AFFAIRE BRULANTE

Grosse cabale contre l’ex-militaire Moussa Kéita ?

Moussa Kita

L’ex-militaire du Régiment de sécurité présidentielle, Moussa Kéita, a de gros ennuis. Le 1er mars dernier, son domicile a été perquisitionné par des hommes en tenue. Selon des sources concordantes, aucun mandat ne lui a été présenté. Lui-même a été conduit à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (Voir CC N° 55 du 25 mars 2014). Mais que lui reproche-t-on exactement ? Mystère et boule de gomme. Il nous avait confié, lors d’une interview, avoir claqué la porte du Régiment de sécurité présidentielle parce qu’il «ne supportait pas l’injustice». Il avait alors décidé de mettre à nu certaines connexions du pouvoir burkinabè avec les (ex) rebelles ivoiriens et certains groupes islamistes qui occupaient le Nord-Mali. Mais l’exercice a été stoppé. Moussa Kéita nous a confié qu’il

BUDGET DE L’ETAT

Combien nous coûte notre Président ?

Malette

«Allo ! C’est Courrier confidentiel ? (…) S’il vous plaît, quel est le salaire exact du président du Faso ? En plus du salaire, de quels avantages bénéficie-t-il ? Je voudrais aussi savoir ce que gagne la Première dame. Est-elle payée par le budget de l’Etat ?». Au bout du fil, une étudiante en finances et comptabilité. Et elle ne se limite pas là : «Le jour où Blaise Compaoré ne sera plus Président, combien de francs l’Etat lui versera-t-il par mois ?». Nous décidons donc de jeter un coup d’œil dans les archives nationales. Mais très vite, nous butons sur une loi pas comme les autres. Cette loi, jamais votée par l’Assemblée nationale, est cependant très respectée par les services financiers de l’Etat: la loi du silence. «Nous ne pouvons pas vous communiquer la liste civile du président du Faso», nous a-t-on «balancé» droit dans les yeux. Mais après moult recherches, nous avons réussi à l’obtenir. Et il n’y a pas que ça. Eléments d’enquête.

REGIMENT DE SECURITE PRESIDENTIELLE

L’ex-militaire Moussa Kéïta arrêté et emprisonné

Moussa Kita

Des hommes en tenue ont fait irruption à son domicile le 1er mars dernier. Et ils ont perquisitionné sa maison. Selon nos sources, aucun mandat ne lui a été présenté. Des documents divers, dont des diplômes, ont été emportés. Moussa Kéïta, ex-militaire du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), a ensuite été embarqué, sous le regard impuissant de son épouse. Il aurait été conduit dans un commissariat, sans être interrogé, puis déporté à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). Que lui reproche-t-on ?

LETTRE DU CHEF DE FILE DE L’OPPOSITION AUX MEDIATEURS

Voici le contenu

Jean Baptiste Oudraogo

Le chef de file de l’opposition, Zéphirin Diabré, a été ferme: «Si le 10 mars, (date de reprise de la médiation), la majorité présidentielle n’est pas munie d’un mandat du chef de l’Etat, la rencontre durera moins de trois minutes». Dans les hautes sphères du parti au pouvoir, on est tout aussi catégorique: «Le Président Compaoré ne délivrera pas de mandat». Du coup, le médiateur en chef, Jean-Baptiste Ouédraogo, et son staff, sont un peu «perdus». Ils tentent de jongler pour sauver les meubles. Mais pas facile. Ils ont d’abord adressé, le 20 février, une correspondance au chef de file de l’opposition (Voir CC N° 53 du 25 février 2014). Pour inciter les deux parties à revenir à la table de discussions, ils ont brandi, comme argument, le «parallélisme de forme entre l’opposition et la majorité». Une façon de dire que la majorité présidentielle n’avait pas besoin d’un quelconque mandat du Président Compaoré pour participer aux discussions. Mais l’opposition a aussitôt répliqué. Elle a remis, le 5 mars, une lettre confidentielle au président du groupe de médiateurs. Voici le contenu.

REPRISE DE LA MEDIATION LE 10 MARS

Mandat du Président ? Non, jamais !

