TOURNEE DU DIPLOMATE AMERICAIN DANS LES 13 REGIONS DU BURKINA

Vers une coopération plus efficace et plus efficiente

Passer au peigne fin l’ensemble des investissements américains au Burkina Faso. Tel était l’objectif de l’ambassadeur des Etats-Unis au Burkina, Tulinabo Mushingi. Il a ainsi effectué une tournée dans plusieurs régions du pays. Cela lui a permis de toucher du doigt les résultats concrets acquis par le Burkina grâce au concours des Etas-Unis. Et d’envisager une meilleure coopération entre son pays et le nôtre. Plusieurs milliards de francs CFA (dont 240 milliards dans le seul Compact) ont été investis par le peuple américain dans plusieurs secteurs d’activités du Burkina. Mais que gagne, en retour, le pays de Barack Obama ? Le diplomate Mushingi s’explique en partant des trois objectifs majeurs qui justifient la présence des Etats-Unis au Burkina. Il s’agit d’abord de stimuler une croissance économique équitable et un développement durable. Toute chose qui contribuera à la prospérité des Burkinabè, celle de la sous-région, du monde et des Etats-Unis en particulier. Le deuxième objectif est de contribuer à améliorer la paix et la sécurité au Burkina Faso et dans la sous-région. Car si le Burkina est sécurisé, cela peut contribuer à la paix sous-régionale, africaine, mondiale et à la sécurité des Etats-Unis. En d’autres termes, la sécurité des Américains est intimement liée à la stabilité dans les autres parties du monde.

Enfin, la présence américaine au Burkina répond à un souci de renforcement des institutions démocratiques tout en améliorant la gouvernance et en protégeant les droits de l’Homme. Des valeurs qui, selon le diplomate américain, sont « universelles ». Si elles sont respectées au Burkina, il y aura, à coup sûr, des répercussions positives sur toutes les autres parties du monde et, partant, sur les Américains. Pour atteindre donc au mieux ces différents objectifs, le diplomate Mushingi veut personnellement s’imprégner des réalités ambiantes et baliser le terrain, afin de permettre à ses successeurs de partir de ses chantiers inachevés pour se projeter dans le long terme. Le Burkina a, à cette occasion, reçu les félicitations du diplomate américain pour la conduite réussie du programme Compact qui prendra officiellement fin le 31 juillet prochain. Et Kateri Clement, la représentante-résidente du Millénium Challenge Corporation (MCC), de renchérir à cet effet que «  le Burkina Faso est un très bon élève ». Toutefois, «la reconduction ou non du programme dépendra du Congrès américain qui se réunira en décembre prochain», a-t-elle affirmé.

Louis Bernard BADOLO (Stagiaire)

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Situation politique nationale: la position américaine se précise

La situation politique nationale s’est invitée dans l’allocution de l’ambassadeur des Etats-Unis, Tulinabo Mushingi, à l’occasion du 238e anniversaire de l’indépendance de son pays. Il a rappelé la disponibilité de l’Etat américain à accompagner toutes les couches sociales, politiques, les organisations de la société civile, etc. du Burkina à construire une démocratie ayant des institutions fortes et stables. Et de souligner que son pays est prêt à accompagner la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dans son travail. Car, dit-il, «des élections libres, justes et transparentes sont la marque de ce processus démocratique. Mais, malgré tous les progrès accomplis, le Burkina Faso n’a pas encore vécu une transition pacifique et démocratique. La peur d’un avenir incertain, pourrions-nous même affirmer, est présente. Mais comme l’a dit le président Barack Obama à Varsovie le mois dernier, ‘il n’y a pas de changement sans risque et pas de progrès sans sacrifice’».

L. B. B

SYSTEME DE SECURITE SOCIALE DES AGENTS PUBLICS

Gestion des pensionnés sur le territoire national : quelle stratégie pour une pleine satisfaction des assurés ?

