AFFAIRE «TENTATIVE D’ASSASSINAT DU PRESIDENT COMPAORE ET DU GENERAL DIENDERE» : Six militaires condamnés !

Blaisessss cQue s’est-il exactement passé dans la nuit du 30 au 31 août 2013 ? A-t-on tenté d’assassiner le Président Compaoré et le Général de Brigade, Gilbert Diendéré ? Le présumé assaillant, Romuald Tuina, ex-membre du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), qui aurait attaqué, cette nuit-là, selon un communiqué officiel, l’un des postes de garde du camp Naba Koom II jouxtant la Présidence du Faso, a été abattu. Mais ses présumés complices, tous membres de la garde présidentielle, interpellés en septembre 2013, puis déférés à la Maison d’arrêt et de correction de l’armée (MACA), étaient à la barre, le 26 juin dernier. Le procès, conduit par le Tribunal militaire, s’est déroulé dans la caserne du

ASSASSINAT PRESUME DE SALIFOU NEBIE : La difficile équation du juge d’instruction

Salifou NbiCoup de théâtre le 26 juin dernier au palais de Justice ! Le juge d’instruction, Théophile Nana, chargé de traiter le dossier Salifou Nébié, tente de jeter l’éponge. Il adresse une correspondance au Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouaga. «Mes faits et gestes témoignent, dit-il, d’une trop (forte)* proximité avec la victime de telle sorte que mon impartialité dans le traitement du dossier prendrait un coup». Et il conclut par une phrase lourde de sens: «Je viens par la présente

RAPPORT SPECIAL ISS/CEDEAO : Référendum constitutionnel à risque au Burkina Faso

rapportOù va le «pays des hommes intègres» ? Cette question suscite de grandes inquiétudes au regard du contexte actuel. Un rapport digne d’intérêt vient d’être produit par la Division «prévention des conflits et analyse des risques» de l’Institut des études stratégiques, de concert avec la Division «sécurité régionale» de la CEDEAO. Et les conclusions sont sans ambages: une sérieuse menace plane sur le Burkina. «Le climat politique actuel (…) représente un facteur de risque pour la paix et la cohésion sociale du pays (…) En cas d’instabilité sociale et politique et de blocage politique persistant, il est à craindre que l’armée ne s’en mêle». Face à ce risque, précise le rapport, «la CEDEAO, ainsi que l’UA, l’ONU, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et les autres membres de la communauté internationale doivent, afin de prévenir toute détérioration qui menacerait également la stabilité de la sous-région, se saisir de la situation au Burkina Faso». Et ce n’est pas tout. Voici un très large extrait du rapport.

MORT SUSPECTE DU JUGE NEBIE : Forte odeur d’assassinat

Salifou NbiLe juge Salifou Nébié a-t-il été assassiné ? Cette question, lourde de sens, est à la recherche d’une réponse pour le moment introuvable. Mais il y a des indices. L’examen externe du corps et le scanner post-mortem, réalisés le 27 mai, par des médecins burkinabè, sont formels: il s’agit d’un «homicide volontaire». Le rapport comporte d’ailleurs une précision de taille: le «fracas osseux du crâne, consécutif à l’usage d’armes contondantes, et/ou la fracture luxation des vertèbres cervicales, sont à l’origine de la mort de Monsieur Salifou Nébié». Mais curieusement, l’autopsie réalisée par le médecin-légiste français, Stéphane Chochois, le 4 juin, dit le contraire. Aucun impact d’un «quelconque objet contondant» n’a été retrouvé. «Les lésions que présente le corps de Monsieur Nébié Salifou sont par contre compatibles avec un accident routier (piéton renversé) par un engin de forte inertie (type camion ou gros véhicule)», précise le rapport d’autopsie. Sauf que cet «accident», s’il s’agit vraiment d’un accident, est très suspect. Et il n’y a pas que ça. Le rapport du Docteur Chochois, dont Courrier confidentiel a obtenu une copie, comporte des éléments troublants. Très troublants.

AFFAIRE… «ATTAQUE DE LA PRESIDENCE DU FASO» : Accusés, levez-vous !