Blaise 01

Les cartes se sont brouillées. Dès le 5 février, il y avait de l’électricité dans l’air. Le CDP, chef de file de la majorité présidentielle, a dû taper du poing sur la table. Et demander la suspension immédiate des travaux. Le parti avait constaté, dans les documents des médiateurs, des choses pas claires: le Président Compaoré a pris des «engagements» en totale contradiction avec les positions défendues par ses principaux soutiens, le CDP et la FEDAP/BC (Voir Courrier confidentiel N° 52). La tension est aussi montée d’un cran le 10 février, à la reprise des travaux. L’opposition avait exigé que la majorité présidentielle soit mandatée par le chef de l’Etat avant qu’elle n’entame toute négociation. Mais Zéphirin Diabré et son staff n’auront pas gain de cause. Selon des sources dignes de foi, le Président Compaoré a décidé de ne délivrer aucun mandat. Le médiateur en chef, Jean-Baptiste Ouédraogo, après s’être trituré les méninges face à cette situation cruciale, a finalement trouvé une parade. Il vient d’adresser une correspondance au chef de file de l’opposition. Voici le contenu.

LES MEDIATEURS AUX REPRESENTANTS DE LA MAJORITE ET DE L’OPPOSITION

«Il y a parmi vous des faucons et des colombes»

Jean-Baptiste O

Que va-t-il se passer à la rencontre du 10 mars ? Les médiateurs réussiront-ils à concilier les positions des deux parties ? Question à multiples inconnues. Déjà, le 5 février dernier, ils ont émis de sérieuses inquiétudes: «Nous avons noté une fermeté certaine des deux camps à défendre, chacun, bec et ongles, ses positions au détriment de l’autre. D’où la gravité de la situation qui risque d’empoisonner, si l’on n’y prend garde, le climat politique au point de compromettre et la paix sociale, et la stabilité que notre pays connaît en ce moment». Leur trajectoire ? La voici : «Il n’y a que deux alternatives de solutions logiques pour un consensus: soit les deux articles restent en l’état (ni modification de l’article 37 relatif à la limitation des mandats, ni modification de l’article 78 relatif au Sénat) et chaque partie marque un point; soit les deux articles sont modifiés et chaque partie marque, également, un point». Mais il n’y a pas que ça. Nous avons retrouvé la note introductive du médiateur en chef, Jean-Baptiste Ouédraogo, lors de la rencontre à huis clos du 5 février. Voici, en intégralité, ce qu’il a dit aux représentants de l’opposition.

PRESIDENTIELLE DE 2015

La CENI sera-t-elle prête ?

Il y a de grosses inquiétudes dans certains milieux politiques. Selon des sources dignes de foi, des manœuvres souterraines sont en train d’être menées pour que la «période transitoire» de deux ans, souhaitée par le Président Compaoré au terme de son mandat actuel (Voir document des médiateurs dans CC N° 52 du 10 février), soit effective. Le médiateur en chef, Jean-Baptiste Ouédraogo, et son staff, avaient déjà donné le ton. «Ce que la médiation attend de l’opposition, disent-ils, c’est un signal fort pour prouver sa volonté et son engagement à décrisper la situation. Ce signal fort peut être: l’adoption de mécanismes qui pourraient ménager une sortie honorable à Monsieur le président du Faso, l’ouverture d’une transition démocratique apaisée au terme de son mandat constitutionnel, des garanties de sécurité…». Et comme l’opposition a farouchement rejeté cette période transitoire de deux ans, il va falloir trouver une alternative. Selon nos sources,

LA FACE CACHEE DE LA MEDIATION

Blaise Compaoré fâché !

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Jusqu’où iront les médiateurs ? La situation commence à mal tourner. Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), après avoir demandé la suspension des travaux dans la matinée du 5 février, est allé, dare-dare, rencontrer le Président Compaoré au palais de Kosyam. Le parti a été surpris de voir dans les documents remis par les médiateurs aux représentants de la majorité et de l’opposition, que le chef de l’Etat avait pris des engagements en total contradiction avec les positions défendues par ses principaux soutiens, le CDP et la FEDAP/BC. Voici un extrait : «Ce que la médiation propose (…) c’est ce qu’elle a réussi à arracher, par la négociation, avec Monsieur le président du Faso lui-même. Son Excellence Monsieur le président du Faso a