Assurer le bien-être des retraités, offrir un service continuel adapté aux besoins des pensionnés, gérer le régime de prévention et de réparation des risques professionnels des agents publics, telles sont les missions assignées à la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO). Les assurés et les bénéficiaires des prestations de la CARFO (agents publics en activité, retraités, conjoints survivants et orphelins de fonctionnaires) sont disséminés sur l'ensemble du territoire national. D'autres résident même hors du pays. Le devoir de la CARFO est de faire en sorte que chaque assuré, où qu’il soit, bénéficie des prestations dans de bonnes conditions sans que cela n’entraîne l’apparition de ratios de mauvaise gestion. Alors, quel système a été mis en place pour une pleine satisfaction des assurés ?

Il a fallu donc choisir entre la contractualisation et la gestion directe des prestations de service au niveau déconcentré. C’est dans ce sens que la contractualisation a été optée avec la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique (DGTCP), permettant à tous les pensionnés de la CARFO de bénéficier des prestations au niveau régional, provincial, communal et même en dehors du Burkina au niveau des chancelleries. Pour que le système fonctionne à merveille, il a été institué un cadre de concertation dit rencontre CARFO-DGTCP-et-Associations de retraités, qui se tient chaque année en vue de faire le point du fonctionnement du système de gestion, de corriger les lacunes et de jeter les bases d’une bonne gestion des assurés.

Cette année, la rencontre de concertation dénommée rencontre CARFO-TRESOR a eu lieu le 19 juin 2014 dans la salle de réunions du siège de la CARFO à Ouaga 2000. Cette rencontre a regroupé l’ensemble des trésoriers régionaux, l’Agence comptable centrale du Trésor, l’Association nationale des retraités du Burkina Faso, l’Association nationale des anciens militaires, et le staff de la CARFO.

Entre faire le point de la mise en œuvre des recommandations issues de la précédente rencontre tenue en juillet 2013 et rechercher des solutions aux difficultés rencontrées dans la gestion des pensions, notamment au niveau des structures décentralisées, cette journée d’échanges n’a pas été de tout repos pour les participants de la rencontre annuelle de concertation CARFO-TRESOR. Ces derniers ont pu noter avec satisfaction la mise en œuvre effective d’un grand nombre des recommandations issues de 2013, avant de faire la synthèse des obstacles auxquels font face les structures décentralisées.

En effet, la CARFO a pris un certain nombre de mesures, tant au niveau central que régional, pour améliorer ses prestations en faveur des pensionnés. Fort de ces échanges, les participants ont noté la délicatesse de la gestion des personnes âgées qui vivent parfois des frustrations sociales qui déteignent sur les rapports qu’elles entretiennent avec les maillons de paiement des pensions. Pour ce faire, une plus grande implication des deux associations a été sollicitée afin de faciliter le bon fonctionnement du système de gestion des pensionnés.

La rencontre a aussi relevé l’importance de la bancarisation des pensions et son niveau encore faible. Aussi les participants ont-ils sollicité la contribution des associations des retraités, en vue de relever le niveau de la bancarisation. La question de paiements à domicile de certains pensionnés à bout de force n’a pas été occultée à l’occasion.

Les deux institutions partenaires ont mis à profit leurs expériences et ont dégagé, avec le concours des deux associations de retraités, un certain nombre de solutions à même de permettre d’améliorer de façon considérable la gestion des pensionnés au niveau régional.

Les différentes parties prenantes de la chaîne de gestion des pensions ont convenu de la nécessité du renforcement des capacités des agents chargés des pensions, au regard du nombre croissant des pensionnés et de la complexité de certains dossiers. En attendant la formation des agents des trésoreries régionales, prévue pour le mois d’octobre prochain, les parties prenantes de la chaîne de gestion des pensions ont renouvelé leur engagement à travailler davantage, main dans la main, pour que les pensionnés jouissent au mieux de leur période de retraite.

N’est-ce pas là aussi, une autre forme d’expression de la solidarité agissante entre les générations ?

Armel ILBOUDO/ DIGICOM

Source : CARFO

La SOCIETE SID recherche pour embauche une secrétaire de Direction, niveau Bac+2 (DUT) et un chauffeur mécanicien, niveau CEP.

