assistance, certains ont même qualifié la SOFITEX de «société citoyenne» et invité d’autres sociétés à lui emboîter le pas.

 



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