UneQue s’est-il exactement passé dans la nuit du 30 au 31 août 2013 à la Présidence du Faso ? L’ex-soldat Romuald Tuina, sous mandat d’arrêt, donc activement recherché par les services de sécurité, a-t-il réellement pénétré dans l’enceinte de la Présidence et «tiré, à l’arme lourde, sur la résidence du chef de l’Etat» comme l’ont prétendu, dans un premier temps, de hauts responsables militaires ? Selon un communiqué officiel, lu, au lendemain des événements par le substitut du Procureur, le présumé assaillant a «tenté de tromper la vigilance d’une sentinelle et s’était attaqué à un poste de garde du camp Naba Koom II du Régiment de sécurité présidentielle». Il a alors été abattu «au cours d’un échange de tirs», précise le communiqué. Mais comment se fait-il que le service des pompes funèbres ait été invité à enlever sa dépouille à Pissy, un quartier situé à des kilomètres de la Présidence, et non à l’endroit où les tirs sont supposés avoir eu lieu ? Cet ex-militaire, qui était, pendant plusieurs années, membre du Régiment de sécurité présidentielle, a-t-il bénéficié de complicités ? L’instruction du dossier est terminée. Le Tribunal militaire va

AFFAIRE BRULANTE : Qui a tué le magistrat Nébié ?

Monsieur-Salifou-NEBIETroublant, ce qui s’est passé dans la nuit du samedi au dimanche 25 mai, non loin du poste de péage, à la sortie de Ouagadougou, route de Saponé. Le corps sans vie du magistrat Salifou Nébié, membre du Conseil constitutionnel, a été retrouvé par des passants, aux environs de 20 heures. Selon toute vraisemblance, l’infortuné n’a pas été victime d’un accident de la circulation. Sa voiture n’a pas fait de tonneau.

CAMERAS CACHEES DANS LA VILLE DE OUAGA : Le Président vous surveille !

cameraLe régime Compaoré sait que les manifestations populaires vont s’intensifier dans les prochains mois. Et qu’au regard des enjeux politiques actuelles, il y aura, à coup sûr, des «journées chaudes» jusqu’en 2015. Et sans doute après. Les risques de menaces qui pèsent sur le «pouvoir» sont pris très au sérieux par les services de renseignements. Ils ont suivi, par le biais des caméras de surveillance, les manifestations de l’opposition, en juin et juillet 2013 et en janvier 2014, «contre la modification de l’article 37, la mise en place du Sénat et la vie chère». Les forces de sécurité, spécialisées dans le renseignement, viennent d’accentuer le système de surveillance.

DEMISSIONS DU PARTI, MODIFICATION DE L’ARTICLE 37, REFERENDUM, MISE EN PLACE DU SENAT, ALLIANCES POLITIQUES, GESTION DE L’APPAREIL D’ETAT, PRESIDENTIELLE DE 2015…

Le rapport confidentiel du CDP

 

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Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) semble avoir juré, la main sur le cœur, que le référendum aura lieu. Et qu’il en sortira vainqueur. Il veut aussi, à tout prix, que Blaise Compaoré soit candidat en 2015. Le Bureau politique national a remis, à ce sujet, le 26 avril, un rapport de 32 pages au Conseil national du parti. Ce document, jugé confidentiel par certains leaders du CDP, met le Président Compaoré en vedette sur toute la ligne: «Des hommes politiques, on en rencontre, mais rares sont les hommes d’Etat ; il s’impose (donc) à nous l’évidence que nous ne devons ménager aucun effort pour conserver intacte l’opportunité qu’a le peuple burkinabè de poursuivre son progrès économique et social amorcé avec l’homme d’Etat, de dialogue et d’expérience qu’est notre camarade Blaise Compaoré». Le CDP insiste, persiste et signe: «Le peuple burkinabè veut continuer son progrès avec Blaise Compaoré; le CDP y veille et s’y attèle. La démarche passe par la levée de la limitation du nombre de mandats présidentiels par l’article 37». Et il n’hésite pas à décocher des flèches sur ceux qui s’opposent à la modification de cet article. Il les qualifie d’ailleurs d’«aventuriers politiques» et de «putschistes». Le rapport tente de leur clouer le bec: «Ceux qui revendiquent une majorité du peuple acquise à leur cause doivent s’empresser de faire confirmer leur suprématie par la voie des urnes. Toute autre attitude serait putschiste et ne peut que dresser les défenseurs de la démocratie contre ces velléités». Et ce n’est pas tout : «Ceux qui rêvent de tromper le peuple burkinabè en tentant de lui imposer l’exclusion de certains citoyens de la compétition doivent se raviser». Mais il n’y a pas que ça. Voici, de façon détaillée, le contenu du rapport confidentiel.

