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PRESIDENTIELLE DU 11 OCTOBRE : Blaise Compaoré veut créer l’APR !

BlaiseIl a fui de Ouagadougou en plein midi. Mais il ne s’avoue pas vaincu. Blaise Compaoré accuse Roch Marc Christian Kaboré et Salif Diallo de l’avoir «trahi». Il ne veut pas les voir s’installer, en octobre prochain, dans le gros fauteuil de la Présidence ! Ces dernières semaines, plusieurs réunions politiques se sont tenues à Abidjan. Mais aussi à Ouagadougou.L’ex-patron de Kosyam tente de fabriquer un «leader» capable de déjouer les pronostics. Et d’assurer la victoire du CDP à la présidentielle. Mais il n’y a pas que ça. Son parti s’apprête à signer, en toute discrétion, un «accord d’alliance politique et électorale». Nous avons obtenu le document.

NOUVELLE LOI ANTI-CORRUPTION : Jusqu’à 10 ans de prison et 25 millions d’amende !

IMG 8330Attention ! Si on vous prend pour fait de corruption électorale, le lourd marteau de la nouvelle loi anti-corruption, votée par le Conseil national de transition, le 4 mars dernier, pourrait s’abattre sur votre tête. Et de façon fracassante ! Vous risquez entre cinq et dix ans de prison. Et jusqu’à dix millions de francs CFA d’amende. Si pendant la révision des listes électorales, vous procédez à des inscriptions multiples, c’est de la corruption électorale. Si vous intimidez des électeurs le jour du vote, c’est aussi de la corruption électorale. Vous donnez des pots-de-vin aux assesseurs et aux présidents de bureau de vote ? Vous utilisez, de façon abusive, des biens de l’Etat à des fins de campagne électorale ? Vous êtes un parti politique et vous faites preuve d’un manque de transparence dans la gestion des ressources que l’Etat met à votre disposition pour la campagne électorale ? Vous êtes passible des mêmes peines ! Et ce n’est pas tout. Gare au parti politique qui recevra des financements occultes ! La loi prévoit entre deux et cinq ans de prison et une amende allant jusqu’à dix millions de francs CFA. Mais il n’y a pas que ça. Si jamais vous n’êtes pas en mesure de justifier «raisonnablement l’augmentation de votre train de vie au regard de vos revenus licites», la loi ne vous fera pas de cadeau ! Délit d’apparence ! Vous risquez un emprisonnement de deux à cinq ans et une amende de cinq à vingt-cinq millions de francs CFA. Et concernant le détournement de biens publics ? La surfacturation ? Le favoritisme ? Le trafic d’influence ? Le népotisme ? La corruption d’agents publics de l’Etat ? La corruption de fonctionnaires d’organisations internationales ? Voici, à ce sujet, ce que dit la loi portant prévention et répression de la corruption, envoyée par le Conseil national de transition (CNT) au Président Kafando pour promulgation.

POLICE NATIONALE : Où est passé le don de 109 500 000 FCFA ?

DON2L’affaire continue de défrayer la chronique. En 2011, lorsqu’éclate la mutinerie, les forces de défense et de sécurité exposent une kyrielle de doléances. Le problème d’équipements en matériel de travail est ainsi mis en branle. La société ETAF ARMABEL décide alors d’aider l’Etat à faire face à cette situation cruciale. Chaque composante des forces militaires et paramilitaires devait recevoir un don de matériels. La police était la première sur la liste. Le matériel, composé de tenues F1 vert armée, de menottes, de gilets de signalisation et de bâtons de police, d’une valeur totale de 109 500 000 FCFA, a été retiré des magasins de la société par le Directeur du matériel et du budget.

RAPPORT DU CONSEIL DES MINISTRES SUR LES CRIMES ECONOMIQUES ET DE SANG : Voici le document confidentiel !

conseil des ministresQue s’est-il passé, le 4 mars dernier, dans la salle hermétiquement fermée du Conseil des ministres ? Le Président Kafando, en présence du Premier ministre, a demandé au ministre de la Justice, Joséphine Ouédraogo, de déballer les «grands dossiers de crimes de sang et de crimes économiques en instance». Selon le compte rendu du Conseil, rendu public le même jour, des «mesures idoines» devraient être prises pour donner une «suite diligente» à ces dossiers. Nous avons pu obtenir le rapport complet présenté, à huis clos, par le ministre de la Justice aux membres du gouvernement. De même que le décret adopté par le Conseil des ministres et qui devrait permettre «aux ayants droit de feu Thomas Isidore Noël Sankara, président du Faso du 4 août 1983 au 15 octobre 1987, d’ouvrir la tombe supposée contenir son corps et de faire procéder à toutes expertises nécessaires à l’identification». Voici les documents.