Secrétaire de Direction BAC+2 (DUT)

Profil

- Être titulaire d’un DUT option secrétariat de Direction,

- Avoir au moins 2 ans d’expérience dans le domaine de secrétariat,

- Maîtriser l’outil informatique (Word, Excel, internet etc.),

- Sens de responsabilité et conscience professionnelle,

- Être présentable, courtoise et discrète,

- Savoir travailler sous pression,

- Être immédiatement disponible

Chauffeur mécanicien CEP

Profil

- Être titulaire du Certificat d’Etudes Primaire Elémentaire

- Être titulaire du permis de conduire de catégorie A, B , C

- Avoir au moins 2 ans d’expérience dans le domaine,

- Être de nationalité burkinabè,

- Remplir les conditions d’aptitudes physiques et mentales exigées pour l’exercice de la fonction,

- Être âgé de 20 ans au moins et 40 ans au plus,

- Jouir de ses droits civiques et être de bonne moralité,

Composition du dossier

- Une demande manuscrite adressée à la Directrice générale,

- Un curriculum vitae,

- Une lettre de motivation,

- Une photocopie des diplômes, attestations et certificats de travail,

- Une photo d’identité.

Date limite de dépôt

Les candidatures devront parvenir sous pli fermé avec mention «Recrutement secrétaire» au plus tard le 20/07/2014 à l’adresse suivante :

Ouaga 2000 non loin de la salle des conférences

Tél: 60 56 40 66 / 50 37 45 15

NB : Seuls les 20 premiers dossiers seront retenus et les candidats présélectionnés seront contactés pour un entretien. Aucune suite ne sera donnée aux dossiers non retenus.

Direction générale de la protection civile : Conseils de sécurité en cas d’intempéries pluviométriques

Inondation2I. S'il y a risque d'inondation :

- Faire des réserves d'eau potable, car les sources d'approvisionnement habituelles peuvent être contaminées ;

- Enlever tous les produits chimiques du sol et des endroits susceptibles d'être inondés ;

- Transporter les bagages et effets personnels sur des parties surélevées ;

- Préparer le nécessaire à emporter avec vous au cas où il y a évacuation : Il s'agit, entre autres, et dans la mesure du possible des effets suivants : lampe de poches, radios avec piles de rechange , vêtements et draps de couchage , vêtements de rechange et imperméables , médicaments et eau potable de survie , documents d'identification des membres de la famille.

II. Pendant la phase active d'inondation :

• Couper l'alimentation électrique en sautant le disjoncteur (compteur de courant) ;

• Faire un compte-rendu d'urgence aux services de secours en décrivant la situation qui prévaut (contacts gratuits joignables au n° 18 ou 112, 17 ou le 16) ;

• Ecouter la radio en permanence et suivre les consignes de sécurité qui vous seront communiquées ;

• Eviter de rester dans les maisons menaçant ruines ou de s'adosser aux murs de clôture ;

• Empêcher les enfants de sortir ou de se promener n'importe où ;

• Faire si possible de petites canalisations pour permettre l'évacuation des eaux ;

• Fermer ou faire fermer les bouteilles de gaz ;

• Si vous êtes en déplacement en véhicule, moto, bicyclette ou même à pieds, éviter de franchir sans précaution les coupures d'eaux ou les zones inondées car vous pouvez être emporté par le courant d'eau.

III. En cas de pluie torrentielle ou orageuse :

• stationner à l'aire libre et attendre qu'elle baisse d'intensité pour poursuivre votre déplacement ;

• Eviter de stationner sous les arbres, les hangars menaçant ruines, les poteaux électriques ... ;

• Eviter l'usage du téléphone portable, car il peut vous attirer une décharge électrique.

IV. Après l'inondation (eaux évacuées entièrement) :

•S'assurer de l'accessibilité de votre logement avant d'y entrer ;

•S'assurer que tout est bien sec et fonctionnel avant de remettre le compteur électrique en marche.

CONTACTS UTILES DANS LE CADRE DE LA GESTION DES RISQUES ET CATASTROPHES

Partout au Burkina Faso, appeler les numéros suivants (appel gratuit) :

- le 18 ou 112 pour les sapeurs pompiers ;

- le 17 pour la police nationale ;

- le 16 pour la gendarmerie nationale.