BURKINA FASO-COTE D’IVOIRE

BURKINA FASO-COTE D’IVOIRE

La face cachée du trafic d’armes

Ambargo armes Cote divoire

Le ciel vient de tomber, une fois de plus, sur la tête du Président Compaoré. Lui, médiateur en chef dans la résolution de la crise ivoirienne, a été fortement éclaboussé par le récent rapport du Groupe d’experts des Nations unies. Des armes, exclusivement vendues aux services de la Présidence, ont été découvertes en Côte d’Ivoire, en violation flagrante de l’embargo imposé par le Conseil de sécurité des Nations unies. Ce rapport de 191 pages, daté du 14 avril dernier, a dû aussi fortement «secouer» le chef d’Etat-major particulier de la Présidence, le Général Gilbert Diendéré. En février 2012, il avait juré, la main sur le cœur, que «ces matériels (exclusivement destinés au Burkina Faso) ne seront ni expédiés, ni cédés à une tierce partie sans l’autorisation préalable du gouvernement brésilien». Or, le Brésil «n’a jamais donné d’autorisation pour que ces armes dont le Burkina est le destinataire final, soient cédées à la Côte d’Ivoire», apprend-on de sources dignes de foi. Le ministre des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé, interpellé par l’Assemblée nationale, a catégoriquement nié les faits. Mais l’exercice était plutôt pénible. La Présidence du Faso a été plusieurs fois accusée, preuves à l’appui, d’avoir trempé dans des trafics illicites d’armes. Voici, selon les experts de l’ONU, quelques dossiers sales de la république. Les faits sont graves, très graves.

PRESIDENTIELLE DE 2015

PRESIDENTIELLE DE 2015

«Blaise Compaoré sera investi candidat !»

Blaise

C’est décidé. Dans les hautes sphères du parti au pouvoir, on ne fait plus de mystère sur l’intention de Blaise Compaoré d’être candidat à l’élection présidentielle de 2015. Son parti, le CDP, veut marquer cela d’un grand coup ! Il a prévu, dans le premier trimestre de 2015, un congrès extraordinaire. Blaise Compaoré en sera la vedette. «Nous allons l’investir candidat pour la présidentielle», affirme, sans détours, l’un des premiers responsables du parti. Mais avant, le CDP entend peser de tout son poids pour qu’un «référendum» se tienne en novembre 2014. Objectif affiché, faire sauter le verrou de la limitation du nombre de mandats présidentiels. La Première dame, Chantal Compaoré, deuxième «bouche» et troisième «oreille» du Président, a donné le

CAISSE NATIONALE DE SECURITE SOCIALE

CAISSE NATIONALE DE SECURITE SOCIALE

Le nouveau PCA face aux affaires louches

Argent CNSS

La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a du plomb dans l’aile. On avait cru que suite au rapport accablant de la Cour des comptes, en 2006, qui faisait état d’octroi illégal de villas (dont le coût variait de 50 à 110 millions de francs CFA) par la CNSS à de hautes personnalité de l’Etat, les responsables de cette boîte qualifiée, à tort ou à raison, de «boîte à sous», auraient mis fin à certaines pratiques. Mais ça continue ! La CNSS a octroyé,

ASSASSINAT DE NORBERT ZONGO

ASSASSINAT DE NORBERT ZONGO

Allo ! Monsieur le juge, que se passe-t-il ?

Norbert 06

La Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples, saisie par les ayants droits de feus Norbert Zongo, Abdoulaye Nikiéma, Ernest Zongo et Blaise Ilboudo, ainsi que le Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP), a rendu, le 28 mars, un verdict cinglant: «L’Etat burkinabè n’a pas fait preuve de la diligence due en vue de rechercher, poursuivre et juger les assassins de Norbert Zongo et ses compagnons». Et ce n’est pas tout : «L’examen du dossier montre qu’il y a eu un certain nombre de carences dans le traitement de cette affaire par la Justice nationale». La Cour a été claire : la Justice burkinabè n’a pas traité le dossier «avec le souci de faire éclater la vérité». «L’Etat a (ainsi) violé le droit des requérants». Cet arrêt de 60 pages contient des arguments juridiques de «haut vol» qui devraient permettre de rouvrir le dossier et de le traiter convenablement. Le seul inculpé dans cette

AFFAIRE BRULANTE

AFFAIRE BRULANTE

Grosse cabale contre l’ex-militaire Moussa Kéita ?

Moussa Kita

L’ex-militaire du Régiment de sécurité présidentielle, Moussa Kéita, a de gros ennuis. Le 1er mars dernier, son domicile a été perquisitionné par des hommes en tenue. Selon des sources concordantes, aucun mandat ne lui a été présenté. Lui-même a été conduit à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (Voir CC N° 55 du 25 mars 2014). Mais que lui reproche-t-on exactement ? Mystère et boule de gomme. Il nous avait confié, lors d’une interview, avoir claqué la porte du Régiment de sécurité présidentielle parce qu’il «ne supportait pas l’injustice». Il avait alors décidé de mettre à nu certaines connexions du pouvoir burkinabè avec les (ex) rebelles ivoiriens et certains groupes islamistes qui occupaient le Nord-Mali. Mais l’exercice a été stoppé. Moussa Kéita nous a confié qu’il