REGIMENT DE SECURITE PRESIDENTIELLE : Les vraies raisons du clash !

Zida Ph La voix de lAmriqueC’était chaud, très chaud ! Le Premier ministre Yacouba Isaac Zida a failli perdre son fauteuil le 4 février dernier. Ses compagnons d’armes, sentant leurs intérêts menacés, ont tapé du poing sur la table: pas question de dissoudre le Régiment de sécurité présidentielle ! Pas question non plus, disent-ils, d’accepter des «nominations de complaisance». Ils ont aussi bandé les muscles pour exiger le paiement, sans délai, de certaines primes et indemnités. Mais il n’y a pas que ça. Même si un communiqué officiel, diffusé en boucle, les 6 et 7 février, sur certaines chaînes de télé, tendait à faire croire que tout était en train de rentrer dans l’ordre, il y a un gros problème. Le Lieutenant-Colonel Zida, autoproclamé Président avec le soutien du RSP le 31 octobre 2014, puis «bombardé» par la suite des titres cumulés de Premier ministre et de ministre de la Défense, est sur une pente glissante. Il semble être l’otage d’un «arrangement politique» dont il ne peut sortir impunément du carcan. Certains hauts gradés de l’armée, proches de l’ex-Président Blaise Compaoré, qui lui vouaient confiance à sa prise de pouvoir, le soupçonnent aujourd’hui d’avoir un agenda caché. «C’est nous qui l’avons porté au pouvoir; nous allons le recadrer chaque fois que de besoin», confie un membre influent du RSP. Et ce n’est pas tout.

CDP : A la recherche d’un candidat…

CDP : A la recherche d’un candidat…

cdpLe Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) veut reprendre le contrôle du Palais de Kosyam. Il entend présenter un candidat à la prochaine élection présidentielle. Au moment où le RSP fait monter la tension dans les hautes sphères de l’Etat, le parti de Compaoré se triture les méninges. Il y a actuellement

REBONDISSEMENT DANS L’AFFAIRE NORBERT ZONGO : Vers un mandat d’arrêt contre François Compaoré ?

francoisLe frère cadet de l’ex-chef de l’Etat, François Compaoré, a pris la fuite pendant l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre. Selon des sources sécuritaires, il se serait «caché» au Bénin, mais pas à Cotonou la capitale. Ses faits et gestes sont suivis de près par les services de renseignements. Il est allé, dit-on, à plusieurs reprises, et en toute discrétion, voir Blaise Compaoré, à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire. Mais il a beau se cacher, il va devoir revenir, de gré ou de force, au Burkina. Un mandat d’arrêt pourrait être lancé contre lui. Selon des documents judiciaires que nous avons pu consulter, il est au cœur de la réouverture annoncée de l’instruction sur l’assassinat du journaliste Norbert Zongo. Voici les détails.

AFFAIRE «AEROSOL DE 17 184 F CFA ACHETE A 5 248 000 FCFA» : Le fournisseur tente de sauver sa tête

Scan Doc0035Ils ont été surpris. Ils croyaient que cette affaire d’aérosol, à forte odeur de surfacturation, serait gérée dans la plus grande discrétion. Mais le dossier dégageait tellement d’odeurs nauséabondes qu’il a fini par éclater. Au point de troubler le sommeil des responsables de la société Invoice-Ralph RCY International (qui a fourni le matériel) et de certains individus tapis dans l’ombre au ministère de la Sécurité. En octobre 2013, le ministère, alors dirigé par Jérôme Bougouma, a octroyé, en totale contradiction avec les textes en vigueur, un marché de 544 444 310 FCFA à cette société basée au Liban. L’exécution du marché a été entachée de pratiques louches. Il suffit de jeter un coup d’œil sur la facture établie par la société pour s’en rendre compte. Un aérosol (un seul !) qui aurait dû coûter 17 184 FCFA TTC selon la grille tarifaire de fournisseurs basés en Europe et aux Etats-Unis, a été vendu par la société libanaise à 5 248 000 FCFA (Voir CC N° 74 du 10 janvier). Ce scandale, révélé par notre Journal, continue de faire grand bruit. Décryptage d’une affaire brûlante.

EMOLUMENTS DES MEMBRES DU CNT : Ce qu’on vous cache !