Contacts utiles :

- A Ouagadougou : 70407215; 61841416; 61841419; 70000311; 70000312.

- A Bobo-Dioulasso : 70394423; 70403839.

- A Koudougou : 70620701.

- A Ouahigouya : 70380771.

- A Banfora : 70743147.

Direction Générale de la Protection civile (DGPC) du ministère de l'Administration territoriale et de la Sécurité (MATS)

SYSTEME DE SECURITE SOCIAL DES AGENTS PUBLICS : Comment les fonctionnaires financent-ils les pensions des retraites ?

IMG 7445La Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO) fonctionne sur la base d’un système de solidarité garantissant à chacun, une protection dans ses vieux jours. Nous avons approché la tutelle des pensionnés pour en savoir davantage.

Le système de retraite géré par la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO) se présente comme la garantie donnée à chaque fonctionnaire admis à faire valoir ses droits à la retraite de disposer des moyens pour assurer sa subsistance et celle de sa famille. Il repose sur le principe de solidarité garantissant à chacun, une protection dans ses vieux jours. Cette solidarité repose sur le système par répartition.

Dans un tel système, les cotisations basées sur la rémunération des travailleurs en activité servent au paiement des pensions des retraités au même moment. En contrepartie de cette solidarité avec les générations précédentes, les cotisants acquièrent eux-mêmes des droits sur les générations futures, qui financeront à leur tour, leur retraite lorsqu'ils cesseront de travailler. Ce système a l’avantage d’établir une solidarité entre tous les agents publics et entre les générations.

Mais en matière de sécurité sociale, il n’y a pas que le système par répartition ; on rencontre également, ce que l’on peut qualifier de « chacun-pour-soi », c'est-à-dire le système par capitalisation adopté par la plupart des sociétés d’assurance.

La retraite par capitalisation consiste à faire des provisions aujourd’hui pour financer les pensions de demain.

Lorsque le travailleur prend sa retraite, deux possibilités principales lui sont offertes :

  • le retraité reçoit les revenus de son capital, et rachète (désépargne) progressivement son capital pour faire face à ses besoins. Dans ce cas, si le décès du retraité intervient avant l'épuisement du capital, le capital restant sera reversé à ses héritiers. Par contre, si le capital s’épuise alors que le retraité est toujours en vie, celui-ci se retrouve sans ressources, et devra être secouru par la solidarité familiale;
  • le capital (ou une partie de ce capital) est transformé en rente viagère : un revenu fixe, indexé ou non sur l'inflation, est versé au retraité jusqu'à son décès. Ce mécanisme donne plus de sécurité au retraité, car il lui assure un revenu jusqu'à la fin de ses jours, quel que soit l'âge de ce décès. En contrepartie, le capital utilisé pour mettre en place la rente viagère n'est pas reversé aux héritiers. Ce système de mutualisation des risques permet de faire face efficacement à l'incertitude sur l'espérance de vie.

Ainsi, comme on peut le constater, le système par répartition qui est celui appliqué à la CARFO reste le régime revêtant le caractère social et solidaire par excellence. Dans les faits, il fonctionne comme une mutuelle d’agents d’un ministère cotisant un montant mensuel, pour se soutenir. La mutuelle fixe les montants à verser à l’agent ou à sa famille, correspondant à des types d’évènement. De ce fait, il peut arriver qu’un agent parvienne à la retraite sans bénéficier d’appui, simplement parce qu’aucun évènement entrant dans le champ d’intervention de la mutuelle ne s’est produit dans sa vie. Ainsi, pendant toute sa vie active, ce dernier aura participé à la vie d’un système sans en tirer le moindre bénéfice… au nom de la solidarité.