DOCUMENT DE LA MEDIATION

Blaise Compaoré a décidé de ce qui suit…

«C’est confidentiel. Nous ne pouvons pas vous remettre ce document», nous a déclaré le porte-parole des médiateurs, Jean-Baptiste Ouédraogo, lorsque nous l’avons joint par téléphone le 8 février. Mais que contient ce document confidentiel ? Après moult recherches, nous l’avons retrouvé. Première révélation : «La médiation a déjà engagé un recours à l’arbitrage de Monsieur le président du Faso et a obtenu des résultats significatifs. Mais cela suppose que celui-ci obtienne des garanties sur sa propre sécurité et celle des siens (…) Il serait donc tout à fait indiqué de chercher à ménager une porte de sortie honorable à Monsieur le président du Faso (…) Monsieur le président du Faso sait qu’il n’a plus rien à prouver aussi bien sur le plan national qu’international après tant d’années au pouvoir. La sagesse lui commande donc de ne rien entreprendre qui mette en péril la paix sociale et la stabilité de notre cher Faso». C’est écrit, noir sur blanc, dans le document des médiateurs. Deuxième révélation: «Son Excellence Monsieur le président du Faso a donné un signal fort dans plusieurs directions. En effet, il a

SUR LE BANC DES ACCUSES…

3 magistrats suspectés de corruption !

symboles-de-justice

Des magistrats burkinabè ont maille à partir avec la Justice dans une sombre affaire de corruption dont ils se seraient rendus coupables. L’action est intentée par le Centre pour l’éthique judiciaire (CEJ) et le dossier était au rôle du Tribunal de grande instance de Ouagadougou le 20 janvier dernier. Mais cette affaire de « juges jugés » s’est

DEMISSIONS DE ROCH MARC CHRISTIAN KABORE, SALIF DIALLO, SIMON COMPAORE…

Un nouveau parti le 25 janvier 

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Les démissionnaires du CDP veulent faire une démonstration de force. Après avoir quitté, de façon fracassante le parti le 4 janvier, ils ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Ils vont créer un parti politique. Les statuts et règlement intérieur

DEMISSIONS EN CASCADES AU CDP

Le régime Compaoré touché en plein cœur !

rock

Il y a une forte odeur de pourriture dans la maison CDP. Les odeurs sont tellement suffocantes qu’après les premières démissions, d’autres militants, et non des moindres, pourraient également démissionner. La sortie fracassante de Roch Marc Christian Kaboré, Salif Diallo, Simon Compaoré et de 72 autres membres du Bureau politique national n’est que le début de l’hémorragie. Mais tous les contestataires ne vont pas quitter la barque dès maintenant. Pour des raisons de stratégie, plusieurs cadres du parti resteront dans la maison. Ils vont jouer les trouble-fêtes afin d’affaiblir au maximum le CDP. La suspicion s’est déjà installée au sein du parti. On ne sait plus vraiment qui est qui et qui fera quoi dans les prochaines semaines et les prochains mois. De nouvelles démissions sont annoncées au niveau des sections provinciales du parti. Mais tout cela, c’est Blaise Compaoré qui l’aura cherché. Il a fait des promesses à Roch, Salif et cinq autres leaders du parti qu’il n’a pas tenues. Certains d’entre eux ont fini par claquer la porte. Halte sur les pages secrètes du divorce entre le Président Compaoré et ses lieutenants.

DETOURNEMENTS DE FONDS, MANQUANTS DE CAISSE, ABSENCE DE PIECES JUSTIFICATIVES…

Sales boulots au pays des Hommes intègres !

ASCE

C’est grave. Très grave ! Il se passe des choses pas du tout catholiques au «pays des Hommes intègres». L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat (ASCE) vient encore de donner un coup de pied dans la fourmilière. Et aussitôt se sont dégagées des odeurs nauséabondes. D’importantes sommes d’argent ont disparus. Et se sont logées dans les poches de certains individus. Voici la synthèse des malversations financières relevées dans les rapports issus des Inspections techniques des services (ITS). Certains chiffres font froid au dos. Agence comptable du Centre national des œuvres universitaires : où sont passés les 139 072 492 FCFA ? Et les 153 096 055 FCFA au district sanitaire de Mangodara ? Et les autres affaires louches ? Décryptages de 51 dossiers sales de la République …

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