 

Chériff SyLes membres du Conseil national de transition (CNT) ont tenté de dribbler tout le monde. Ils ont entretenu un flou artistique autour de leurs émoluments. Certains, issus essentiellement de la société civile, ont même menti qu’ils n’avaient reçu aucun centime. D’autres encore ont tronqué les chiffres pour les renvoyer à la baisse. Se disant sans doute que leur mensonge serait pris pour parole d’évangile. Mais la vérité a fini par les rattraper.

 

SCANDALE AU MINISTERE DE LA SECURITE : Un aérosol de 17 184 FCFA acheté à 5 248 000 FCFA !

aérosoléY a-t-il vraiment un contrôle sur la gestion des fonds publics au ministère de la Sécurité ? La situation est suffisamment préoccupante. Certaines dépenses, effectuées à coup de millions, font froid au dos. Surfacturation, violation flagrante des textes régissant les marchés publics, évasion fiscale (Voir CC N° 72 et 73). Et ce n’est pas tout. Encore un coup d’œil dans les tiroirs du ministère. Et que voyons-nous ? Un marché de 544 444 310 FCFA TTC attribué à la société Invoice-Ralph R.C.Y International, basée au Liban. Le contrat de dix pages auquel est accroché la facture, ne comporte ni la signature des autorités du ministère des Finances, ni celle du contrôleur financier. L’ex-ministre de la Sécurité, Jérôme Bougouma, et son Directeur administratif et financier, Yamba Léonard Ouoba, dont les signatures trônent au bas du document, ont allègrement tordu le cou à la loi. Et dans ce «flou artistique», ils ont effectué des dépenses faramineuses. Un aérosol qui coûte en réalité 9 840 FCFA, donc 17 184 francs si l’on inclut la TVA et les frais de douane, a ainsi été acheté à 5 248 000 FCFA ! Une perte sèche pour le Trésor public. Mais il n’y a pas que ça. Notre enquête.

AFFAIRE BRULANTE A LA DOUANE : 874 951 360 FCFA parqués dans un magasin !

Kuilbila Jean Sylvestre SamLa grogne monte de plus en plus à la douane. Suite à mutinerie de 2011, l’ex-Président du Faso, Blaise Compaoré, sentant que son fauteuil pouvait encore basculer, a donné des instructions afin que des fonds soient débloqués pour satisfaire les revendications des corps militaires et paramilitaires. La douane avait ainsi reçu un milliard de francs afin de se doter en effets d’habillement. Le matériel, commandé dans des conditions louches avec la société française MARCK, est arrivé au Burkina en 2012. Mais jusqu’à présent, aucun douanier ne peut porter ces tenues. Il y a un problème. Un gros problème.

POLEMIQUE AU MINISTERE DE LA SECURITE : Gilets pare-balles de qualité douteuse !

Une enquête a été ouverte par la gendarmerie. Et à l’allure où vont les choses, certaines «têtes» du ministère de la Sécurité risquent de tomber. Selon nos sources, l’alerte a été donnée en 2010. Mais le dossier avait été classé. Certaines personnes, tapis dans l’ombre au ministère de la Sécurité, ont tenté de l’étouffer. Mais depuis deux mois, il a été ressorti des tiroirs et déposé sur la table des gendarmes. Tellement les faits sont graves. Plusieurs personnes ont été

MINISTERE DE LA SECURITE : Ces milliards à problèmes

securiteTout se passe comme s’ils jouaient avec les fonds publics. Certains individus, tapis dans l’ombre au ministère de la Sécurité, grèvent énormément le budget de l’Etat. Ils ont osé acheter, par la procédure du gré à gré, un chapeau de commissaire de police(un seul !) à700 855, 74 FCFA ! Alors que le même chapeau, s’il était livré par le même fournisseur, par la procédure d’appel d’offres ouvert ou restreint, aurait coûté 46 846 FCFA TTC (Voir «Forte odeur de surfacturation» dans CC N° 72 du 10 décembre 2014). Ainsi, chaque année, des centaines de millions, voire des milliards de francs CFA, s’évaporent des caisses de l’Etat. En 2013 et 2014 par exemple, le régime Compaoré, sentant qu’il était dans une zone de turbulences, a effectué d’importantes commandes: véhicules anti-émeutes avec projecteur d’eau chaude(919 633 000 FCFA), matériel de sécurité (1 237 790 859 FCFA), matériels spécifiques (543 066 800 FCFA). Mais il n’y a pas que ça. Nous avons obtenu des contrats de plusieurs autres marchés. Et les faits sont accablants: sur toute la chaîne, «ils» ont tordu le cou à la réglementation en vigueur. Décryptage d’une affaire brûlante.

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