Le système de répartition est quasiment identique. Chaque mois, chaque agent public, militaire, magistrat, contractuel, fonctionnaire concède une retenue de 8% sur son salaire au profit de ses anciens collègues retraités, aux veuves/veufs et orphelins de ceux décédés, avec l’espoir qu’il bénéficiera des mêmes droits à sa retraite ou en cas de décès. Cette cotisation est renforcée par une forte contribution de l’Etat à hauteur de 12%. Comme la mutuelle du ministère, le système par répartition ne peut tenir qu’à condition que ses règles soient respectées. Quand, dans le cadre de la mutuelle, un agent en vient à bénéficier de 300 000 FCFA d’assistance de la part de la mutuelle, pour seulement 30 000 FCFA de cotisation dans l’année, c’est que beaucoup n’ont pas eu d’évènements nécessitant l’intervention de la mutuelle.

Comme dans le cadre de la mutuelle, dans le système par répartition, les pensions du moment sont financées exclusivement par les cotisations du moment, prélevées sur les actifs du moment. La couverture sécuritaire ne se limitant pas au seul retraité et se poursuivant à son conjoint survivant et à ses orphelins avec une possibilité de cumul, on comprend alors toute la difficulté du régime de pension à octroyer une pension égale au dernier salaire du retraité. Cette relation entre salaire des actifs et pensions des retraités n’est pas toujours connue ni des agents en activité ni de ceux qui sont à la retraite, et cela est souvent source de beaucoup d’incompréhensions.

Le système par répartition est soutenu par une obligation d'adhésion sans laquelle certains actifs pourraient essayer d'assurer leur retraite par un autre mécanisme et le système, quoique public, ferait faillite et il reviendra encore à l’Etat d’assurer les vieux jours de tous. La viabilité du système par répartition repose sur la capacité régulière des cotisations des actifs du moment à supporter les pensions du moment. Ce qui n’est pas toujours le cas. Dans de nombreux pays occidentaux, le système par répartition connaît des difficultés dues à l’amélioration de l’espérance de vie ; d’où les réformes auxquelles on assiste actuellement.

Mais obligatoire et collective, l’assurance vieillesse doit aussi être équitable à l’intérieur d’une même génération et soutenable pour les fonctionnaires les plus modestes. Les cotisations sociales sont ainsi proportionnelles aux revenus du travail (8% du salaire de base ou indiciaire) et les prestations dépendent des cotisations versées.

En 1989, la CARFO enregistrait au total 6 774 pensionnés dans la branche vieillesse. En fin d'exercice 2013, cet effectif est passé à 37 466, soit 4, 53 fois l’effectif de départ. Les bénéficiaires de l’année 2013 se répartissent entre les différentes prestations de la branche avec une prédominance de la pension de retraite (18 502 soit 49%), ensuite les pensions de conjoints survivants 12 431 (33%) et les pensions d’orphelins 6 533 (18%). Ainsi, les réversions étaient au nombre de 18 964 alors qu’elles étaient de 6 552 en 1989. Les réversions sont les prestations dérivant de la pension de retraite et versées aux ayants droit suite au décès du titulaire.

Entre 1989 et 2013, les effectifs des retraités sont passés de 252 à 18 502. Les retraités de 2013 avaient un âge moyen de 63,14 ans avec une forte concentration dans les tranches d’âge 55-65 ans (8 929 retraités) et 65-75 ans (5 637 retraités). Les plus de 75 ans étaient au nombre de 1 485. Les effectifs sont principalement masculins ; les femmes qui étaient au nombre de 21 en 1989 sont maintenant au nombre de 2 694 en 2013 contre 15 808 hommes.

Le temps moyen de cotisation de ces retraités est de 28, 5 ans. En moyenne, au bout de 7 ans, le cumul de la pension versée au retraité est équivalent au montant total de ses cotisations. Cela signifie que toute la pension versée au pensionné après la fin de sa 7e année de sa vie de retraite est le fait de la solidarité du système de répartition. Or, sur 18 502 retraités, 9 545, soit 50,51%, ont plus de 7 ans à la retraite. 961 d’entre eux ont même une durée de retraite au-dessus du temps moyen de cotisation. Ceci vient confirmer le fait qu’aucun pensionné ne vit de ses cotisations et que les pensions sont soutenues par les cotisations des actifs du moment.

La cohésion sociale repose donc sur les valeurs de solidarité. Il nous faut ensemble « bâtir une solidarité agissante entre les générations».

Armel ILBOUDO / DIGICOM

En collaboration avec la CARFO